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MPSI · Physique-chimie · L’énergie : conversions et transferts · Chapitre 18

Premier principe

Fiche de cours16 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1Transformations thermodynamiques : le vocabulaire

Définition. Une transformation fait passer un système fermé d’un état d’équilibre initial (E1)(E_1) à un état d’équilibre final (E2)(E_2), sous l’effet d’une modification des contraintes imposées par le milieu extérieur. Les états intermédiaires, eux, ne sont pas nécessairement des états d’équilibre.

Notation. Les grandeurs du système sont notées sans indice (PP, TT, VV) ; celles du milieu extérieur portent l’indice « ext » (PextP_\text{ext}, TextT_\text{ext}). Le préfixe iso- porte sur une grandeur du système, le préfixe mono- sur une grandeur du milieu extérieur.

TransformationDéfinitionConséquence immédiate
isochoreV=cteV=\text{cte}Wpression=0W_\text{pression}=0
isothermeTT définie à chaque instant et constanteΔU=0\Delta U=0 et ΔH=0\Delta H=0 pour un gaz parfait
monothermeText=cteT_\text{ext}=\text{cte} (un seul thermostat)T1=T2=TextT_1=T_2=T_\text{ext} si les états extrêmes sont des équilibres
isobarePP définie à chaque instant et constanteW=−P ΔVW=-P\,\Delta V
monobarePext=cteP_\text{ext}=\text{cte}W=−Pext ΔVW=-P_\text{ext}\,\Delta V quel que soit le chemin
adiabatiqueQ=0Q=0 (paroi calorifugée, ou évolution rapide)ΔU=W\Delta U=W
cyclique(E2)=(E1)(E_2)=(E_1)ΔU=0\Delta U=0 et ΔH=0\Delta H=0

Définition. Une transformation est quasi statique si le système passe par une suite continue d’états d’équilibre interne : son évolution est lente devant les temps de relaxation internes, de sorte que PP et TT y restent définies et uniformes. Elle est réversible si elle est quasi statique et si le système reste à chaque instant en équilibre mécanique et thermique avec l’extérieur (P=PextP=P_\text{ext} et T=TextT=T_\text{ext}) : l’évolution inverse, obtenue en renversant le film, est alors elle aussi physiquement possible.

Attentionles quatre implications à ne pas inverser

Monotherme et quasi statique ⟹\Longrightarrow isotherme. Monobare et quasi statique (mécaniquement) ⟹\Longrightarrow isobare. Les réciproques sont fausses, et une transformation monobare n’est en général pas isobare : lorsqu’on pose brutalement une masse sur un piston, la pression du gaz n’est définie ni uniforme pendant toute l’évolution, alors que PextP_\text{ext} est bien constante. Enfin réversible ⟹\Longrightarrow quasi statique, mais une transformation quasi statique avec frottements secs sur le piston n’est pas réversible.

2Travail des forces de pression

Théorème — expression du travail élémentaire. Un fluide est enfermé dans un cylindre de section SS fermé par un piston, le milieu extérieur exerçant sur la face externe du piston la pression PextP_\text{ext}. Si le piston se déplace de  ⁣dx\dd x vers l’extérieur, la force pressante extérieure F→=PextS (−u→x)\vect{F}=P_\text{ext}S\,(-\vect{u}_x) fournit au système le travail δW=F→⋅ ⁣dx→=−PextS  ⁣dx\delta W=\vect{F}\cdot\dd\vect{x}=-P_\text{ext}S\,\dd x. Comme  ⁣dV=S  ⁣dx\dd V=S\,\dd x :

 δW=−Pext  ⁣dV et doncW=−∫V1V2 ⁣Pext  ⁣dV  le long du chemin suivi.\boxed{\ \delta W=-P_\text{ext}\,\dd V\ }\qquad\text{et donc}\qquad W=-\int_{V_1}^{V_2}\! P_\text{ext}\,\dd V\ \text{ le long du chemin suivi.}

Ce résultat, établi sur le piston, se généralise à une paroi déformable quelconque.

Remarque. Le signe se contrôle sans calcul : en compression le système reçoit du travail ( ⁣dV<0\dd V<0 donc δW>0\delta W>0), en détente il en cède (δW<0\delta W<0). La convention est celle du programme : toute grandeur d’échange est comptée positivement si elle est reçue par le système.

Propriété — les trois cas usuels.

  • Transformation isochore :  ⁣dV=0\dd V=0 à chaque instant, donc W=0.W=0.
  • Transformation monobare (Pext=P0P_\text{ext}=P_0 constante) : P0P_0 sort de l’intégrale, donc

    W=−P0∫V1V2 ⁣ ⁣dV=−P0 (V2−V1),W=-P_0\int_{V_1}^{V_2}\!\dd V=-P_0\,(V_2-V_1),

    sans aucune hypothèse sur le chemin — c’est la force de ce cas.

