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MPSI · Physique-chimie · Ondes et signaux · Chapitre 4

Circuits du premier ordre

Fiche de cours9 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1Régime transitoire et régime permanent

Définition. On appelle régime permanent (ou régime établi) le régime vers lequel tend un circuit lorsque les sources sont maintenues constantes depuis « suffisamment longtemps ». Le régime transitoire est la phase d’évolution qui le précède, consécutive à une modification brutale du circuit (fermeture ou ouverture d’un interrupteur, échelon de tension).

Définition. Un échelon de tension d’amplitude EE est la fonction e(t)=0e(t)=0 pour t<0t<0 et e(t)=Ee(t)=E pour t>0t>0. Un circuit est en régime libre lorsque toutes les sources sont éteintes : il évolue alors à partir de la seule énergie initialement stockée dans CC ou LL.

Notation. Les valeurs juste avant et juste après la commutation sont notées x(0−)x(0^-) et x(0+)x(0^+). Sauf indication contraire, la commutation a lieu à t=0t=0 et l’on étudie le circuit pour t>0t>0.

2Continuités et comportements limites

Théorème — continuité. L’énergie stockée dans un condensateur, EC=12 C uC 2\mathcal{E}_C=\frac12\,C\,u_C^{\,2}, et dans une bobine, EL=12 L iL 2\mathcal{E}_L=\frac12\,L\,i_L^{\,2}, ne peut pas varier de façon discontinue (il faudrait une puissance infinie). Donc, tant que CC et LL sont non nuls et que les courants et tensions restent bornés :

 uC(0+)=uC(0−) et iL(0+)=iL(0−). \boxed{\ u_C(0^+)=u_C(0^-)\ }\qquad\text{et}\qquad\boxed{\ i_L(0^+)=i_L(0^-).\ }

Idée de la démonstration : iC=C  ⁣duC/ ⁣dti_C=C\,\dd u_C/\dd t ; si uCu_C sautait,  ⁣duC/ ⁣dt\dd u_C/\dd t serait une distribution non bornée, donc iCi_C aussi. Même raisonnement pour uL=L  ⁣diL/ ⁣dtu_L=L\,\dd i_L/\dd t.

AttentionCe qui n’est pas continu

Rien n’impose la continuité de ii dans une branche capacitive ni de uu aux bornes d’une bobine : ces deux grandeurs sautent en général à t=0t=0. Dans le circuit RC série soumis à un échelon, ii passe brutalement de 00 à E/RE/R.

Propriété — régime permanent continu. Lorsque toutes les grandeurs sont constantes,  ⁣duC/ ⁣dt=0\dd u_C/\dd t=0 donc iC=0i_C=0 : le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert. De même  ⁣diL/ ⁣dt=0\dd i_L/\dd t=0 donc uL=0u_L=0 : la bobine idéale se comporte comme un fil.

Figure 1 — Circuit RC série

Figure 2 — Circuit RL série

3Mise en équation : la méthode

Méthode — circuit à une maille. (i) orienter le courant et flécher les tensions en convention récepteur pour RR, CC, LL ; (ii) écrire la loi des mailles ; (iii) exprimer toutes les tensions en fonction d’une seule inconnue et de sa dérivée, à l’aide de uR=R iu_R=R\,i, i=C  ⁣duC/ ⁣dti=C\,\dd u_C/\dd t, uL=L  ⁣di/ ⁣dtu_L=L\,\dd i/\dd t ; (iv) ordonner sous forme canonique.

Théorème — forme canonique. Toute grandeur électrique yy d’un circuit linéaire du premier ordre vérifie

 ⁣dy ⁣dt+yτ=f(t),τ>0,\frac{\dd y}{\dd t}+\frac{y}{\tau}=f(t),\qquad \tau>0,

où τ\tau est le temps caractéristique (ou constante de temps) du circuit et ff un second membre imposé par les sources. Le temps caractéristique ne dépend que du circuit passif, jamais des sources ni des conditions initiales.

Méthode — circuit à deux mailles. Débrancher le condensateur (ou la bobine) : le reste du circuit est un dipôle linéaire actif, que l’on remplace par son modèle de Thévenin (Eth,Rth)(E_{\text{th}},R_{\text{th}}). On est ramené à un circuit à une maille, et

τ=Rth Couτ=LRth.\tau=R_{\text{th}}\,C\qquad\text{ou}\qquad \tau=\frac{L}{R_{\text{th}}}.

