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MPSI · Physique-chimie · Mouvements et interactions · Chapitre 10

Énergétique du point

Fiche de cours12 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1Puissance et travail d’une force

Définition. La puissance d’une force F⃗\vv{F} appliquée à un point MM de vitesse v⃗\vv{v} dans R\mathcal{R} est P=F⃗⋅v⃗\mathcal{P}=\vv{F}\cdot\vv{v} (en watts) ; le travail élémentaire de F⃗\vv{F} pendant  ⁣dt\dd t, au cours duquel MM subit le déplacement élémentaire  ⁣dOM→=v⃗  ⁣dt\dd\vect{OM}=\vv{v}\,\dd t, est

δW=F⃗⋅ ⁣dOM→=P  ⁣dt(J),etWA→B(F⃗)=∫ABF⃗⋅ ⁣dOM→=∫tAtBP  ⁣dt.\delta W=\vv{F}\cdot\dd\vect{OM}=\mathcal{P}\,\dd t\quad({\mathrm{J}}),\qquad\text{et}\qquad W_{A\to B}(\vv{F})=\int_{A}^{B}\vv{F}\cdot\dd\vect{OM}=\int_{t_A}^{t_B}\mathcal{P}\,\dd t.

Les deux grandeurs dépendent du référentiel, puisque v⃗\vv{v} en dépend.

Notation. On écrit δW\delta W et non  ⁣dW\dd W : le travail élémentaire n’est pas, en général, la variation élémentaire d’une fonction de la position. C’est précisément ce qui distinguera les forces conservatives des autres.

Propriété — moteur ou résistant. Une force est motrice sur un trajet si W>0W>0, résistante si W<0W<0. Instantanément, le signe de P=F vcos⁡α\mathcal{P}=F\,v\cos\alpha est celui de cos⁡α\cos\alpha, où α=(F⃗,v⃗)\alpha=(\vv{F},\vv{v}) : une force faisant un angle aigu avec la vitesse est motrice.

Propriété — forces qui ne travaillent jamais. Toute force constamment orthogonale à la vitesse a une puissance nulle, donc un travail nul sur tout trajet : réaction normale d’un support fixe sur lequel le point glisse, tension d’un fil inextensible d’un pendule, force magnétique q v⃗∧B⃗q\,\vv{v}\wedge\vv{B} (chapitre 11). En revanche la composante tangentielle d’une réaction (frottement) travaille, et toujours négativement.

Méthode — trois travaux à calculer de tête. Poids, de AA à BB : W(P⃗)=mg (zA−zB)W(\vv{P})=mg\,(z_A-z_B) avec u⃗z\vv{u}_z ascendant — seule la dénivellation compte. Frottement de norme constante ff opposé au mouvement, sur un trajet de longueur ss : W=−f sW=-f\,s — la longueur du chemin compte. Force constante : W=F⃗⋅AB→W=\vv{F}\cdot\vect{AB}.

2Les deux théorèmes cinétiques

Définition. L’énergie cinétique d’un point matériel de masse mm et de vitesse v⃗\vv{v} dans R\mathcal{R} est Ec=12 m v2⩾0E_c=\frac12\,m\,v^{2}\geq 0, en joules.

Théorème — puissance cinétique et énergie cinétique. Dans un référentiel galiléen, pour un point matériel de masse mm constante soumis aux forces F⃗k\vv{F}_k :

  ⁣dEc ⁣dt=∑kP(F⃗k) et, entre deux dates, ΔEc=∑kWA→B(F⃗k) \boxed{\ \frac{\dd E_c}{\dd t}=\sum_k\mathcal{P}(\vv{F}_k)\ }\qquad\text{et, entre deux dates,}\qquad\boxed{\ \Delta E_c=\sum_k W_{A\to B}(\vv{F}_k)\ }

Démonstration (exigible). Ec=12m v⃗⋅v⃗E_c=\frac12 m\,\vv{v}\cdot\vv{v} donc  ⁣dEc ⁣dt=m v⃗⋅ ⁣dv⃗ ⁣dt=m a⃗⋅v⃗=(∑kF⃗k)⋅v⃗\dfrac{\dd E_c}{\dd t}=m\,\vv{v}\cdot\dfrac{\dd\vv{v}}{\dd t}=m\,\vv{a}\cdot\vv{v}=\left(\sum_k\vv{F}_k\right)\cdot\vv{v} par la deuxième loi de Newton. La seconde forme s’obtient en intégrant entre tAt_A et tBt_B.