  • Transformation quasi statique et mécaniquement réversible : l’équilibre mécanique impose P=PextP=P_\text{ext} à chaque instant, donc δW=−P  ⁣dV\delta W=-P\,\dd V où PP est la pression du système, que l’équation d’état exprime en fonction de VV. Pour un gaz parfait à température constante, P=nRT/VP=nRT/V et

    W=−∫V1V2nRTV  ⁣dV=−nRT ln⁡ ⁣V2V1=nRT ln⁡ ⁣P2P1.W=-\int_{V_1}^{V_2}\frac{nRT}{V}\,\dd V=-nRT\,\ln\!\frac{V_2}{V_1}=nRT\,\ln\!\frac{P_2}{P_1}.

Propriété — interprétation graphique. Pour une transformation quasi statique et mécaniquement réversible, et pour elle seule, le point représentatif décrit une courbe dans le diagramme de Clapeyron (V,P)(V,P) et

 W=− A \boxed{\ W=-\,\mathcal{A}\ }

où A\mathcal{A} est l’aire algébrique sous la courbe, comptée positivement si VV croît. Pour un cycle, W=−AcycleW=-\mathcal{A}_\text{cycle} avec Acycle\mathcal{A}_\text{cycle} l’aire intérieure comptée positivement si le cycle est parcouru dans le sens horaire ; ainsi

cycle horaire⟹W<0 (moteur),cycle antihoraire⟹W>0 (reˊcepteur).\text{cycle horaire}\Longrightarrow W<0\ \text{(moteur)},\qquad\text{cycle antihoraire}\Longrightarrow W>0\ \text{(récepteur)}.

Figure 1 — Interprétation géométrique du travail des forces de pression dans le diagramme de Clapeyron, valable uniquement pour une transformation quasi statique et mécaniquement réversible. À gauche : ∣W∣|W| est l’aire comprise entre la courbe et l’axe des volumes. À droite : sur un cycle, ∣W∣|W| est l’aire intérieure, et le sens de parcours donne le signe.

Attentionle piège central du chapitre

δW=−Pext  ⁣dV\delta W=-P_\text{ext}\,\dd V fait intervenir la pression extérieure, jamais celle du système. Écrire W=−P ΔVW=-P\,\Delta V avec la pression du gaz n’est licite que si la transformation est isobare ; écrire W=−∫P  ⁣dVW=-\int P\,\dd V avec la pression du gaz exige la quasi-staticité mécanique. Hors de ces cas, la pression du système peut même ne pas être définie, et la courbe n’existe pas dans le diagramme de Clapeyron : on ne la trace alors pas, on relie les deux points par un pointillé.

3Transfert thermique

Définition. Le transfert thermique QQ est l’énergie échangée par le système avec l’extérieur autrement que par un travail macroscopique : à l’échelle microscopique, elle est transmise par l’agitation désordonnée des particules. Comme WW, c’est une grandeur d’échange, comptée positivement si elle est reçue.

Propriété — les trois modes de transfert.

  • conduction : transmission de proche en proche par l’agitation thermique, sans déplacement macroscopique de matière ; seul mode possible dans un solide (cuillère dans une casserole) ;
  • convection : transport par un mouvement macroscopique du fluide, naturel (air chaud qui monte au-dessus d’un radiateur) ou forcé (ventilateur, pompe) ; beaucoup plus efficace que la conduction dans les fluides ;
  • rayonnement : échange par ondes électromagnétiques, sans support matériel ; seul mode possible à travers le vide (chaleur reçue du Soleil).

Définition. Un thermostat (ou source thermique) est un système dont la température reste uniforme et constante quels que soient les transferts thermiques qu’il échange : sa capacité thermique est très grande devant celle du système étudié. Exemples : l’atmosphère, la mer, un bain thermostaté, un mélange eau-glace à 0∘C{0{}^{\circ}\mathrm{C}} sous 1 bar{1\,\mathrm{bar}}.

Attentionadiabatique n’est pas isotherme

Q=0Q=0 ne signifie pas ΔT=0\Delta T=0 : une compression adiabatique échauffe un gaz (le travail reçu augmente son énergie interne). Réciproquement, une détente isotherme d’un gaz parfait a ΔU=0\Delta U=0 donc Q=−W>0Q=-W>0 : elle est tout sauf adiabatique. Confondre les deux est l’erreur la plus coûteuse du chapitre.

4Le premier principe

Théorème — premier principe pour un système fermé. Il existe une fonction d’état extensive UU, l’énergie interne, telle que pour tout système fermé macroscopiquement au repos dans les états initial et final,

 ΔU=U2−U1=W+Q \boxed{\ \Delta U=U_2-U_1=W+Q\ }

où WW est le travail total reçu et QQ le transfert thermique total reçu. Si le système est de plus animé d’un mouvement d’ensemble, ΔU+ΔEc,macro=W+Q\Delta U+\Delta E_{\mathrm{c,macro}}=W+Q.

