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MPSI · Physique-chimie · Mouvements et interactions · Chapitre 9

Lois de Newton

Fiche de cours17 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

1Masse et quantité de mouvement

Définition. La masse mm d’un système est une grandeur scalaire positive, additive, qui mesure son inertie, c’est-à-dire sa résistance à toute variation de vitesse. Elle s’exprime en kilogrammes et, en mécanique classique, elle est indépendante du référentiel et du mouvement.

Propriété — conservation de la masse. Un système est dit fermé s’il n’échange pas de matière avec l’extérieur. La masse d’un système fermé est constante au cours du temps : si le système se scinde en plusieurs parties, ou si plusieurs parties se réunissent, la somme des masses est inchangée. C’est cette propriété qui autorise à écrire mm devant la dérivée dans la deuxième loi.

Définition. La quantité de mouvement d’un point matériel MM de masse mm et de vitesse v⃗(M)\vv{v}(M) dans le référentiel R\mathcal{R} est

p⃗(M)/R=m v⃗(M)/R(kg⋅m⋅s−1).\vv{p}(M)_{/\mathcal{R}}=m\,\vv{v}(M)_{/\mathcal{R}}\qquad ({\mathrm{kg}{\cdot}\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}).

Pour un système SS de NN points matériels MiM_i de masses mim_i, la quantité de mouvement est additive :

p⃗(S)=∑i=1Nmi v⃗(Mi).\vv{p}(S)=\sum_{i=1}^{N}m_i\,\vv{v}(M_i).

Définition. Le centre de masse (ou centre d’inertie) GG d’un système de points MiM_i est le point défini par

(∑imi)OG→=∑imi OMi→,soit∑imi GMi→=0⃗.\left(\sum_i m_i\right)\vect{OG}=\sum_i m_i\,\vect{OM_i},\qquad\text{soit}\qquad \sum_i m_i\,\vect{GM_i}=\vv{0}.

La seconde écriture montre que GG ne dépend pas du point OO choisi.

Théorème — quantité de mouvement et centre de masse. Pour un système fermé de masse totale m=∑imim=\sum_i m_i,

 p⃗(S)=m v⃗(G) \boxed{\ \vv{p}(S)=m\,\vv{v}(G)\ }

Démonstration (exigible pour deux points). Soit OO un point fixe de R\mathcal{R} et deux points M1,M2M_1,M_2 de masses m1,m2m_1,m_2. Par définition de GG, (m1+m2)OG→=m1OM1→+m2OM2→(m_1+m_2)\vect{OG}=m_1\vect{OM_1}+m_2\vect{OM_2}. Les masses étant constantes (système fermé), on dérive cette égalité par rapport au temps dans R\mathcal{R} :

(m1+m2)  ⁣dOG→ ⁣dt=m1  ⁣dOM1→ ⁣dt+m2  ⁣dOM2→ ⁣dt,c’est-aˋ-dire(m1+m2) v⃗(G)=m1v⃗1+m2v⃗2=p⃗(S).(m_1+m_2)\,\frac{\dd\vect{OG}}{\dd t}=m_1\,\frac{\dd\vect{OM_1}}{\dd t}+m_2\,\frac{\dd\vect{OM_2}}{\dd t},\qquad\text{c'est-à-dire}\qquad (m_1+m_2)\,\vv{v}(G)=m_1\vv{v}_1+m_2\vv{v}_2=\vv{p}(S).

Le cas de NN points est identique. La constance des masses est l’hypothèse essentielle : sans elle, la dérivation ferait apparaître des termes m˙iOMi→\dot m_i\vect{OM_i}.

Remarque. L’étude du mouvement d’ensemble d’un système déformable (gymnaste, fusée de feu d’artifice qui explose, chaîne) se ramène donc à celle d’un point matériel GG affecté de la masse totale.

2Les trois lois de Newton

Définition. Un référentiel R\mathcal{R} est galiléen si le principe d’inertie y est vérifié. Cette définition est expérimentale : aucun référentiel n’est galiléen « par nature », on ne peut que constater qu’il l’est à la précision et pour la durée de l’expérience considérée.

Théorème — première loi — principe d’inertie. Il existe des référentiels, dits galiléens, dans lesquels tout point matériel isolé (soumis à aucune force) ou pseudo-isolé (soumis à des forces de somme nulle) est en mouvement rectiligne uniforme — la vitesse v⃗\vv{v} est un vecteur constant, éventuellement nul.

Propriété — relativité galiléenne. Si R\mathcal{R} est galiléen, un référentiel R′\mathcal{R}' est galiléen si et seulement si il est en translation rectiligne uniforme par rapport à R\mathcal{R}. Tous les référentiels galiléens sont alors équivalents : les lois de la mécanique y prennent la même forme.

Notation. Référentiels galiléens usuels, par qualité décroissante : héliocentrique (centre du Soleil, axes vers des étoiles lointaines), géocentrique (centre de la Terre, axes du précédent, galiléen sur quelques heures), terrestre (lié au sol, galiléen si l’on néglige la rotation de la Terre — ce qui suffit à presque toute expérience de laboratoire).