Méthode — lequel choisir ?. Ces théorèmes ne contiennent aucune information nouvelle : ils sont la projection de la deuxième loi sur la vitesse, ne fournissent qu’une équation scalaire et perdent toute information sur la direction du mouvement. Le théorème de l’énergie cinétique relie deux états sans décrire l’évolution : « quelle vitesse en tel point ? », « quelle distance d’arrêt ? ». Le théorème de la puissance cinétique fournit une équation différentielle : on l’emploie pour mettre en équation un système à un degré de liberté, en particulier quand les forces de liaison sont inconnues — il les élimine automatiquement puisqu’elles ne travaillent pas.

3Forces conservatives et énergie potentielle

Définition. Une force F⃗\vv{F} définie en tout point et ne dépendant que de la position est conservative s’il existe une fonction EpE_p de la position, son énergie potentielle, telle que δW=F⃗⋅ ⁣dOM→=− ⁣dEp\boxed{\delta W=\vv{F}\cdot\dd\vect{OM}=-\dd E_p}. Son travail vaut alors WA→B=Ep(A)−Ep(B)W_{A\to B}=E_p(A)-E_p(B) : il ne dépend pas du chemin suivi, et il est nul sur tout trajet fermé.

Propriété — relation force-gradient. La relation δW=− ⁣dEp\delta W=-\dd E_p s’écrit F⃗=−grad⃗ Ep\vv{F}=-\vv{\mathrm{grad}}\,E_p, soit Fx=−∂Ep/∂xF_x=-\partial E_p/\partial x en cartésiennes. Pour un mouvement à une dimension repéré par xx : Fx=− ⁣dEp ⁣dx\boxed{F_x=-\dfrac{\dd E_p}{\dd x}}. EpE_p n’est définie qu’à une constante additive près : seules ses variations ont un sens. On fixe la constante par une référence, et on l’annonce.

Théorème — les trois énergies potentielles du programme. Dans chaque cas, on écrit δW\delta W et l’on reconnaît une différentielle exacte :

δW=−mg  ⁣dz⏟poids, u⃗z asc.⇒Ep=mgz ;δW=−k(ℓ−ℓ0)  ⁣dℓ⏟ressort (k,ℓ0)⇒Ep=12k(ℓ−ℓ0)2 ;δW=−GMmr2  ⁣dr⏟gravitation⇒Ep=−GMmr,\underbrace{\delta W=-mg\,\dd z}_{\text{poids},\ \vv{u}_z\text{ asc.}}\Rightarrow E_p=mgz\ ;\quad \underbrace{\delta W=-k(\ell-\ell_0)\,\dd\ell}_{\text{ressort }(k,\ell_0)}\Rightarrow E_p=\tfrac12k(\ell-\ell_0)^{2}\ ;\quad \underbrace{\delta W=-\frac{GMm}{r^{2}}\,\dd r}_{\text{gravitation}}\Rightarrow E_p=-\frac{GMm}{r},

la dernière avec la référence Ep(∞)=0E_p(\infty)=0, les deux premières à une constante près.

Remarque. L’interaction coulombienne a la même structure : F⃗=q1q24πε0r2u⃗r\vv{F}=\dfrac{q_1q_2}{4\pi\varepsilon_0 r^{2}}\vv{u}_r et Ep=q1q24πε0 rE_p=\dfrac{q_1q_2}{4\pi\varepsilon_0\,r} (nulle à l’infini), avec le signe du produit q1q2q_1q_2. Son expression sera toujours fournie.