Propriété — forme entre deux états voisins. Entre deux états d’équilibre infiniment voisins,

 ⁣dU=δW+δQ,soit ⁣dU=−Pext  ⁣dV+δQ  si seules les forces de pression travaillent.\dd U=\delta W+\delta Q,\qquad\text{soit}\qquad \dd U=-P_\text{ext}\,\dd V+\delta Q\ \text{ si seules les forces de pression travaillent.}

On écrit  ⁣dU\dd U (différentielle d’une fonction d’état) mais δW\delta W et δQ\delta Q (formes élémentaires qui ne sont pas des différentielles).

Attentionstatut de ΔU\Delta U, statut de WW et QQ

UU est une fonction d’état : ΔU\Delta U ne dépend que des états extrêmes, et peut donc se calculer sur n’importe quel chemin reliant ces deux états, en particulier un chemin fictif commode. WW et QQ, eux, dépendent du chemin réellement suivi : ce ne sont pas des fonctions d’état. On n’écrit donc jamais ΔW\Delta W, jamais ΔQ\Delta Q, et on ne parle jamais de « la variation du travail ». Enfin WW et QQ ne sont pas « contenus » dans le système : seule leur somme est une variation de contenu.

Méthode — la méthode universelle du chapitre. (i) définir le système (fermé !) et recenser ses échanges ; (ii) préciser la nature de la transformation et en déduire les conditions imposées par l’extérieur, ce qui donne l’état final ; (iii) calculer ΔU\Delta U (ou ΔH\Delta H) par la fonction d’état, à partir des seuls états extrêmes ; (iv) calculer WW sur le chemin réel ; (v) en déduire Q=ΔU−W.Q=\Delta U-W. Jamais l’inverse : QQ est presque toujours l’inconnue du problème.

Propriété — extensivité. Si un système se décompose en sous-systèmes disjoints, U=∑iUiU=\sum_i U_i et H=∑iHiH=\sum_i H_i. Un bilan sur le système total est donc la somme des bilans partiels : c’est ce qui permet de traiter un mélange, un corps pur diphasé, ou l’ensemble « contenu + calorimètre ».

5Énergie interne, enthalpie, capacités thermiques

Définition. La capacité thermique à volume constant est CV=(∂U∂T)VC_V=\left(\dfrac{\partial U}{\partial T}\right)_V et la capacité thermique à pression constante CP=(∂H∂T)PC_P=\left(\dfrac{\partial H}{\partial T}\right)_P, toutes deux en J⋅K−1{\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}}. On note c=C/mc=C/m (massique, en J⋅K−1⋅kg−1{\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}) et Cm=C/nC_\mathrm{m}=C/n (molaire, en J⋅K−1⋅mol−1{\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{mol}^{-1}}).

Définition. L’enthalpie d’un système est la fonction d’état extensive

 H=U+PV \boxed{\ H=U+PV\ }

où PP est la pression du système (définie dans les états d’équilibre considérés). Elle s’exprime en joules.

Théorème — bilan enthalpique en transformation monobare. Pour une transformation monobare (Pext=P0P_\text{ext}=P_0) telle que le système soit en équilibre mécanique dans l’état initial et dans l’état final (P1=P2=P0P_1=P_2=P_0) :

 ΔH=QP \boxed{\ \Delta H=Q_P\ }

Démonstration. Le premier principe donne ΔU=W+Q\Delta U=W+Q avec, la transformation étant monobare, W=−P0(V2−V1)W=-P_0(V_2-V_1). Donc

Q=ΔU+P0(V2−V1)=(U2+P0V2)−(U1+P0V1)=(U2+P2V2)−(U1+P1V1)=H2−H1,Q=\Delta U+P_0(V_2-V_1)=\bigl(U_2+P_0V_2\bigr)-\bigl(U_1+P_0V_1\bigr)=\bigl(U_2+P_2V_2\bigr)-\bigl(U_1+P_1V_1\bigr)=H_2-H_1,

la troisième égalité utilisant P1=P2=P0P_1=P_2=P_0. C’est tout l’intérêt de HH : elle transforme le transfert thermique, grandeur de chemin, en variation d’une fonction d’état.

Théorème — lois de Joule et conséquences pour le gaz parfait. Pour tout gaz parfait :

  • première loi de Joule : UU ne dépend que de TT, donc  ⁣dU=CV  ⁣dT\dd U=C_V\,\dd T et ΔU=CV ΔT\Delta U=C_V\,\Delta T si CVC_V est constante ;
  • deuxième loi de Joule : H=U+PV=U(T)+nRTH=U+PV=U(T)+nRT ne dépend que de TT, donc  ⁣dH=CP  ⁣dT\dd H=C_P\,\dd T et ΔH=CP ΔT\Delta H=C_P\,\Delta T si CPC_P est constante.