RthR_{\text{th}} est la résistance vue entre les deux bornes libres, sources éteintes (source de tension idéale remplacée par un fil, source de courant idéale par un circuit ouvert).

Figure 3 — Circuit à deux mailles

Exempledeux mailles, figure 3

Le dipôle vu par CC est {E,R1,R2}\{E,R_1,R_2\} : à vide Eth=R2R1+R2 EE_{\text{th}}=\dfrac{R_2}{R_1+R_2}\,E (pont diviseur, licite car aucun courant n’est dérivé lorsque CC est débranché), et sources éteintes Rth=R1∥R2=R1R2R1+R2R_{\text{th}}=R_1\parallel R_2=\dfrac{R_1R_2}{R_1+R_2}. Donc

τ=R1R2R1+R2 C,uC∞=R2R1+R2 E,\tau=\frac{R_1R_2}{R_1+R_2}\,C,\qquad u_{C\infty}=\frac{R_2}{R_1+R_2}\,E,

et uC(t)=uC∞(1−e−t/τ)u_C(t)=u_{C\infty}\bigl(1-\e^{-t/\tau}\bigr) si uC(0−)=0u_C(0^-)=0.

4Résolution

Théorème — régime libre. L’équation  ⁣dy ⁣dt+yτ=0\dfrac{\dd y}{\dd t}+\dfrac{y}{\tau}=0 a pour solutions y(t)=A e−t/τy(t)=A\,\e^{-t/\tau}, A∈RA\in\R. La condition initiale donne A=y(0+)A=y(0^+), d’où

 y(t)=y(0+) e−t/τ .\boxed{\,y(t)=y(0^+)\,\e^{-t/\tau}\,}.

Théorème — réponse à un échelon. Si ff est constante pour t>0t>0, la solution particulière constante est y∞=τfy_{\infty}=\tau f : c’est la valeur en régime permanent. La solution complète est

 y(t)=y∞+(y(0+)−y∞) e−t/τ .\boxed{\,y(t)=y_{\infty}+\bigl(y(0^+)-y_{\infty}\bigr)\,\e^{-t/\tau}\,}.

Cette formule dispense de tout calcul de constante : il suffit de connaître y(0+)y(0^+) (par continuité), y∞y_\infty (par l’étude du régime permanent) et τ\tau.

ExempleRC série, condensateur initialement déchargé

Loi des mailles : E=uR+uC=R i+uCE=u_R+u_C=R\,i+u_C avec i=C  ⁣duC/ ⁣dti=C\,\dd u_C/\dd t, d’où RC  ⁣duC ⁣dt+uC=ERC\,\dfrac{\dd u_C}{\dd t}+u_C=E, soit τ=RC\tau=RC. Ici uC(0+)=uC(0−)=0u_C(0^+)=u_C(0^-)=0 et uC∞=Eu_{C\infty}=E :

uC(t)=E(1−e−t/τ),i(t)=C  ⁣duC ⁣dt=ER e−t/τ,uR(t)=E e−t/τ.u_C(t)=E\bigl(1-\e^{-t/\tau}\bigr),\qquad i(t)=C\,\frac{\dd u_C}{\dd t}=\frac{E}{R}\,\e^{-t/\tau},\qquad u_R(t)=E\,\e^{-t/\tau}.
ExempleRL série, bobine initialement non parcourue

Loi des mailles : E=R i+L  ⁣di ⁣dtE=R\,i+L\,\dfrac{\dd i}{\dd t}, soit  ⁣di ⁣dt+RL i=EL\dfrac{\dd i}{\dd t}+\dfrac{R}{L}\,i=\dfrac{E}{L} et τ=L/R\tau=L/R. Avec i(0+)=0i(0^+)=0 et i∞=E/Ri_\infty=E/R :

i(t)=ER(1−e−t/τ),uL(t)=L  ⁣di ⁣dt=E e−t/τ.i(t)=\frac{E}{R}\bigl(1-\e^{-t/\tau}\bigr),\qquad u_L(t)=L\,\frac{\dd i}{\dd t}=E\,\e^{-t/\tau}.