AttentionDeux familles de forces qui ne sont pas conservatives

Une force de frottement n’est pas conservative : son travail −f s-f\,s dépend de la longueur du chemin et reste négatif sur tout trajet, y compris fermé. Une force dépendant de la vitesse (frottement fluide −hv⃗-h\vv{v}) ne peut même pas l’être, une force conservative ne dépendant que de la position. Tension de fil et réaction ne sont pas conservatives non plus, mais, lorsqu’elles ne travaillent pas, elles disparaissent du bilan : c’est tout aussi commode.

4Énergie mécanique

Définition. L’énergie mécanique est Em=Ec+EpE_m=E_c+E_p, où EpE_p est la somme des énergies potentielles de toutes les forces conservatives subies.

Théorème — théorème de l’énergie mécanique. Dans un référentiel galiléen, en séparant les forces conservatives (d’énergie potentielle totale EpE_p) des autres :

  ⁣dEm ⁣dt=Pnon cons  ΔEm=Wnon cons \boxed{\ \frac{\dd E_m}{\dd t}=\mathcal{P}_{\text{non cons}}\ }\qquad\qquad\boxed{\ \Delta E_m=W_{\text{non cons}}\ }

Démonstration (exigible).  ⁣dEc ⁣dt=Pcons+Pnon cons\dfrac{\dd E_c}{\dd t}=\mathcal{P}_{\text{cons}}+\mathcal{P}_{\text{non cons}} et, par définition d’une force conservative, Pcons=− ⁣dEp ⁣dt\mathcal{P}_{\text{cons}}=-\dfrac{\dd E_p}{\dd t} ; on reporte et l’on regroupe.

Théorème — mouvement conservatif et intégrale première. Si toutes les forces qui travaillent sont conservatives, Em=cteE_m=\text{cte} : c’est une intégrale première du mouvement, relation entre position et vitesse ne contenant plus de dérivée seconde. À une dimension, 12 m x˙2+Ep(x)=Em\frac12\,m\,\dot x^{2}+E_p(x)=E_m, la constante étant fixée par les conditions initiales, d’où la vitesse en tout point sans résoudre l’équation du mouvement :

 ∣x˙∣=2m(Em−Ep(x)) \boxed{\ \abs{\dot x}=\sqrt{\frac{2}{m}\bigl(E_m-E_p(x)\bigr)}\ }

Remarque. Dériver l’intégrale première par rapport au temps puis simplifier par x˙\dot x redonne mx¨=− ⁣dEp/ ⁣dxm\ddot x=-\dd E_p/\dd x : c’est souvent la mise en équation la plus rapide.

AttentionLe piège du double comptage

Une force conservative figure soit par son travail dans le théorème de l’énergie cinétique, soit par son énergie potentielle dans EmE_m — jamais les deux. Écrire ΔEm=W(P⃗)+W(f⃗)\Delta E_m=W(\vv{P})+W(\vv{f}) après avoir mis mgzmgz dans EpE_p compte le poids deux fois.

5Lecture d’un profil d’énergie potentielle

Méthode — le profil d’énergie potentielle. Pour un mouvement conservatif à une dimension, on trace Ep(x)E_p(x) et l’on y porte le niveau horizontal EmE_m. Tout se lit alors sur ce graphe, sans aucun calcul :

  • Zones accessibles : Ec=Em−Ep(x)⩾0E_c=E_m-E_p(x)\geq 0, donc le mouvement n’est possible que là où la courbe est sous le niveau EmE_m. Les points où Ep(x)=EmE_p(x)=E_m sont les points de rebroussement : la vitesse s’y annule et le point fait demi-tour (sauf en un maximum de EpE_p, atteint au bout d’un temps infini).
  • Vitesse : ∣x˙∣\abs{\dot x} croît avec l’écart vertical Em−EpE_m-E_p ; elle est maximale au fond d’un puits.
  • Force : Fx=− ⁣dEp/ ⁣dxF_x=-\dd E_p/\dd x est l’opposé de la pente : la force pousse vers les énergies potentielles décroissantes et son intensité croît avec la raideur de la pente.