Théorème — deuxième loi — loi fondamentale de la dynamique. Dans un référentiel galiléen R\mathcal{R}, pour un point matériel de masse mm constante soumis aux forces F⃗k\vv{F}_k :

  ⁣dp⃗ ⁣dt=∑kF⃗k soit, puisque m est constante m a⃗=∑kF⃗k \boxed{\ \frac{\dd\vv{p}}{\dd t}=\sum_k\vv{F}_k\ }\qquad\text{soit, puisque }m\text{ est constante}\qquad \boxed{\ m\,\vv{a}=\sum_k\vv{F}_k\ }

Pour un système fermé de masse mm et de centre de masse GG, la même relation vaut avec a⃗(G)\vv{a}(G) et la somme des forces extérieures seulement : les forces intérieures se compensent deux à deux par la troisième loi.

Théorème — troisième loi — actions réciproques. Deux points matériels AA et BB en interaction exercent l’un sur l’autre des forces opposées et portées par la droite (AB)(AB) :

F⃗A→B=−F⃗B→A,F⃗A→B∥AB→.\vv{F}_{A\to B}=-\vv{F}_{B\to A},\qquad \vv{F}_{A\to B}\parallel\vect{AB}.
AttentionL’erreur la plus fréquente de tout le chapitre

Les deux forces de la troisième loi ne s’appliquent pas au même système : l’une agit sur AA, l’autre sur BB. Elles ne peuvent donc jamais être additionnées dans un même bilan des forces, et elles ne « s’annulent » jamais. Le poids d’un livre posé sur une table et la réaction de la table sur le livre sont deux forces opposées, mais ce n’est pas la troisième loi : elles s’appliquent toutes deux au livre, et leur somme est nulle parce que le livre est en équilibre.

3Catalogue des forces usuelles

Propriété — gravitation. Deux points matériels de masses mAm_A et mBm_B, distants de rr, s’attirent :

F⃗A→B=−G mA mBr2 u⃗A→B,G=6,67×10−11 m3⋅kg−1⋅s−2,\vv{F}_{A\to B}=-\frac{G\,m_A\,m_B}{r^{2}}\,\vv{u}_{A\to B},\qquad G={6{,}67\times10^{-11}\,\mathrm{m}^{3}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}},

où u⃗A→B\vv{u}_{A\to B} est le vecteur unitaire de AA vers BB : le signe −- traduit le caractère attractif.

Propriété — poids et champ de pesanteur uniforme. Au voisinage de la surface de la Terre, la force de gravitation exercée par la Terre sur un point de masse mm s’écrit P⃗=m g⃗\vv{P}=m\,\vv{g}, avec

g=G MTRT 2=9,81 m⋅s−2(MT=5,97×1024 kg, RT=6 370 km).g=\frac{G\,M_T}{R_T^{\,2}}={9{,}81\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}}\quad (M_T={5{,}97\times10^{24}\,\mathrm{kg}},\ R_T={6\,370\,\mathrm{km}}).

Le modèle du champ de pesanteur uniforme consiste à supposer g⃗\vv{g} indépendant du point : il est légitime tant que l’altitude et l’extension horizontale du mouvement restent très petites devant RTR_T. Avec u⃗z\vv{u}_z vertical ascendant, g⃗=−g u⃗z\vv{g}=-g\,\vv{u}_z.

Propriété — réaction d’un support. Un support exerce sur un point en contact une force R⃗=R⃗N+R⃗T\vv{R}=\vv{R}_N+\vv{R}_T, somme d’une composante normale R⃗N\vv{R}_N (perpendiculaire au support, dirigée du support vers le mobile) et d’une composante tangentielle R⃗T\vv{R}_T, qui traduit le frottement. Un contact est dit sans frottement lorsque R⃗T=0⃗\vv{R}_T=\vv{0} : R⃗\vv{R} est alors normale au support. RNR_N est une inconnue du problème : elle s’élimine ou se détermine à la fin.

Propriété — tension d’un fil. Un fil inextensible, sans masse et parfaitement souple tendu exerce sur le point auquel il est attaché une force T⃗\vv{T} portée par le fil et dirigée du point vers le fil, de norme T⩾0T\geq 0. C’est une inconnue supplémentaire : elle s’élimine par projection, ou se détermine avec l’équation restante. Un fil ne peut que tirer : si le calcul donne T<0T<0, c’est que le fil s’est détendu et que le modèle ne vaut plus.

Propriété — force de rappel d’un ressort. Un ressort de raideur k>0k>0 (N⋅m−1{\mathrm{N}{\cdot}\mathrm{m}^{-1}}) et de longueur à vide ℓ0\ell_0, dont une extrémité est fixée en AA et l’autre au point MM, exerce sur MM la force

F⃗=−k (ℓ−ℓ0) u⃗A→M,ℓ=AM.\vv{F}=-k\,(\ell-\ell_0)\,\vv{u}_{A\to M},\qquad \ell=AM.

Elle est dirigée vers l’intérieur si le ressort est étiré (ℓ>ℓ0\ell>\ell_0), vers l’extérieur s’il est comprimé (ℓ<ℓ0\ell<\ell_0) : le ressort rappelle toujours vers sa longueur naturelle. Pour un ressort horizontal repéré par l’écart x=ℓ−ℓ0x=\ell-\ell_0 à sa longueur à vide, F⃗=−k x u⃗x\vv{F}=-k\,x\,\vv{u}_x.