Remarque. Si ff n’est pas constante (rampe, sinusoïde, créneau), on cherche une solution particulière de la forme du second membre : affine pour une rampe, sinusoïdale de même pulsation pour une excitation sinusoïdale.

5Le temps caractéristique

Propriété — lectures. Pour une évolution y(t)=y∞+(y(0+)−y∞)e−t/τy(t)=y_\infty+\bigl(y(0^+)-y_\infty\bigr)\e^{-t/\tau}, l’écart à la valeur finale est divisé par e≈2,72\e\approx 2{,}72 à chaque durée τ\tau :

  • t=τt=\tau : 63 %63\,\% de l’écart total est parcouru (1−e−1=0,6321-\e^{-1}=0{,}632) ; il en reste 37 %37\,\% ;
  • t=3τt=3\tau : 95 %95\,\% ; t=5τt=5\tau : 99,3 %99{,}3\,\% — on considère le régime permanent atteint au bout de 5τ5\tau ;
  • la tangente à l’origine coupe l’asymptote y=y∞y=y_\infty à la date t=τt=\tau ;
  • t1/2=τln⁡2≈0,69 τt_{1/2}=\tau\ln 2\approx 0{,}69\,\tau est la durée au bout de laquelle l’écart est divisé par deux.

Méthode — homogénéité. [RC]=[u][i]×[q][u]=[q][i]=s[RC]=\dfrac{[u]}{[i]}\times\dfrac{[q]}{[u]}=\dfrac{[q]}{[i]}={\mathrm{s}} ; [LR]=[u] [t][i]×[i][u]=s\left[\dfrac{L}{R}\right]=\dfrac{[u]\,[t]}{[i]}\times\dfrac{[i]}{[u]}={\mathrm{s}}. Toujours vérifier : une constante de temps s’écrit RCRC, jamais R/CR/C ni L RL\,R.

Figure 4 — Réponses normalisées : la tangente à l’origine coupe l’asymptote à t=τt=\tau.

Méthode — mesurer τ\tau sur un enregistrement. La lecture à 63 %63\,\% est peu précise. On préfère linéariser : en régime libre, ln⁡(uC(t)/U0)=−t/τ\ln\bigl(u_C(t)/U_0\bigr)=-t/\tau. Le tracé de ln⁡uC\ln u_C en fonction de tt doit être une droite de pente −1/τ-1/\tau ; une régression linéaire fournit τ\tau et l’alignement des points valide le modèle exponentiel.

Propriété — ordres de grandeur. 1 kΩ{1\,\mathrm{k\Omega}} et 1 µF{1\,\mathrm{\text{µ}F}} donnent τ=1 ms\tau={1\,\mathrm{ms}} : en travaux pratiques on visualise donc le transitoire en alimentant le circuit par un GBF en créneaux de période T≫5τT\gg 5\tau, soit quelques dizaines de hertz. Un flash photographique (150 µF{150\,\mathrm{\text{µ}F}}, 2 Ω{2\,\mathrm{\Omega}}) a τ≈0,3 ms\tau\approx{0{,}3\,\mathrm{ms}} ; une temporisation (1 MΩ{1\,\mathrm{M\Omega}}, 10 µF{10\,\mathrm{\text{µ}F}}) a τ=10 s\tau={10\,\mathrm{s}}.

6Bilans énergétiques

Propriété — puissances. En convention récepteur, P=u i\mathcal{P}=u\,i. Pour une résistance, PR=R i2⩾0\mathcal{P}_R=R\,i^2\geq 0 : l’énergie est dissipée (effet Joule), jamais restituée. Pour CC et LL, P= ⁣dE ⁣dt\mathcal{P}=\dfrac{\dd\mathcal{E}}{\dd t} avec EC=12CuC 2\mathcal{E}_C=\frac12 C u_C^{\,2} et EL=12Li2\mathcal{E}_L=\frac12 L i^2 : l’énergie est stockée puis restituée.

Théorème — rendement de la charge d’un condensateur. Lors de la charge complète d’un condensateur initialement déchargé sous un échelon EE à travers RR :

Wgeˊn=∫0+∞ ⁣E i  ⁣dt=CE2,EC(∞)=12CE2,WJ=∫0+∞ ⁣R i2  ⁣dt=12CE2.W_{\text{gén}}=\int_0^{+\infty}\! E\,i\,\dd t=C E^2,\qquad \mathcal{E}_C(\infty)=\tfrac12 C E^2,\qquad W_J=\int_0^{+\infty}\! R\,i^2\,\dd t=\tfrac12 C E^2.