Définition. Un puits de potentiel est un minimum local de EpE_p, une barrière de potentiel un maximum local. Le mouvement est un état lié si la trajectoire est bornée (le point reste piégé entre deux points de rebroussement : le mouvement est périodique), un état de diffusion si elle est non bornée.

Propriété — franchir une barrière. Pour passer d’un côté à l’autre d’une barrière de sommet xbx_b, il faut Em⩾Ep(xb)E_m\geq E_p(x_b) : depuis un point x0x_0, l’énergie cinétique minimale à fournir est Ep(xb)−Ep(x0)E_p(x_b)-E_p(x_0), la hauteur de la barrière vue de x0x_0. Si EpE_p tend vers une limite finie, la condition pour s’échapper est Em⩾Ep(∞)E_m\geq E_p(\infty) ; avec la convention usuelle Ep(∞)=0E_p(\infty)=0 en gravitation,

Em<0E_m<0 : état lié Em⩾0E_m\geq 0 : état de diffusion.

Figure 1 — Profil d’énergie potentielle : x1x_1 est un équilibre stable, x2x_2 un équilibre instable. Au niveau le plus bas le point oscille dans le puits entre deux points de rebroussement ; au niveau le plus haut il franchit la barrière et s’échappe vers x→+∞x\to+\infty.

6Équilibres, stabilité et petits mouvements

Théorème — positions d’équilibre et stabilité. Pour un mouvement conservatif à une dimension, mx¨=− ⁣dEp/ ⁣dxm\ddot x=-\dd E_p/\dd x : les positions d’équilibre xex_e sont les points où Ep′(xe)=0\boxed{E_p'(x_e)=0}, c’est-à-dire les extrema de EpE_p. Comme la force pousse vers les EpE_p décroissantes,

 Ep′′(xe)>0 (minimum)⟹eˊquilibre stable  Ep′′(xe)<0 (maximum)⟹instable \boxed{\ E_p''(x_e)>0\ \text{(minimum)}\Longrightarrow\text{équilibre stable}\ }\qquad\qquad\boxed{\ E_p''(x_e)<0\ \text{(maximum)}\Longrightarrow\text{instable}\ }

Si Ep′′(xe)=0E_p''(x_e)=0, il faut pousser le développement plus loin. Sur le profil : le fond d’un puits est stable, le sommet d’une barrière est instable.

Théorème — approximation harmonique. Soit xex_e un équilibre stable et X=x−xeX=x-x_e. Comme Ep′(xe)=0E_p'(x_e)=0, le développement de Taylor à l’ordre 22 s’écrit Ep(x)=Ep(xe)+12Ep′′(xe)X2+O(X3)E_p(x)=E_p(x_e)+\frac12E_p''(x_e)X^{2}+O(X^{3}), d’où Fx≃−Ep′′(xe) XF_x\simeq-E_p''(x_e)\,X : au voisinage d’un équilibre stable, toute force conservative se comporte comme un ressort de raideur équivalente keq=Ep′′(xe)>0k_{\text{eq}}=E_p''(x_e)>0. On retrouve l’oscillateur harmonique du chapitre 5 :

 X¨+ω0 2 X=0avecω0=Ep′′(xe)m T0=2πmEp′′(xe),\boxed{\ \ddot X+\omega_0^{\,2}\,X=0\quad\text{avec}\quad \omega_0=\sqrt{\frac{E_p''(x_e)}{m}}\ }\qquad\qquad T_0=2\pi\sqrt{\frac{m}{E_p''(x_e)}},

période indépendante de l’amplitude (isochronisme). Le résultat est universel : il ne dépend du système que par Ep′′(xe)E_p''(x_e).