En dérivant H=U+nRTH=U+nRT par rapport à TT, on obtient la relation de Mayer

 CP−CV=nR CPm−CVm=R,et avec γ=CPCV>1:CV=nRγ−1,CP=γ nRγ−1.\boxed{\ C_P-C_V=nR\ }\qquad C_{P\mathrm{m}}-C_{V\mathrm{m}}=R,\qquad\text{et avec }\gamma=\frac{C_P}{C_V}>1:\quad C_V=\frac{nR}{\gamma-1},\quad C_P=\frac{\gamma\,nR}{\gamma-1}.
Gaz parfaitCVmC_{V\mathrm{m}}CPmC_{P\mathrm{m}}γ\gammaCVmC_{V\mathrm{m}} (J⋅K−1⋅mol−1{\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{mol}^{-1}})Exemples
monoatomique32R\frac32 R52R\frac52 R5/3≈1,675/3\approx 1{,}6712,512{,}5He\ce{He}, Ar\ce{Ar}, vapeurs métalliques
diatomique (usuel)52R\frac52 R72R\frac72 R7/5=1,407/5=1{,}4020,820{,}8NX2\ce{N2}, OX2\ce{O2}, air, HX2\ce{H2}, CO\ce{CO}

Théorème — phase condensée incompressible et indilatable. Le volume est constant, donc UU et HH ne dépendent que de TT, et

  ⁣dU≈ ⁣dH=m c  ⁣dT,CP≈CV≡C=m c \boxed{\ \dd U\approx\dd H=m\,c\,\dd T,\qquad C_P\approx C_V\equiv C=m\,c\ }

Justification pour HH : H=U+PVH=U+PV avec V=cteV=\text{cte}, donc ΔH=ΔU+V ΔP\Delta H=\Delta U+V\,\Delta P. Pour 1 kg{1\,\mathrm{kg}} d’eau, v=1,0×10−3 m3⋅kg−1v={1{,}0\times10^{-3}\,\mathrm{m}^{3}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} : une variation de pression de 1 bar{1\,\mathrm{bar}} donne v ΔP=100 J⋅kg−1v\,\Delta P={100\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}, à comparer aux c ΔT=4,18×103 J⋅kg−1c\,\Delta T={4{,}18\times10^{3}\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} que coûte un seul kelvin. Le terme de pression est donc négligeable : pour une phase condensée, h≈h(T)h\approx h(T) et il est inutile de distinguer cPc_P et cVc_V.

Exempleles capacités thermiques à connaître

Eau liquide : c=4,18×103 J⋅K−1⋅kg−1c={4{,}18\times10^{3}\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} — l’ordre de grandeur à citer, remarquablement élevé, qui fait de l’eau le fluide caloporteur universel. Glace : 2,1×103 {2{,}1\times10^{3}\,} ; vapeur d’eau : cP≈2,0×103 c_P\approx{2{,}0\times10^{3}\,} ; air : cP≈1,0×103 c_P\approx{1{,}0\times10^{3}\,} ; métaux usuels : 0,13×103 {0{,}13\times10^{3}\,} à 0,90×103 J⋅K−1⋅kg−1{0{,}90\times10^{3}\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} (cuivre 385385, fer 460460, aluminium 900900). Pour les solides, la loi de Dulong et Petit donne le repère Cm≈3R≈25 J⋅K−1⋅mol−1C_\mathrm{m}\approx 3R\approx{25\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{mol}^{-1}} : c’est bien c=25/Mc=25/M qui explique le faible cc massique des métaux lourds. Repère de calcul : chauffer 1 L{1\,\mathrm{L}} d’eau de 20∘C{20{}^{\circ}\mathrm{C}} à 100∘C{100{}^{\circ}\mathrm{C}} demande 4,18×103×80=334 kJ4{,}18\times 10^3\times 80={334\,\mathrm{kJ}}, soit un peu plus de 5 min{5\,\mathrm{min}} sous 1 kW{1\,\mathrm{kW}}.

6Transitions de phase

Définition. À la température TT, sous la pression d’équilibre Psat(T)P_\text{sat}(T), l’enthalpie massique de changement d’état Δh1→2(T)\Delta h_{1\to 2}(T) est la variation d’enthalpie par unité de masse lors du passage complet de la phase 11 à la phase 22, à TT et PP constantes. La transformation étant alors monobare, c’est aussi le transfert thermique massique à fournir :

 Q=m Δh1→2(T) Δh2→1=−Δh1→2.\boxed{\ Q=m\,\Delta h_{1\to 2}(T)\ }\qquad \Delta h_{2\to 1}=-\Delta h_{1\to 2}.