Propriété — frottement fluide. Un fluide exerce sur un solide en mouvement à la vitesse v⃗\vv{v} une force qui s’oppose toujours au mouvement relatif. Deux modèles :

reˊgime lineˊaire (faible vitesse) :f⃗=−h v⃗,reˊgime quadratique (grande vitesse) :f⃗=−β v v⃗,\text{régime \cle{linéaire} (faible vitesse) :}\quad \vv{f}=-h\,\vv{v},\qquad\qquad \text{régime \cle{quadratique} (grande vitesse) :}\quad \vv{f}=-\beta\,v\,\vv{v},

avec h>0h>0 en kg⋅s−1{\mathrm{kg}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}} et β>0\beta>0 en kg⋅m−1{\mathrm{kg}{\cdot}\mathrm{m}^{-1}}, et v=∥v⃗∥v=\norme{\vv{v}}. Dans les deux cas f⃗\vv{f} est colinéaire à v⃗\vv{v} et de sens opposé. Le modèle linéaire décrit les petits objets lents (loi de Stokes h=6πηah=6\pi\eta a pour une sphère de rayon aa dans un fluide de viscosité η\eta) ; le modèle quadratique décrit les objets usuels dans l’air (β=12ρ Cx S\beta=\frac12\rho\,C_x\,S, avec SS la section frontale et CxC_x le coefficient de traînée, de l’ordre de 11).

Notation. Le programme note −k v v⃗-k\,v\,\vv{v} la force quadratique ; nous écrivons −β v v⃗-\beta\,v\,\vv{v} pour réserver la lettre kk à la raideur d’un ressort.

Remarque. Pour compléter le catalogue : une charge qq subit la force de Lorentz F⃗=q E⃗+q v⃗∧B⃗\vv{F}=q\,\vv{E}+q\,\vv{v}\wedge\vv{B}, dont l’étude fait l’objet du chapitre 11. Pour un électron dans 103 V⋅m−1{10^{3}\,\mathrm{V}{\cdot}\mathrm{m}^{-1}}, le rapport de la force électrique au poids vaut ∼1013\sim 10^{13} : le poids d’une particule chargée est presque toujours négligeable.

4La méthode de résolution : cinq étapes, toujours les mêmes

Méthode — mise en équation. (i) Définir le système étudié — un point matériel, ou le centre de masse d’un solide — et le dire explicitement. (ii) Choisir le référentiel et le supposer galiléen en le justifiant d’un mot. (iii) Faire le bilan des forces extérieures et le représenter sur un schéma, chaque vecteur partant du point. (iv) Choisir le système de coordonnées adapté au nombre de degrés de liberté et à la géométrie (cartésiennes pour une trajectoire plane sans contrainte, cylindriques dès qu’il y a une rotation ou une distance fixée), écrire la deuxième loi vectoriellement, puis la projeter sur les vecteurs de la base. (v) Exploiter : éliminer les inconnues de liaison (TT, RNR_N), obtenir une équation différentielle par degré de liberté, l’intégrer avec les conditions initiales.

AttentionTrois réflexes

Le nombre d’équations scalaires obtenues vaut la dimension de l’espace, pas le nombre de degrés de liberté : les équations « en trop » donnent les inconnues de liaison. — On projette sur une base orthonormée et l’on ne change pas de base en cours de calcul. — Dans a⃗=(r¨−rθ˙ 2)u⃗r+(rθ¨+2r˙θ˙)u⃗θ+z¨ u⃗z\vv{a}=(\ddot r-r\dot\theta^{\,2})\vv{u}_r+(r\ddot\theta+2\dot r\dot\theta)\vv{u}_\theta+\ddot z\,\vv{u}_z, les termes −rθ˙ 2-r\dot\theta^{\,2} et 2r˙θ˙2\dot r\dot\theta sont des termes d’accélération, jamais des forces.

5Mouvement dans un champ de pesanteur uniforme, sans frottement

Théorème — chute libre. Un point matériel de masse mm soumis à son seul poids, dans un référentiel galiléen, vérifie ma⃗=mg⃗m\vv{a}=m\vv{g}, soit

 a⃗=g⃗ \boxed{\ \vv{a}=\vv{g}\ }

L’accélération est indépendante de la masse : tous les corps tombent de la même façon. Le mouvement est à vecteur accélération constant. Avec u⃗z\vv{u}_z vertical ascendant, une vitesse initiale v⃗0\vv{v}_0 faisant l’angle α\alpha avec l’horizontale u⃗x\vv{u}_x et une position initiale à l’origine :

{x˙=v0cos⁡αz˙=−g t+v0sin⁡α{x(t)=v0cos⁡α tz(t)=−12g t2+v0sin⁡α t\begin{cases}\dot x=v_0\cos\alpha\\ \dot z=-g\,t+v_0\sin\alpha\end{cases} \qquad \begin{cases}x(t)=v_0\cos\alpha\ t\\ z(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_0\sin\alpha\ t\end{cases}