La moitié exactement de l’énergie fournie par le générateur est dissipée par effet Joule, quelle que soit la valeur de RR. Diminuer RR accélère la charge mais ne change pas ce rendement de 50 %50\,\%.

Méthode — vérifier un bilan. Écrire la loi des mailles, la multiplier par ii : chaque terme devient une puissance. Intégrer ensuite entre deux dates. Le bilan doit se refermer : Wgeˊn=ΔEstockeˊe+WJW_{\text{gén}}=\Delta\mathcal{E}_{\text{stockée}}+W_J.

7Capacité numérique : la méthode d’Euler

Méthode — schéma d’Euler explicite. Pour  ⁣dy ⁣dt=g(t,y)\dfrac{\dd y}{\dd t}=g(t,y) avec y(t0)=y0y(t_0)=y_0, on discrétise le temps avec un pas hh et l’on approche la dérivée par yk+1−ykh\dfrac{y_{k+1}-y_k}{h}, d’où

tk+1=tk+h,yk+1=yk+h g(tk,yk).t_{k+1}=t_k+h,\qquad y_{k+1}=y_k+h\,g(t_k,y_k).

Appliqué à  ⁣duC ⁣dt=e(t)−uCτ\dfrac{\dd u_C}{\dd t}=\dfrac{e(t)-u_C}{\tau}, ce schéma permet de simuler la réponse à une excitation e(t)e(t) de forme quelconque (créneau, rampe, signal enregistré).

import numpy as np
tau = 1.0e3 * 1.0e-6           # tau = R*C = 1 ms
h = tau / 100                  # pas : petit devant tau
t = np.arange(0.0, 8 * tau, h)
u = np.zeros(len(t))           # u[0] = 0 : condensateur decharge

def e(x):                      # creneau 0 / 5 V de periode 4 tau
    return 5.0 * (x 

for k in range(len(t) - 1):
    u[k + 1] = u[k] + h * (e(t[k]) - u[k]) / tau

Remarque. Le pas doit rester petit devant τ\tau : pour h>2τh>2\tau le schéma explicite diverge, pour h∼τh\sim\tau il reste stable mais très imprécis. En pratique h⩽τ/20h\leq\tau/20.

8Démonstrations à savoir refaire

  • Continuité de uCu_C et de iLi_L : l’énergie stockée ne peut pas sauter, faute de quoi la puissance serait infinie ; en pratique on invoque le caractère borné de iC=C  ⁣duC/ ⁣dti_C=C\,\dd u_C/\dd t et de uL=L  ⁣diL/ ⁣dtu_L=L\,\dd i_L/\dd t.
  • Équation différentielle du RC et du RL série : loi des mailles, puis élimination de toutes les inconnues sauf une, à l’aide des relations constitutives.
  • Résolution de  ⁣dy/ ⁣dt+y/τ=f\dd y/\dd t+y/\tau=f avec ff constant : solution homogène Ae−t/τA\e^{-t/\tau} + solution particulière constante τf\tau f, puis AA par la condition initiale.
  • Temps caractéristique par Thévenin : débrancher CC (ou LL), calculer RthR_{\text{th}} sources éteintes.
  • Rendement de 50 %50\,\% de la charge d’un condensateur : intégrer E iE\,i et R i2R\,i^2 sur [0 ;+∞[\intfo{0}{+\infty}, avec ∫0+∞e−2t/τ ⁣dt=τ/2\int_0^{+\infty}\e^{-2t/\tau}\dd t=\tau/2.
  • Homogénéité de RCRC et de L/RL/R : analyse dimensionnelle à partir de q=Cuq=Cu, u=Riu=Ri et u=L  ⁣di/ ⁣dtu=L\,\dd i/\dd t.
Exemplebilan énergétique de l’établissement du courant dans une bobine

Circuit RL de la figure 2 : la loi des mailles E=R i+L  ⁣di/ ⁣dtE=R\,i+L\,\dd i/\dd t multipliée par ii donne E i=R i2+ ⁣d ⁣dt(12Li2)E\,i=R\,i^2+\dfrac{\dd}{\dd t}\bigl(\tfrac12 L i^2\bigr). La puissance fournie se répartit entre dissipation Joule et stockage magnétique ; en régime permanent, i=E/Ri=E/R est constante, toute la puissance E2/RE^2/R est dissipée et l’énergie stockée vaut 12L(E/R)2\tfrac12 L (E/R)^2.