Valeurs à connaître pour l’eau : Δhfus(0∘C)=334 kJ⋅kg−1\Delta h_\text{fus}({0{}^{\circ}\mathrm{C}})={334\,\mathrm{kJ}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} et Δhvap(100∘C)=2 256 kJ⋅kg−1≈2,3 MJ⋅kg−1\Delta h_\text{vap}({100{}^{\circ}\mathrm{C}})={2\,256\,\mathrm{kJ}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}\approx{2{,}3\,\mathrm{MJ}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}. Au point triple, Δhsub=Δhfus+Δhvap\Delta h_\text{sub}=\Delta h_\text{fus}+\Delta h_\text{vap}.

Propriété — enthalpie d’un système diphasé. L’enthalpie étant extensive, un système de masse mm de titre en vapeur xvx_v vérifie H=mℓhℓ+mvhvH=m_\ell h_\ell+m_v h_v, soit

h=(1−xv) hℓ+xv hv=hℓ+xv Δhvap,h=(1-x_v)\,h_\ell+x_v\,h_v=h_\ell+x_v\,\Delta h_\text{vap},

où hℓh_\ell et hvh_v sont les enthalpies massiques du liquide saturant et de la vapeur saturante à la température considérée.

Figure 2 — Courbe de chauffage de 1 kg{1\,\mathrm{kg}} d’eau sous 1 bar{1\,\mathrm{bar}}, de −20∘C{-20{}^{\circ}\mathrm{C}} à 120∘C{120{}^{\circ}\mathrm{C}}. Les paliers correspondent aux changements d’état : pendant toute leur durée, le système reçoit de l’énergie sans que sa température varie. Les longueurs relatives parlent d’elles-mêmes : réchauffer la glace coûte 42 kJ{42\,\mathrm{kJ}}, la fondre 334 kJ{334\,\mathrm{kJ}}, porter l’eau de 0∘C{0{}^{\circ}\mathrm{C}} à 100∘C{100{}^{\circ}\mathrm{C}} 418 kJ{418\,\mathrm{kJ}}, et la vaporiser 2 256 kJ{2\,256\,\mathrm{kJ}} — soit cinq fois plus que le chauffage du liquide et sept fois plus que la fusion.

Méthode — bilan énergétique avec changement d’état. L’enthalpie étant une fonction d’état, on décompose le chemin en étapes élémentaires dont le bilan est connu, sans se préoccuper du chemin réel : paliers de chauffage (ΔH=m c ΔT\Delta H=m\,c\,\Delta T, une phase à la fois, avec le cc de cette phase) et paliers de changement d’état (ΔH=m Δh1→2\Delta H=m\,\Delta h_{1\to 2}, à température constante). Puis on somme. Il faut impérativement vérifier que chaque changement d’état va bien jusqu’à son terme : si l’énergie disponible ne suffit pas, l’état final est diphasé et c’est la masse convertie qui est l’inconnue, la température restant celle du palier.

7Calorimétrie

Définition. Un calorimètre est une enceinte calorifugée (Q=0Q=0 pour l’ensemble de son contenu) dont l’intérieur est à la pression atmosphérique constante : la transformation subie par le contenu est donc à la fois adiabatique et monobare, ce qui donne, par le bilan enthalpique,

 ΔHtotal=∑iΔHi=0 \boxed{\ \Delta H_\text{total}=\sum_i \Delta H_i=0\ }

Le vase calorimétrique et ses accessoires (agitateur, thermomètre, résistance) participent aux échanges : on les caractérise par une capacité thermique globale CcalC_\text{cal}, souvent donnée sous forme de valeur en eau μ\mu définie par Ccal=μ ceauC_\text{cal}=\mu\,c_\text{eau} — c’est la masse d’eau qui aurait la même capacité thermique.

Méthode — méthode des mélanges. Le calorimètre, de capacité CcalC_\text{cal}, contient une masse m1m_1 d’eau à l’équilibre thermique à T1T_1 ; on y introduit un corps de masse m2m_2, de capacité massique c2c_2, à la température T2T_2. L’ensemble évolue vers l’équilibre à TfT_f, et ΔHtotal=0\Delta H_\text{total}=0 s’écrit

(m1ceau+Ccal)(Tf−T1)+m2c2 (Tf−T2)=0⟹ Tf=(m1ceau+Ccal)T1+m2c2T2m1ceau+Ccal+m2c2 \bigl(m_1c_\text{eau}+C_\text{cal}\bigr)(T_f-T_1)+m_2c_2\,(T_f-T_2)=0\quad\Longrightarrow\quad \boxed{\ T_f=\frac{\bigl(m_1c_\text{eau}+C_\text{cal}\bigr)T_1+m_2c_2T_2}{m_1c_\text{eau}+C_\text{cal}+m_2c_2}\ }

TfT_f est une moyenne pondérée des températures initiales, les poids étant les capacités thermiques : elle est donc toujours comprise entre T1T_1 et T2T_2 — contrôle à faire systématiquement. Résolue en c2c_2, la même relation mesure une capacité thermique massique ; résolue en CcalC_\text{cal} avec deux masses d’eau, elle étalonne le calorimètre.