Propriété — trajectoire, flèche, portée. En éliminant tt entre les deux équations horaires (t=x/(v0cos⁡α)t=x/(v_0\cos\alpha), licite si α≠π/2\alpha\neq\pi/2) :

z(x)=−g2 v0 2cos⁡2α  x2+tan⁡α  x :la trajectoire est une parabole d’axe vertical.z(x)=-\frac{g}{2\,v_0^{\,2}\cos^{2}\alpha}\;x^{2}+\tan\alpha\;x\ :\quad \text{la trajectoire est une \cle{parabole} d'axe vertical.}

La flèche HH (altitude maximale, atteinte lorsque z˙=0\dot z=0) et la portée DD (abscisse du retour à z=0z=0) valent

 H=v0 2sin⁡2α2g  D=v0 2sin⁡(2α)g \boxed{\ H=\frac{v_0^{\,2}\sin^{2}\alpha}{2g}\ }\qquad\qquad \boxed{\ D=\frac{v_0^{\,2}\sin(2\alpha)}{g}\ }

La portée est maximale pour α=π/4\alpha=\pi/4, et deux angles complémentaires α\alpha et π/2−α\pi/2-\alpha donnent la même portée. Durée du vol : tv=2v0sin⁡α/gt_v=2v_0\sin\alpha/g.

Figure 1 — Tirs à v0=20 m⋅s−1v_0={20\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}} : 25∘{25^{\circ}} et 65∘{65^{\circ}} ont la même portée.

Exempletir à 20 m⋅s−1{20\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}} sous 40∘{40^{\circ}}

D=202sin⁡80∘9,81=40 mD=\dfrac{20^{2}\sin{80^{\circ}}}{9{,}81}={40\,\mathrm{m}}, H=202sin⁡240∘2×9,81=8,4 mH=\dfrac{20^{2}\sin^{2}{40^{\circ}}}{2\times 9{,}81}={8{,}4\,\mathrm{m}} et tv=2,6 st_v={2{,}6\,\mathrm{s}}. Un lancer de poids réel porte à 20 m{20\,\mathrm{m}} environ : le modèle sans frottement reste raisonnable pour un objet dense et lent, il devient très faux pour une balle de tennis.

6Mouvement avec frottement fluide : exploiter sans résoudre

Théorème — chute verticale, frottement linéaire. Avec u⃗z\vv{u}_z descendant et le seul poids et frottement −hv⃗-h\vv{v}, la projection de ma⃗=mg⃗−hv⃗m\vv{a}=m\vv{g}-h\vv{v} donne

m  ⁣dv ⁣dt=m g−h v,soit  ⁣dv ⁣dt+vτ=g avecτ=mh.m\,\frac{\dd v}{\dd t}=m\,g-h\,v,\qquad\text{soit}\qquad \boxed{\ \frac{\dd v}{\dd t}+\frac{v}{\tau}=g\ }\quad\text{avec}\quad \tau=\frac{m}{h}.

Propriété — vitesse limite et temps caractéristique. La vitesse limite vℓv_\ell s’obtient sans résoudre, en cherchant le régime permanent  ⁣dv/ ⁣dt=0\dd v/\dd t=0 :

 vℓ=m gh=g τ (lineˊaire) vℓ=m gβ etτ=vℓg(quadratique).\boxed{\ v_\ell=\frac{m\,g}{h}=g\,\tau\ }\qquad\text{(linéaire)}\qquad\qquad \boxed{\ v_\ell=\sqrt{\frac{m\,g}{\beta}}\ }\quad\text{et}\quad \tau=\frac{v_\ell}{g}\qquad\text{(quadratique)}.

τ\tau est le temps caractéristique d’établissement du régime limite ; le régime permanent est atteint au bout de quelques τ\tau. La distance parcourue pendant l’établissement est de l’ordre de vℓτv_\ell\tau.

Méthode — équation adimensionnée. On pose V=vvℓV=\dfrac{v}{v_\ell} et s=tτs=\dfrac{t}{\tau}. L’équation devient, sans aucun paramètre :

lineˊaire : ⁣dV ⁣ds=1−V ;quadratique : ⁣dV ⁣ds=1−V2.\text{linéaire :}\quad \frac{\dd V}{\dd s}=1-V\ ;\qquad\qquad \text{quadratique :}\quad \frac{\dd V}{\dd s}=1-V^{2}.

Une seule courbe décrit donc toutes les chutes du même modèle : c’est tout l’intérêt de l’adimensionnement. On lit sur cette courbe universelle, sans calcul, la durée de la phase transitoire et l’écart à la vitesse limite.

Propriété — lecture qualitative d’une équation différentielle. Sans la résoudre, on tire de  ⁣dv/ ⁣dt=g−v/τ\dd v/\dd t=g-v/\tau : la pente initiale  ⁣dv/ ⁣dt(0)=g\dd v/\dd t(0)=g (le frottement est négligeable au démarrage, la chute commence comme une chute libre) ; le signe de  ⁣dv/ ⁣dt\dd v/\dd t (positif si v<vℓv<v_\ell, négatif si v>vℓv>v_\ell), donc la croissance monotone vers vℓv_\ell et la stabilité de ce régime ; la concavité (la courbe est concave). L’intersection de la tangente à l’origine avec l’asymptote v=vℓv=v_\ell a pour abscisse τ\tau.

Figure 2 — Les deux chutes adimensionnées. Même tangente initiale de pente 11, même asymptote V=1V=1 ; le régime quadratique converge plus vite (V(τ)=0,76V(\tau)=0{,}76 contre 0,630{,}63).