9Savoir-faire du chapitre

Savoir-faire
  • Distinguer régime transitoire et régime permanent sur un relevé ; repérer la date de commutation.
  • Déterminer y(0+)y(0^+) par continuité de uCu_C ou de iLi_L, et y∞y_\infty par l’étude du régime permanent (CC ouvert, LL fil).
  • Établir l’équation différentielle d’un circuit à une ou deux mailles ; passer par le modèle de Thévenin pour les deux mailles.
  • Résoudre : régime libre, échelon, et reconnaître τ\tau sur la forme canonique.
  • Déterminer τ\tau graphiquement (tangente à l’origine, 63 %63\,\%, 37 %37\,\%) ou par régression linéaire sur ln⁡\ln.
  • Estimer la durée du régime transitoire (≈5τ\approx 5\tau) et la comparer à une durée imposée.
  • Réaliser un bilan énergétique complet et commenter le rendement.
  • Écrire une boucle d’Euler explicite pour une excitation quelconque et discuter le choix du pas.
FormulaireLes relations à connaître par cœur
  • Dipôles : iC=C  ⁣duC ⁣dti_C=C\,\dfrac{\dd u_C}{\dd t} ; uL=L  ⁣diL ⁣dtu_L=L\,\dfrac{\dd i_L}{\dd t} ; uR=R iu_R=R\,i (convention récepteur).
  • Énergies : EC=12 C uC 2\mathcal{E}_C=\frac12\,C\,u_C^{\,2} ; EL=12 L iL 2\mathcal{E}_L=\frac12\,L\,i_L^{\,2} ; PJ=R i2\mathcal{P}_J=R\,i^2.
  • Temps caractéristiques : τRC=RC\tau_{RC}=RC ; τRL=L/R\tau_{RL}=L/R ; deux mailles : remplacer RR par RthR_{\text{th}}.
  • Solution universelle : y(t)=y∞+(y(0+)−y∞) e−t/τy(t)=y_\infty+\bigl(y(0^+)-y_\infty\bigr)\,\e^{-t/\tau} pour un second membre constant.
  • Valeurs numériques : e−1=0,368\e^{-1}=0{,}368 ; 1−e−1=0,6321-\e^{-1}=0{,}632 ; e−3=0,050\e^{-3}=0{,}050 ; e−5=6,7×10−3\e^{-5}=6{,}7\times10^{-3} ; ln⁡2=0,693\ln 2=0{,}693 ; ln⁡10=2,30\ln 10=2{,}30.
  • Repères : 1 kΩ×1 µF=1 ms{1\,\mathrm{k\Omega}}\times{1\,\mathrm{\text{µ}F}}={1\,\mathrm{ms}} ; 1 H/1 kΩ=1 ms{1\,\mathrm{H}}/{1\,\mathrm{k\Omega}}={1\,\mathrm{ms}}.
Pièges
  • Imposer la continuité de ii dans une branche capacitive, ou de uu aux bornes d’une bobine : ce sont uCu_C et iLi_L qui sont continues, et elles seules.
  • Écrire τ=R/C\tau=R/C ou τ=RL\tau=RL : toujours contrôler l’homogénéité.
  • Oublier d’utiliser la condition initiale, ou l’écrire à t=0−t=0^- pour une grandeur discontinue.
  • Traiter un second membre non constant (rampe, créneau) comme s’il était constant.
  • Confondre la solution du régime libre (homogène) et la solution particulière.
  • Lire τ\tau à 50 %50\,\% de l’écart : c’est 63 %63\,\% en charge, 37 %37\,\% en décharge ; 50 %50\,\% correspond à τln⁡2\tau\ln 2.
  • Appliquer un pont diviseur de tension à une branche traversée par un courant dérivé.
  • Croire que diminuer RR améliore le rendement énergétique de la charge d’un condensateur : il vaut 50 %50\,\% quoi qu’il arrive.
  • En simulation, prendre un pas hh comparable à τ\tau : le résultat est faux, voire divergent.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