Méthode — en trois lignes. (i) écrire EpE_p ; (ii) résoudre Ep′=0E_p'=0, puis calculer Ep′′E_p'' aux solutions pour trier stables et instables ; (iii) en un équilibre stable, ω0=Ep′′(xe)/m\omega_0=\sqrt{E_p''(x_e)/m}.

Remarque. Trois pulsations propres en une ligne. Masse-ressort horizontal : Ep=12kx2E_p=\frac12kx^{2}, Ep′′=kE_p''=k, ω0=k/m\omega_0=\sqrt{k/m}. Masse-ressort vertical : Ep=12kX2−mgXE_p=\frac12kX^{2}-mgX, équilibre en Xe=mg/kX_e=mg/k et Ep′′=kE_p''=k — le poids déplace l’équilibre mais ne change pas ω0\omega_0. Pendule simple : Ep=−mgℓcos⁡θE_p=-mg\ell\cos\theta et Ec=12mℓ2θ˙2E_c=\frac12m\ell^{2}\dot\theta^{2}, d’où ω0 2=Ep′′(0)/(mℓ2)=g/ℓ\omega_0^{\,2}=E_p''(0)/(m\ell^{2})=g/\ell.

AttentionLa masse n’est pas toujours mm

Quand la variable qq n’est pas une longueur, Ec=12μ q˙2E_c=\frac12\mu\,\dot q^{2} fait apparaître une masse généralisée μ\mu (μ=mℓ2\mu=m\ell^{2} pour le pendule repéré par θ\theta) et ω0=Ep′′(qe)/μ\omega_0=\sqrt{E_p''(q_e)/\mu} : toujours lire μ\mu sur EcE_c. Et ne jamais linéariser autour d’un point qui n’est pas un équilibre : le terme d’ordre 11 ne disparaîtrait pas.

7Capacité numérique : équation du deuxième ordre non linéaire

Méthode — du second ordre au premier ordre. On pose v=x˙v=\dot x : l’équation x¨=f(x,v)\ddot x=f(x,v) devient le système x˙=v\dot x=v, v˙=f(x,v)\dot v=f(x,v), et le schéma d’Euler explicite s’écrit xk+1=xk+hpvkx_{k+1}=x_k+h_p v_k, vk+1=vk+hpf(xk,vk)v_{k+1}=v_k+h_p f(x_k,v_k). En inversant l’ordre des deux lignes — avancer d’abord la vitesse, puis la position avec la vitesse nouvelle — on obtient le schéma semi-implicite, qui conserve bien mieux l’énergie sur de longues durées : c’est le contrôle décisif pour un mouvement conservatif.

import numpy as np
g, L = 9.81, 0.80                                     # pendule simple non lineaire
w02, T0 = g / L, 2 * np.pi * np.sqrt(0.80 / 9.81)     # T0 : petites oscillations
hp = T0 / 2000                                        # pas tres petit devant T0
t = np.arange(0.0, 6 * T0, hp)
th = np.zeros(len(t)); om = np.zeros(len(t)); th[0] = np.radians(60.0)
for k in range(len(t) - 1):
    om[k + 1] = om[k] - hp * w02 * np.sin(th[k])      # la vitesse d'abord
    th[k + 1] = th[k] + hp * om[k + 1]                # puis la position
Em = 0.5 * L**2 * om**2 + g * L * (1 - np.cos(th))    # par unite de masse

Remarque. Effet du terme non linéaire : mesurer la période (écart entre deux maxima successifs de θ\theta) pour plusieurs amplitudes et constater qu’elle croît avec l’amplitude (T/T0=1,002T/T_0=1{,}002 à 10∘{10^{\circ}} ; 1,071{,}07 à 60∘{60^{\circ}} ; 1,371{,}37 à 120∘{120^{\circ}}), alors que le modèle linéarisé prédit l’isochronisme. Portrait de phase : tracer θ˙\dot\theta en fonction de θ\theta ; chaque condition initiale donne une courbe fermée (état lié) ou une courbe ouverte traversant le graphe (révolution), les deux familles étant séparées par la séparatrice Em=2mgℓE_m=2mg\ell. Contrôle obligatoire : EmE_m doit rester constante à mieux que quelques 10−310^{-3}.