Méthode — capacité numérique : méthode d’Euler. L’équation  ⁣dv/ ⁣dt=g−βv2/m\dd v/\dd t=g-\beta v^{2}/m n’est pas linéaire : on la résout numériquement. Le schéma d’Euler explicite, avec un pas hph_p petit devant τ\tau, s’écrit vk+1=vk+hp g(1−(vk/vℓ)2)v_{k+1}=v_k+h_p\,g\bigl(1-(v_k/v_\ell)^{2}\bigr) :

import numpy as np
g, m, beta = 9.81, 80.0, 0.259        # parachutiste, chute libre bras en croix
vl = np.sqrt(m * g / beta)            # vitesse limite (m/s)
tau = vl / g                          # temps caracteristique (s)
hp = tau / 200                        # pas : petit devant tau
t = np.arange(0.0, 6 * tau, hp)
v = np.zeros(len(t))                  # v[0] = 0 : depart au repos
z = np.zeros(len(t))                  # distance de chute
for k in range(len(t) - 1):
    v[k + 1] = v[k] + hp * g * (1 - (v[k] / vl) ** 2)
    z[k + 1] = z[k] + hp * v[k]

Remarque. On exploite ensuite la simulation : lecture de la vitesse à une date donnée, de la date à laquelle vv atteint 99 %99\,\% de vℓv_\ell, de la distance de chute, comparaison à la chute libre v=gtv=gt. Contrôle indispensable : diviser le pas par deux et vérifier que le résultat ne change pas.

7Oscillateur mécanique et pendule simple

Théorème — masse-ressort horizontal. Un point MM de masse mm glisse sans frottement sur un axe horizontal (Ox)(Ox), rappelé par un ressort de raideur kk et de longueur à vide ℓ0\ell_0 fixé en OO. On repère MM par x=ℓ−ℓ0x=\ell-\ell_0. Les forces sont le poids −mgu⃗z-mg\vv{u}_z, la réaction normale RNu⃗zR_N\vv{u}_z et le rappel −kx u⃗x-kx\,\vv{u}_x. La deuxième loi projetée donne

sur u⃗x: mx¨=−k x ⟹  x¨+ω0 2x=0,ω0=km sur u⃗z: 0=RN−mg ⟹ RN=mg.\text{sur }\vv{u}_x:\ m\ddot x=-k\,x\ \Longrightarrow\ \boxed{\ \ddot x+\omega_0^{\,2}x=0,\quad \omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}}\ } \qquad\text{sur }\vv{u}_z:\ 0=R_N-mg\ \Longrightarrow\ R_N=mg.

C’est l’oscillateur harmonique du chapitre 5 : T0=2πm/kT_0=2\pi\sqrt{m/k}, indépendante de l’amplitude (isochronisme).

Théorème — masse-ressort vertical. Pour un ressort vertical, le poids ne fait que déplacer la position d’équilibre sans changer la pulsation. En repérant MM par son allongement X=ℓ−ℓ0X=\ell-\ell_0 mesuré vers le bas, mX¨=mg−kXm\ddot X=mg-kX ; la position d’équilibre est Xeq=mg/kX_{\text{eq}}=mg/k et, en posant u=X−Xequ=X-X_{\text{eq}},

u¨+ω0 2u=0,ω0=kmcomme aˋ l’horizontale.\ddot u+\omega_0^{\,2}u=0,\qquad \omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}}\quad\text{comme à l'horizontale.}

Méthode à retenir : repérer le mobile par son écart à la position d’équilibre fait disparaître le poids de l’équation.

Théorème — pendule simple. Un point MM de masse mm est suspendu en OO par un fil inextensible sans masse de longueur ℓ\ell ; on repère sa position par l’angle θ\theta du fil avec la verticale descendante. Le mouvement étant circulaire de rayon ℓ\ell, on travaille en coordonnées polaires (u⃗r,u⃗θ)(\vv{u}_r,\vv{u}_\theta) d’origine OO, avec r=ℓr=\ell constant, donc a⃗=−ℓθ˙ 2u⃗r+ℓθ¨ u⃗θ\vv{a}=-\ell\dot\theta^{\,2}\vv{u}_r+\ell\ddot\theta\,\vv{u}_\theta. Les forces sont le poids mg⃗m\vv{g}, de composantes mgcos⁡θ u⃗r−mgsin⁡θ u⃗θmg\cos\theta\,\vv{u}_r-mg\sin\theta\,\vv{u}_\theta, et la tension T⃗=−T u⃗r\vv{T}=-T\,\vv{u}_r. La deuxième loi se projette en

sur u⃗θ:m ℓ θ¨=−m g sin⁡θ ⟹  θ¨+gℓ sin⁡θ=0 sur u⃗r:−m ℓ θ˙ 2=m gcos⁡θ−T.\text{sur }\vv{u}_\theta:\quad m\,\ell\,\ddot\theta=-m\,g\,\sin\theta\ \Longrightarrow\ \boxed{\ \ddot\theta+\frac{g}{\ell}\,\sin\theta=0\ } \qquad\qquad \text{sur }\vv{u}_r:\quad -m\,\ell\,\dot\theta^{\,2}=m\,g\cos\theta-T .