1

Exercices de base

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Les bases : mise en équation, résolution, temps caractéristique, énergie

11 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 hcalculatrice autorisée

  1. Homogénéité et ordres de grandeurDifficulté 1 sur 3
  2. Conditions initiales, conditions finalesDifficulté 1 sur 3
  3. Régime libre d’un circuit RCDifficulté 1 sur 3
  4. Réponse à un échelon de tensionDifficulté 1 sur 3
  5. Régime libre d’un circuit RLDifficulté 2 sur 3
  6. Établissement du courant dans une bobineDifficulté 1 sur 3
  7. Exploitation d’un relevé expérimentalDifficulté 2 sur 3
  8. Temps de montéeDifficulté 2 sur 3
  9. Bilan énergétique de la charge d’un condensateurDifficulté 2 sur 3
  10. Circuit à deux maillesDifficulté 2 sur 3
  11. Premiers pas de la méthode d’EulerDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Applications : conditions initiales quelconques, seconds membres variables, énergétique

9 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Condensateur déjà chargéDifficulté 2 sur 3
  2. Circuit alimenté par une source de courantDifficulté 2 sur 3
  3. Répartition de l’énergie dans deux résistancesDifficulté 2 sur 3
  4. Caractérisation d’une bobine réelleDifficulté 2 sur 3
  5. Mesure de τ\tau par régression linéaireDifficulté 2 sur 3
  6. Charge partielle puis déchargeDifficulté 2 sur 3
  7. Réponse à une rampe de tensionDifficulté 2 sur 3
  8. Méthode d’Euler : influence du pasDifficulté 2 sur 3
  9. Le flash d’un appareil photographiqueDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Régime libre, réponse à un échelon, temps caractéristique

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Établissement du courant dans une bobine7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Identification d’un condensateur7 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Conditions initiales quelconques, circuits à deux mailles, bilans d’énergie

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Un condensateur qui se vide dans la source7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Bobine dans un circuit à deux mailles8 ptsDifficulté 3 sur 3
5

Approfondissement

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Huit problèmes pour aller au bout du premier ordre

8 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hcalculatrice autorisée

  1. Régime périodique établi sous excitation en créneauxDifficulté 3 sur 3
  2. Portrait de phase et mesure de τ\tau par une aireDifficulté 3 sur 3
  3. Les deux condensateursDifficulté 3 sur 3
  4. Surtension à l’ouverture d’un circuit inductifDifficulté 3 sur 3
  5. Peut-on dépasser un rendement de 50 % ?Difficulté 3 sur 3
  6. Réponse à une excitation sinusoïdaleDifficulté 3 sur 3
  7. Résistance de fuite d’un condensateurDifficulté 3 sur 3
  8. Le schéma d’Euler implicite (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Le stimulateur cardiaque

Durée : 4 hcalculatrice autorisée3 parties23 questionsbarème indicatif sur 20

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral

1 question de cours4 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 3 sur 3environ 20 min{20\,\mathrm{min}} par exercice

  1. Question de coursDifficulté 1 sur 3
  2. Charge d’un condensateurDifficulté 1 sur 3
  3. Ouverture d’un circuit inductifDifficulté 2 sur 3
  4. Charge puis décharge : le bilan completDifficulté 2 sur 3
  5. Une source qui démarre progressivementDifficulté 3 sur 3

Prépa · Physique-chimie : les 26 chapitres

  1. Mesures et incertitudes
  2. Optique géométrique
  3. Circuits dans l’ARQS
  4. Circuits du premier ordre
  5. Oscillateurs libres et forcés
  6. Filtrage linéaire
  7. Propagation et interférences
  8. Cinématique du point
  9. Lois de Newton
  10. Énergétique du point
  11. Particules chargées
  12. Transformations de la matière
  13. Cinétique chimique
  14. Structure des entités chimiques
  15. Moment cinétique et forces centrales
  16. Mouvement d’un solide
  17. Système thermodynamique
  18. Premier principe
  19. Deuxième principe
  20. Machines thermiques
  21. Champ magnétique et forces de Laplace
  22. Induction
  23. Physique quantique
  24. Solides cristallins
  25. Acide-base et précipitation
  26. Oxydo-réduction et diagrammes E-pH