Attentionles trois fautes de calorimétrie

(i) Oublier CcalC_\text{cal} : le calorimètre se met à la température finale lui aussi, et sa capacité n’est pas négligeable. (ii) Oublier un palier de changement d’état : introduire de la glace à 0∘C{0{}^{\circ}\mathrm{C}}, c’est apporter m Δhfusm\,\Delta h_\text{fus} en plus du m ceau(Tf−0)m\,c_\text{eau}(T_f-0). (iii) Supposer la fusion totale sans la vérifier : si le calcul donne Tf<0∘CT_f<{0{}^{\circ}\mathrm{C}} alors qu’il reste de l’eau liquide, l’hypothèse est absurde et l’état final est en réalité le palier Tf=0∘CT_f={0{}^{\circ}\mathrm{C}} avec coexistence glace-eau.

8Complément numérique (Python)

Remarque. Le programme ne prévoit aucune capacité numérique exigible dans cette partie. Les deux fonctions ci-dessous servent à contrôler un travail calculé par intégration et une température finale de calorimétrie.

import numpy as np
from scipy.optimize import brentq

def travail(Pext, V1, V2, N=20000):        # W = - integrale de Pext dV
    V = np.linspace(V1, V2, N)             # Pext : fonction du volume
    return -np.trapezoid(Pext(V), V)

n, R, T = 1.0, 8.314, 300.0
print(travail(lambda V: n*R*T/V, 1.0e-3, 5.0e-3))   # -> -4014 J = -nRT ln 5
print(travail(lambda V: 1.0e5 + 0*V, 1.0e-3, 5.0e-3))  # -> -400 J (monobare)

ceau, cfer, Lf = 4180.0, 460.0, 334.0e3
def bilan(Tf, mg=0.050, m1=0.300, Ccal=85.0, T1=293.15):
    """Enthalpie totale : glace a 0 degC + eau a T1 + calorimetre."""
    return (mg*Lf + mg*ceau*(Tf-273.15)) + (m1*ceau + Ccal)*(Tf-T1)