La projection sur u⃗θ\vv{u}_\theta élimine la tension et donne l’équation du mouvement ; celle sur u⃗r\vv{u}_r donne ensuite T=m(gcos⁡θ+ℓθ˙ 2)T=m\bigl(g\cos\theta+\ell\dot\theta^{\,2}\bigr). L’équation du mouvement est non linéaire : elle ne se résout pas avec les fonctions usuelles.

Théorème — approximation des petites oscillations. Si ∣θ∣≪1\abs{\theta}\ll 1 rad, sin⁡θ=θ+O(θ3)≈θ\sin\theta=\theta+O(\theta^{3})\approx\theta et l’équation devient celle d’un oscillateur harmonique :

θ¨+ω0 2θ=0, ω0=gℓ  T0=2πℓg \ddot\theta+\omega_0^{\,2}\theta=0,\qquad \boxed{\ \omega_0=\sqrt{\frac{g}{\ell}}\ }\qquad \boxed{\ T_0=2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}}\ }

La période ne dépend ni de la masse, ni de l’amplitude : c’est l’isochronisme des petites oscillations. Validité : l’erreur relative sur sin⁡θ\sin\theta vaut θ2/6\theta^{2}/6, soit 0,5 %0{,}5\,\% pour θ0=10∘\theta_0={10^{\circ}} et 2 %2\,\% pour θ0=20∘\theta_0={20^{\circ}}. Au-delà, la période augmente avec l’amplitude (non-isochronisme), ce que seule une résolution numérique met en évidence.

Figure 3 — Pendule simple

Exemplemesurer gg avec un pendule

Un fil de longueur ℓ=0,80 m\ell={0{,}80\,\mathrm{m}} lâché à 8∘{8^{\circ}} donne T0=2π0,80/9,81=1,79 sT_0=2\pi\sqrt{0{,}80/9{,}81}={1{,}79\,\mathrm{s}}. Inversement, chronométrer 2020 périodes (pour diviser par 2020 l’incertitude sur le repérage des dates) et utiliser g=4π2ℓ/T0 2g=4\pi^{2}\ell/T_0^{\,2} fournit gg à mieux que 1 %1\,\% : c’est l’une des mesures les plus précises réalisables avec un fil et un chronomètre.

AttentionLes deux fautes du pendule

Écrire θ¨+gℓθ=0\ddot\theta+\frac{g}{\ell}\theta=0 sans avoir énoncé l’hypothèse ∣θ∣≪1\abs{\theta}\ll 1. — Utiliser T0=2πℓ/gT_0=2\pi\sqrt{\ell/g} pour une amplitude de 60∘{60^{\circ}} : la période réelle y est déjà 7 %7\,\% plus grande.

8Mouvement avec liaison

Méthode — point astreint à rester sur une courbe ou une surface. La liaison réduit le nombre de degrés de liberté et introduit une force de liaison inconnue (réaction R⃗N\vv{R}_N, tension T⃗\vv{T}). On choisit les coordonnées qui rendent la liaison triviale : r=ℓr=\ell pour un pendule, z=0z=0 pour un mouvement dans un plan horizontal, un axe le long de la ligne de plus grande pente pour un plan incliné. On projette alors sur la direction tangente au mouvement pour obtenir l’équation du mouvement débarrassée de la force de liaison, puis sur la direction normale pour calculer celle-ci.

Exempleplan incliné sans frottement

Un point de masse mm glisse sans frottement sur un plan incliné d’angle α\alpha. Avec u⃗x\vv{u}_x le long de la ligne de plus grande pente descendante et u⃗y\vv{u}_y normale sortante : mx¨=mgsin⁡αm\ddot x=mg\sin\alpha et 0=RN−mgcos⁡α0=R_N-mg\cos\alpha. Donc a⃗\vv{a} est constante, a=gsin⁡αa=g\sin\alpha, indépendante de la masse, et RN=mgcos⁡αR_N=mg\cos\alpha. Pour α=20∘\alpha={20^{\circ}}, a=3,4 m⋅s−2a={3{,}4\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}} : après 2,0 m{2{,}0\,\mathrm{m}} de descente, v=2aL=3,7 m⋅s−1v=\sqrt{2aL}={3{,}7\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}.

Exemplemobile en rotation : la perle sur une tige

Une perle enfilée sur une tige horizontale tournant à ω\omega constant autour d’un axe vertical, sans frottement, est décrite en coordonnées cylindriques avec θ=ωt\theta=\omega t et z=0z=0. La réaction de la tige est orthogonale à celle-ci, donc portée par u⃗θ\vv{u}_\theta et u⃗z\vv{u}_z. La projection sur u⃗r\vv{u}_r donne m(r¨−rω2)=0m(\ddot r-r\omega^{2})=0, soit r¨=ω2r\ddot r=\omega^{2}r : la perle s’éloigne exponentiellement, r(t)=r0ch⁡(ωt)r(t)=r_0\operatorname{ch}(\omega t) si r˙(0)=0\dot r(0)=0. La projection sur u⃗θ\vv{u}_\theta donne ensuite Rθ=2mωr˙R_\theta=2m\omega\dot r.