8Démonstrations à savoir refaire

  • Théorèmes cinétiques : dériver 12mv⃗⋅v⃗\frac12m\vv{v}\cdot\vv{v} et utiliser ma⃗=∑F⃗m\vv{a}=\sum\vv{F}. Théorème de l’énergie mécanique : séparer les puissances et utiliser Pcons=− ⁣dEp/ ⁣dt\mathcal{P}_{\text{cons}}=-\dd E_p/\dd t.
  • Les trois énergies potentielles : écrire δW\delta W et reconnaître − ⁣dEp-\dd E_p. Non-conservativité d’un frottement : comparer deux chemins joignant les mêmes points (un diamètre, −2fR-2fR ; un demi-cercle, −πfR-\pi fR).
  • Équilibres et stabilité à partir de mx¨=−Ep′(x)m\ddot x=-E_p'(x) ; équation des petits mouvements par le développement de Taylor de EpE_p à l’ordre 22, et ω0=Ep′′(xe)/μ\omega_0=\sqrt{E_p''(x_e)/\mu}.
  • Orbite circulaire : Em=−GMm2r=−Ec=Ep2E_m=-\dfrac{GMm}{2r}=-E_c=\dfrac{E_p}{2} ; vitesse de libération vlib=2GM/Rv_{\text{lib}}=\sqrt{2GM/R}.
  • Intégrale première du pendule : θ˙2=2gℓ(cos⁡θ−cos⁡θ0)\dot\theta^{2}=\dfrac{2g}{\ell}(\cos\theta-\cos\theta_0), puis T=mg(3cos⁡θ−2cos⁡θ0)T=mg(3\cos\theta-2\cos\theta_0).
Savoir-faire
  • Calculer la puissance et le travail d’une force, reconnaître son caractère moteur ou résistant, repérer les forces qui ne travaillent pas.
  • Choisir le théorème adapté : énergie cinétique pour relier deux états, puissance cinétique pour obtenir l’équation du mouvement.
  • Établir ou citer les trois énergies potentielles en annonçant la référence ; retrouver la force par Fx=− ⁣dEp/ ⁣dxF_x=-\dd E_p/\dd x.
  • Reconnaître les cas de conservation de EmE_m, écrire l’intégrale première, en tirer la vitesse en tout point ; mener un bilan énergétique avec frottements et commenter un rendement.
  • Lire un profil d’énergie potentielle : zones accessibles, points de rebroussement, puits et barrières, états liés et de diffusion, direction et intensité de la force.
  • Déterminer les positions d’équilibre et leur stabilité, établir l’équation des petits mouvements, donner ω0\omega_0 et T0T_0.
  • Écrire un schéma numérique pour une équation du deuxième ordre non linéaire, tracer un portrait de phase, contrôler la conservation de l’énergie.
FormulaireLes relations à connaître par cœur
  • P=F⃗⋅v⃗\mathcal{P}=\vv{F}\cdot\vv{v} ; δW=F⃗⋅ ⁣dOM→\delta W=\vv{F}\cdot\dd\vect{OM} ; Ec=12mv2E_c=\frac12mv^{2} ;  ⁣dEc ⁣dt=∑P\dfrac{\dd E_c}{\dd t}=\sum\mathcal{P} ; ΔEc=∑W\Delta E_c=\sum W.
  • Conservative : δW=− ⁣dEp\delta W=-\dd E_p, WA→B=Ep(A)−Ep(B)W_{A\to B}=E_p(A)-E_p(B), Fx=− ⁣dEp ⁣dxF_x=-\dfrac{\dd E_p}{\dd x}. Eppes=mgzE_p^{\text{pes}}=mgz (u⃗z\vv{u}_z ascendant) ; Epeˊl=12k(ℓ−ℓ0)2E_p^{\text{él}}=\frac12k(\ell-\ell_0)^{2} ; Epgrav=−GMmrE_p^{\text{grav}}=-\dfrac{GMm}{r} ; EpCoul=q1q24πε0rE_p^{\text{Coul}}=\dfrac{q_1q_2}{4\pi\varepsilon_0 r}.