print(brentq(bilan, 250.0, 300.0) - 273.15)         # -> 6.5 degC

9Démonstrations et résultats à savoir refaire

  • Travail élémentaire δW=−Pext ⁣dV\delta W=-P_\text{ext}\dd V : force pressante sur le piston, projection sur son déplacement,  ⁣dV=S ⁣dx\dd V=S\dd x.
  • Travail isotherme quasi statique d’un gaz parfait W=−nRTln⁡(V2/V1)W=-nRT\ln(V_2/V_1) : équilibre mécanique P=PextP=P_\text{ext}, équation d’état, intégration.
  • Interprétation géométrique du travail et signe sur un cycle selon le sens de parcours.
  • Bilan enthalpique monobare ΔH=QP\Delta H=Q_P : premier principe, W=−P0ΔVW=-P_0\Delta V, puis P1=P2=P0P_1=P_2=P_0.
  • Deuxième loi de Joule et relation de Mayer : H=U+nRTH=U+nRT pour un gaz parfait, dérivation par rapport à TT.
  • Négligeabilité du terme PVPV pour une phase condensée, par comparaison numérique.
  • Bilan de calorimétrie et expression de la température finale comme moyenne pondérée.
Savoir-faire
  • Définir le système adapté à la question posée et exploiter les conditions imposées par le milieu extérieur pour déterminer l’état d’équilibre final.
  • Classer une transformation (isochore, iso/monobare, iso/monotherme, adiabatique, quasi statique, réversible, cyclique) et en tirer les conséquences sur WW, QQ, ΔU\Delta U, ΔH\Delta H.
  • Évaluer le travail des forces de pression par découpage en travaux élémentaires et sommation sur un chemin donné ; l’interpréter géométriquement dans le diagramme de Clapeyron.
  • Distinguer qualitativement conduction, convection et rayonnement ; identifier un thermostat dans une situation expérimentale.
  • Écrire le premier principe pour un système fermé, entre deux états quelconques ou entre deux états voisins ; distinguer le statut de ΔU\Delta U de celui de WW et de QQ ; calculer QQ connaissant WW et ΔU\Delta U.
  • Écrire le premier principe sous forme de bilan d’enthalpie pour une transformation monobare avec équilibre mécanique initial et final.
  • Exprimer Um(T)U_\mathrm{m}(T) et Hm(T)H_\mathrm{m}(T) pour un gaz parfait, justifier h≈h(T)h\approx h(T) pour une phase condensée, citer ceau≈4,18×103 J⋅K−1⋅kg−1c_\text{eau}\approx{4{,}18\times10^{3}\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}.
  • Exploiter l’extensivité de UU et de HH et mener un bilan énergétique comportant une ou plusieurs transitions de phase, en vérifiant qu’elles sont complètes.
  • Mener un calcul de calorimétrie : température finale, capacité thermique massique, capacité thermique du calorimètre, enthalpie de fusion.
FormulaireLes relations à connaître par cœur
  • Travail : δW=−Pext  ⁣dV\delta W=-P_\text{ext}\,\dd V ; isochore W=0W=0 ; monobare W=−PextΔVW=-P_\text{ext}\Delta V ; quasi statique mécaniquement réversible W=−∫V1V2 ⁣P  ⁣dVW=-\displaystyle\int_{V_1}^{V_2}\! P\,\dd V ; isotherme quasi statique d’un gaz parfait W=−nRTln⁡V2V1=nRTln⁡P2P1W=-nRT\ln\dfrac{V_2}{V_1}=nRT\ln\dfrac{P_2}{P_1}.
  • Premier principe : ΔU=W+Q\Delta U=W+Q ;  ⁣dU=δW+δQ\dd U=\delta W+\delta Q ; adiabatique ΔU=W\Delta U=W ; cycle ΔU=0\Delta U=0 donc W=−QW=-Q.
  • Enthalpie : H=U+PVH=U+PV ; monobare avec équilibre mécanique aux extrémités ΔH=QP\Delta H=Q_P ; isochore ΔU=QV\Delta U=Q_V.
  • Gaz parfait : ΔU=CVΔT\Delta U=C_V\Delta T, ΔH=CPΔT\Delta H=C_P\Delta T ; CP−CV=nRC_P-C_V=nR ; γ=CP/CV\gamma=C_P/C_V ; CV=nRγ−1C_V=\dfrac{nR}{\gamma-1} ; CVm=32RC_{V\mathrm{m}}=\frac32 R et γ=53\gamma=\frac53 (monoatomique), 52R\frac52 R et γ=75\gamma=\frac75 (diatomique).
  • Phase condensée : ΔU≈ΔH=m c ΔT\Delta U\approx\Delta H=m\,c\,\Delta T ; ceau=4,18×103 J⋅K−1⋅kg−1c_\text{eau}={4{,}18\times10^{3}\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}, cglace=2,1×103 c_\text{glace}={2{,}1\times10^{3}\,}, cP(air)=1,0×103 c_P(\text{air})={1{,}0\times10^{3}\,} ; Dulong et Petit Cm≈25 J⋅K−1⋅mol−1C_\mathrm{m}\approx{25\,\mathrm{J}{\cdot}\mathrm{K}^{-1}{\cdot}\mathrm{mol}^{-1}}.
  • Transitions de phase : QP=m Δh1→2Q_P=m\,\Delta h_{1\to 2} ; Δhfus(glace)=334 kJ⋅kg−1\Delta h_\text{fus}(\text{glace})={334\,\mathrm{kJ}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}}, Δhvap(eau,100∘C)=2 256 kJ⋅kg−1\Delta h_\text{vap}(\text{eau},{100{}^{\circ}\mathrm{C}})={2\,256\,\mathrm{kJ}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}} ; h=hℓ+xvΔhvaph=h_\ell+x_v\Delta h_\text{vap}.
  • Calorimétrie : ∑iΔHi=0\sum_i\Delta H_i=0 ; Ccal=μ ceauC_\text{cal}=\mu\,c_\text{eau} ; TfT_f = moyenne des TiT_i pondérée par les capacités thermiques.
Pièges
  • Écrire W=−P ΔVW=-P\,\Delta V avec la pression du système alors que la transformation n’est ni isobare ni quasi statique : c’est PextP_\text{ext} qui intervient dans δW=−Pext ⁣dV\delta W=-P_\text{ext}\dd V.
  • Confondre monobare et isobare, monotherme et isotherme : « mono » parle de l’extérieur, « iso » du système.
  • Confondre adiabatique et isotherme ; croire que Q=0Q=0 entraîne ΔT=0\Delta T=0, ou que ΔT=0\Delta T=0 entraîne Q=0Q=0.
  • Traiter WW ou QQ comme des fonctions d’état : écrire ΔW\Delta W, ΔQ\Delta Q, ou « le travail contenu dans le gaz ».
  • Se tromper de signe du travail en compression : le système reçoit du travail, donc W>0W>0.
  • Utiliser ΔH=Q\Delta H=Q hors transformation monobare (par exemple sur une transformation isochore, où c’est ΔU=QV\Delta U=Q_V).
  • Tracer dans le diagramme de Clapeyron une transformation brutale (détente dans le vide, masse posée d’un coup) : le chemin n’y existe pas, et l’aire sous une courbe inventée n’a aucun sens.
  • Confondre CPC_P et CVC_V pour un gaz : l’écart nRnR n’est pas petit (40 %40\,\% pour un gaz diatomique). Pour une phase condensée, en revanche, les distinguer est inutile.
  • Utiliser ΔU=CVΔT\Delta U=C_V\Delta T pour un gaz réel, ou U=32nRTU=\frac32 nRT pour un gaz diatomique.
  • Oublier la capacité thermique du calorimètre, ou un palier de changement d’état, ou ne pas vérifier que ce changement d’état est complet.
  • Mélanger kelvins et degrés Celsius : les écarts de température sont identiques dans les deux échelles, mais toute formule contenant TT seul (gaz parfait) exige des kelvins.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