9Démonstrations à savoir refaire

  • p⃗=mv⃗G\vv{p}=m\vv{v}_G pour deux points : dériver la définition de GG, en invoquant la constance des masses.
  • Équations horaires et trajectoire de la chute libre ; en déduire flèche, portée, angle de portée maximale.
  • Équation du mouvement d’une chute avec frottement (linéaire et quadratique), vitesse limite sans résolution, équation adimensionnée.
  • Équation du pendule simple : coordonnées polaires, projection sur u⃗θ\vv{u}_\theta (qui élimine TT), puis sur u⃗r\vv{u}_r (qui donne TT).
  • Linéarisation sin⁡θ≈θ\sin\theta\approx\theta et période des petites oscillations ; estimation du domaine de validité.
  • Masse-ressort vertical : la position d’équilibre se déplace de mg/kmg/k, la pulsation ne change pas.
  • Plan incliné : a=gsin⁡αa=g\sin\alpha et RN=mgcos⁡αR_N=mg\cos\alpha ; g=GMT/RT 2g=GM_T/R_T^{\,2} à partir de la loi de gravitation.

10Savoir-faire du chapitre

Savoir-faire
  • Définir un système, un référentiel, le supposer galiléen en le justifiant.
  • Faire un bilan des forces complet et le représenter sur un schéma orienté ; distinguer forces extérieures et intérieures.
  • Reconnaître, dans un couple de forces, si la troisième loi est en jeu ou s’il s’agit d’un équilibre.
  • Calculer p⃗\vv{p} et la position de GG ; exploiter p⃗=mv⃗G\vv{p}=m\vv{v}_G et la conservation de p⃗\vv{p} pour un système pseudo-isolé.
  • Projeter la deuxième loi dans la base adaptée, éliminer les forces de liaison, obtenir l’équation du mouvement.
  • Traiter complètement un tir dans le champ de pesanteur uniforme : trajectoire, flèche, portée, durée.
  • Déterminer une vitesse limite et un temps caractéristique sans résoudre ; adimensionner une équation ; exploiter une courbe ou une simulation.
  • Écrire une boucle d’Euler pour une équation du mouvement avec frottement et discuter du pas.
  • Établir l’équation du pendule simple, la linéariser, donner la période et discuter la validité.
FormulaireLes relations à connaître par cœur
  • p⃗=mv⃗\vv{p}=m\vv{v} ; p⃗(S)=mv⃗G\vv{p}(S)=m\vv{v}_G ; ma⃗=∑F⃗extm\vv{a}=\sum\vv{F}_{\text{ext}} ; F⃗A→B=−F⃗B→A\vv{F}_{A\to B}=-\vv{F}_{B\to A}.
  • Forces : P⃗=mg⃗\vv{P}=m\vv{g} ; F⃗grav=−GmAmBr2u⃗A→B\vv{F}_{\text{grav}}=-\dfrac{Gm_Am_B}{r^{2}}\vv{u}_{A\to B} ; F⃗ressort=−k(ℓ−ℓ0)u⃗\vv{F}_{\text{ressort}}=-k(\ell-\ell_0)\vv{u} ; f⃗=−hv⃗\vv{f}=-h\vv{v} ou −βvv⃗-\beta v\vv{v}.
  • Chute libre : a⃗=g⃗\vv{a}=\vv{g} ; H=v02sin⁡2α2gH=\dfrac{v_0^{2}\sin^{2}\alpha}{2g} ; D=v02sin⁡2αgD=\dfrac{v_0^{2}\sin 2\alpha}{g} ; tv=2v0sin⁡αgt_v=\dfrac{2v_0\sin\alpha}{g}.
  • Frottement : τ=mh\tau=\dfrac{m}{h}, vℓ=gτ=mghv_\ell=g\tau=\dfrac{mg}{h} (linéaire) ; vℓ=mgβv_\ell=\sqrt{\dfrac{mg}{\beta}}, τ=vℓg\tau=\dfrac{v_\ell}{g} (quadratique).
  • Oscillateurs : ressort ω0=k/m\omega_0=\sqrt{k/m} ; pendule θ¨+gℓsin⁡θ=0\ddot\theta+\frac{g}{\ell}\sin\theta=0, ω0=g/ℓ\omega_0=\sqrt{g/\ell}, T0=2πℓ/gT_0=2\pi\sqrt{\ell/g}.
  • Cylindriques : v⃗=r˙ u⃗r+rθ˙ u⃗θ+z˙ u⃗z\vv{v}=\dot r\,\vv{u}_r+r\dot\theta\,\vv{u}_\theta+\dot z\,\vv{u}_z ; a⃗=(r¨−rθ˙2)u⃗r+(rθ¨+2r˙θ˙)u⃗θ+z¨ u⃗z\vv{a}=(\ddot r-r\dot\theta^{2})\vv{u}_r+(r\ddot\theta+2\dot r\dot\theta)\vv{u}_\theta+\ddot z\,\vv{u}_z.
  • Repères : g=9,81 m⋅s−2g={9{,}81\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}} ; G=6,67×10−11 m3⋅kg−1⋅s−2G={6{,}67\times10^{-11}\,\mathrm{m}^{3}{\cdot}\mathrm{kg}^{-1}{\cdot}\mathrm{s}^{-2}} ; MT=5,97×1024 kgM_T={5{,}97\times10^{24}\,\mathrm{kg}} ; RT=6 370 kmR_T={6\,370\,\mathrm{km}} ; pendule de 1 m{1\,\mathrm{m}} : T0=2,0 sT_0={2{,}0\,\mathrm{s}} ; parachutiste : vℓ≈55 m⋅s−1v_\ell\approx{55\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}} ; goutte de pluie : vℓ≈5 m⋅s−1v_\ell\approx{5\,\mathrm{m}{\cdot}\mathrm{s}^{-1}}.
Pièges
  • Oublier de préciser le système, le référentiel, et de supposer ce dernier galiléen.
  • Additionner dans un même bilan les deux forces de la troisième loi : elles agissent sur deux systèmes différents.
  • Inventer une « force centrifuge » dans un référentiel galiléen : −mrθ˙2-mr\dot\theta^{2} est un terme d’accélération, pas une force.
  • Oublier la réaction du support, ou la supposer verticale sur un plan incliné (elle est normale au support).
  • Traiter la tension d’un fil comme une donnée : c’est une inconnue, qu’il faut éliminer ou calculer.
  • Écrire un frottement fluide sans vérifier son signe (il s’oppose toujours à la vitesse), mélanger les deux modèles, ou utiliser vℓ=mg/hv_\ell=mg/h dans le cas quadratique.
  • Utiliser T0=2πℓ/gT_0=2\pi\sqrt{\ell/g} hors du domaine des petites oscillations, ou omettre d’énoncer l’approximation.
  • Projeter sur des axes non orthogonaux, ou changer de base en cours de calcul.
  • Confondre masse (en kg, intrinsèque) et poids (en N, dépendant de gg) ; parler de « poids » en apesanteur.
  • En simulation, prendre un pas comparable à τ\tau : le résultat est faux, voire divergent.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