  • Em=Ec+EpE_m=E_c+E_p ;  ⁣dEm ⁣dt=Pnon cons\dfrac{\dd E_m}{\dd t}=\mathcal{P}_{\text{non cons}} ; ΔEm=Wnon cons\Delta E_m=W_{\text{non cons}} ; conservatif : 12mx˙2+Ep(x)=Em\frac12m\dot x^{2}+E_p(x)=E_m.
  • Équilibre : Ep′(xe)=0E_p'(x_e)=0, stable si Ep′′(xe)>0E_p''(x_e)>0, et alors ω0=Ep′′(xe)/μ\omega_0=\sqrt{E_p''(x_e)/\mu} avec Ec=12μq˙2E_c=\frac12\mu\dot q^{2}. Orbite circulaire : Em=−GMm2rE_m=-\dfrac{GMm}{2r} ; vlib=2GM/R=11,2 km⋅s−1v_{\text{lib}}=\sqrt{2GM/R}={11{,}2\,\mathrm{km}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}} pour la Terre.
  • Repères : v=2ghv=\sqrt{2gh} (1 m{1\,\mathrm{m}} →\to 4,4 m⋅s−1{4{,}4\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}) ; 1 kW⋅h=3,6 MJ{1\,\mathrm{kW}{\cdot}\mathrm{h}}={3{,}6\,\mathrm{MJ}} ; g=9,81 m⋅s−2g={9{,}81\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}} ; GMT=3,98×1014 m3⋅s−2GM_T={3{,}98\times10^{14}\,\mathrm{m}^{3}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}} ; RT=6 370 kmR_T={6\,370\,\mathrm{km}} ; cos⁡θ=1−θ22+O(θ4)\cos\theta=1-\frac{\theta^{2}}{2}+O(\theta^{4}).
Pièges
  • Appliquer la conservation de EmE_m en présence de frottements : c’est ΔEm=Wnon cons<0\Delta E_m=W_{\text{non cons}}<0. Ou bien compter deux fois le travail d’une force conservative, dans le théorème de l’énergie cinétique et via son énergie potentielle.
  • Se tromper de signe dans Fx=− ⁣dEp/ ⁣dxF_x=-\dd E_p/\dd x, ou écrire Ep=mgzE_p=mgz avec u⃗z\vv{u}_z descendant (c’est −mgz-mgz) ; comparer deux énergies calculées avec des références différentes.
  • Confondre minimum (stable) et maximum (instable) de EpE_p ; croire que Em<0E_m<0 révèle une erreur de calcul alors que c’est la signature d’un état lié ; lire une vitesse sur un graphe de EpE_p sans y porter le niveau EmE_m.
  • Oublier que la réaction normale ne travaille pas, mais que la composante tangentielle de frottement, elle, travaille (et négativement).
  • Linéariser EpE_p autour d’un point qui n’est pas un équilibre ; écrire ω0=Ep′′/m\omega_0=\sqrt{E_p''/m} pour une variable angulaire (μ=mℓ2\mu=m\ell^{2}) ; utiliser l’isochronisme hors des petites oscillations (la période du pendule est déjà 7 %7\,\% plus grande à 60∘{60^{\circ}}).
  • En simulation, employer le schéma d’Euler explicite sur de longues durées : l’énergie mécanique dérive, parfois de plusieurs dizaines de pour-cent.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