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Exercices de base

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Les bases : transformations, travail, premier principe, enthalpie, changements d’état, calorimétrie

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 h 30calculatrice autorisée

  1. Reconnaître une transformationDifficulté 1 sur 3
  2. Trois chemins, trois travauxDifficulté 1 sur 3
  3. Premier principe : six bilans élémentairesDifficulté 1 sur 3
  4. Chauffer un gaz parfait : à volume constant ou sous pression constanteDifficulté 1 sur 3
  5. La détente de Joule–Gay-LussacDifficulté 2 sur 3
  6. Un cycle rectangulaire dans le diagramme de ClapeyronDifficulté 2 sur 3
  7. La bouilloireDifficulté 1 sur 3
  8. Bilans avec changement d’étatDifficulté 1 sur 3
  9. Calorimétrie : la méthode des mélangesDifficulté 2 sur 3
  10. De la glace dans le calorimètreDifficulté 2 sur 3
  11. Un piston que l’on charge brutalementDifficulté 2 sur 3
  12. Complément numériqueDifficulté 1 sur 3
2

Exercices d'application

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Applications : irréversibilité et travail, cycles, calorimétrie expérimentale, bilans avec changement d’état

9 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3 à Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Comprimer en une, deux, puis NN étapesDifficulté 2 sur 3
  2. Un cycle moteur à trois étapesDifficulté 3 sur 3
  3. Lire un diagramme de ClapeyronDifficulté 2 sur 3
  4. Une détermination calorimétrique complèteDifficulté 2 sur 3
  5. Vaporiser sous pressionDifficulté 3 sur 3
  6. Deux compartiments, une paroiDifficulté 3 sur 3
  7. Le ballon d’eau chaudeDifficulté 2 sur 3
  8. Une résistance chauffante sous un pistonDifficulté 3 sur 3
  9. Combien coûte une douche ? (problème ouvert)Difficulté 3 sur 3
3

Interrogation A

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Transformations, travail des forces de pression, premier principe, enthalpie, calorimétrie

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Un gaz parfait sous un piston7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. De la glace dans un calorimètre7 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Quasi-staticité, cycle dans le diagramme de Clapeyron, bilan enthalpique avec changement d’état

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Un cycle moteur7 ptsDifficulté 3 sur 3
  3. Un radiateur à vapeur7 ptsDifficulté 3 sur 3
5

Approfondissement

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Sept problèmes pour aller au bout du premier principe

7 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hcalculatrice autorisée

  1. La loi de Laplace, par le seul premier principeDifficulté 3 sur 3
  2. L’expérience de Joule : l’équivalent mécanique de la calorieDifficulté 3 sur 3
  3. Un calorimètre qui fuitDifficulté 3 sur 3
  4. La pente de la courbe de saturation (hors programme)Difficulté 3 sur 3
  5. L’eau en surfusionDifficulté 3 sur 3
  6. Deux gaz séparés par un piston adiabatiqueDifficulté 3 sur 3
  7. La méthode de Clément-DesormesDifficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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La vapeur d’eau, de la chaudière au condenseur

Durée : 3 h 30calculatrice autorisée3 partiesbarème indicatif sur 20

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral

1 question de cours4 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 3 sur 3environ 20 min{20\,\mathrm{min}} par exercice

  1. Question de coursDifficulté 1 sur 3
  2. La casseroleDifficulté 1 sur 3
  3. Comprimer de l’airDifficulté 2 sur 3
  4. Un glaçon dans le calorimètreDifficulté 2 sur 3
  5. On retire les calesDifficulté 3 sur 3

Prépa · Physique-chimie : les 26 chapitres

  1. Mesures et incertitudes
  2. Optique géométrique
  3. Circuits dans l’ARQS
  4. Circuits du premier ordre
  5. Oscillateurs libres et forcés
  6. Filtrage linéaire
  7. Propagation et interférences
  8. Cinématique du point
  9. Lois de Newton
  10. Énergétique du point
  11. Particules chargées
  12. Transformations de la matière
  13. Cinétique chimique
  14. Structure des entités chimiques
  15. Moment cinétique et forces centrales
  16. Mouvement d’un solide
  17. Système thermodynamique
  18. Premier principe
  19. Deuxième principe
  20. Machines thermiques
  21. Champ magnétique et forces de Laplace
  22. Induction
  23. Physique quantique
  24. Solides cristallins
  25. Acide-base et précipitation
  26. Oxydo-réduction et diagrammes E-pH