1

Exercices de base

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Les bases : travail, théorèmes énergétiques, énergie potentielle, profil, équilibres et petites oscillations

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 h 30calculatrice autorisée

  1. Travail et puissance d’une forceDifficulté 1 sur 3
  2. Descente d’un plan incliné avec frottementDifficulté 1 sur 3
  3. Trois énergies potentiellesDifficulté 1 sur 3
  4. De l’énergie potentielle à la forceDifficulté 1 sur 3
  5. L’oscillateur masse-ressort par l’énergieDifficulté 1 sur 3
  6. Le pendule simple par l’énergieDifficulté 2 sur 3
  7. Lecture d’un profil d’énergie potentielleDifficulté 1 sur 3
  8. Positions d’équilibre et stabilitéDifficulté 2 sur 3
  9. Petites oscillations autour d’un équilibre stableDifficulté 2 sur 3
  10. Satellite, énergie mécanique et vitesse de libérationDifficulté 2 sur 3
  11. Le ressort vertical et l’énergie potentielle totaleDifficulté 2 sur 3
  12. Capacité numérique : le pendule non linéaireDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Applications : bilans énergétiques, intégrales premières, profils d’énergie potentielle et portraits de phase

9 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3 à Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Le toboggan aquatiqueDifficulté 2 sur 3
  2. Le lanceur à ressortDifficulté 2 sur 3
  3. Distance d’arrêt d’un véhiculeDifficulté 2 sur 3
  4. Bilan énergétique de la chute d’un parachutisteDifficulté 2 sur 3
  5. Pendule lancé : tension du fil et tour completDifficulté 3 sur 3
  6. Satellite : énergie mécanique et transfert d’orbiteDifficulté 2 sur 3
  7. La perle sur un fil onduléDifficulté 3 sur 3
  8. La molécule diatomiqueDifficulté 3 sur 3
  9. Oscillateur anharmonique : portrait de phase et simulationDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Théorèmes énergétiques, énergie potentielle, équilibres et petites oscillations

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. La luge et le butoir7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Un profil d’énergie potentielle7 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Intégrale première, pendule aux grandes amplitudes, énergie gravitationnelle

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Le pendule lancé7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Lancement d’une sonde spatiale7 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Huit problèmes pour aller au bout de l’approche énergétique

8 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hcalculatrice autorisée

  1. Une force est-elle conservative ?Difficulté 3 sur 3
  2. La chaîne qui glisse de la tableDifficulté 3 sur 3
  3. Anharmonicité d’une liaison (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  4. La période exacte du pendule (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  5. Le satellite freiné qui accélèreDifficulté 3 sur 3
  6. Double puits : portrait de phase et séparatriceDifficulté 3 sur 3
  7. Le point matériel sur un dômeDifficulté 3 sur 3
  8. La barrière coulombienne (conclusion hors programme)Difficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Le saut à l’élastique

Durée : 3 hcalculatrice autorisée3 parties22 questionsbarème indicatif sur 20

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral

1 question de cours4 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 3 sur 3environ 20 min{20\,\mathrm{min}} par exercice

  1. Question de coursDifficulté 1 sur 3
  2. La descente et l’arrêt d’une lugeDifficulté 1 sur 3
  3. La bille dans une cuvette sphériqueDifficulté 2 sur 3
  4. Un profil d’énergie potentielleDifficulté 2 sur 3
  5. Le lanceur à ressort et la boucleDifficulté 3 sur 3

Prépa · Physique-chimie : les 26 chapitres

  1. Mesures et incertitudes
  2. Optique géométrique
  3. Circuits dans l’ARQS
  4. Circuits du premier ordre
  5. Oscillateurs libres et forcés
  6. Filtrage linéaire
  7. Propagation et interférences
  8. Cinématique du point
  9. Lois de Newton
  10. Énergétique du point
  11. Particules chargées
  12. Transformations de la matière
  13. Cinétique chimique
  14. Structure des entités chimiques
  15. Moment cinétique et forces centrales
  16. Mouvement d’un solide
  17. Système thermodynamique
  18. Premier principe
  19. Deuxième principe
  20. Machines thermiques
  21. Champ magnétique et forces de Laplace
  22. Induction
  23. Physique quantique
  24. Solides cristallins
  25. Acide-base et précipitation
  26. Oxydo-réduction et diagrammes E-pH