1

Exercices de base

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Les bases : bilan des forces, mise en équation, projection, résolution

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Homogénéité et ordres de grandeurDifficulté 1 sur 3
  2. Quantité de mouvement et centre de masseDifficulté 1 sur 3
  3. Bilans de forces et troisième loiDifficulté 1 sur 3
  4. Référentiels galiléensDifficulté 2 sur 3
  5. Glissement sur un plan inclinéDifficulté 1 sur 3
  6. Dans l’ascenseurDifficulté 1 sur 3
  7. Ressort vertical : équilibre et oscillationsDifficulté 2 sur 3
  8. Tir dans le champ de pesanteur uniformeDifficulté 1 sur 3
  9. Chute d’une gouttelette de brouillardDifficulté 2 sur 3
  10. Gravitation et pesanteurDifficulté 1 sur 3
  11. Le pendule simpleDifficulté 2 sur 3
  12. Méthode d’Euler pour une chute avec frottement quadratiqueDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Systèmes couplés, mouvements avec liaison, frottement fluide, exploitation de simulations

9 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hcalculatrice autorisée

  1. Deux blocs reliés par un filDifficulté 2 sur 3
  2. Machine d’AtwoodDifficulté 2 sur 3
  3. Deux freinages : frottement linéaire, frottement quadratiqueDifficulté 2 sur 3
  4. Tir d’un ballon : exploitation d’une simulationDifficulté 2 sur 3
  5. Le pendule coniqueDifficulté 2 sur 3
  6. Virage relevéDifficulté 2 sur 3
  7. La perle sur une tige tournanteDifficulté 3 sur 3
  8. Une gouttelette d’huile dans un champ électriqueDifficulté 2 sur 3
  9. L’homme et le chariotDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Lois de Newton, chute libre, chute avec frottement fluide

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Un drive au golf7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Chute d’une microbille de verre7 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Troisième loi, oscillateur mécanique, mouvement circulaire, frottement quadratique

Durée : 1 hcalculatrice autorisée3 exercices indépendantsbarème sur 20

  1. Questions de cours6 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Les chaises volantes7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. La goutte de pluie7 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Huit problèmes pour aller au bout des lois de Newton

8 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hcalculatrice autorisée

  1. Chute avec frottement linéaire : la résolution complèteDifficulté 3 sur 3
  2. Le frottement quadratique résolu (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  3. Le frottement solide (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  4. Le viscosimètre à chute de bille (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
  5. Tir avec traînée linéaire : l’asymptote verticaleDifficulté 3 sur 3
  6. Orbite circulaire et troisième loi de KeplerDifficulté 3 sur 3
  7. Le pendule aux grandes amplitudesDifficulté 3 sur 3
  8. La perle sur un cerceau tournantDifficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Le saut en parachute

Durée : 3 hcalculatrice autorisée3 parties23 questionsbarème indicatif sur 20

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral

1 question de cours4 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 3 sur 3environ 20 min{20\,\mathrm{min}} par exercice

  1. Question de coursDifficulté 1 sur 3
  2. Le plan incliné et la poulieDifficulté 1 sur 3
  3. Un ressort dans un ascenseurDifficulté 2 sur 3
  4. Le grêlonDifficulté 2 sur 3
  5. Le pendule du chariot accéléréDifficulté 3 sur 3

Prépa · Physique-chimie : les 26 chapitres

  1. Mesures et incertitudes
  2. Optique géométrique
  3. Circuits dans l’ARQS
  4. Circuits du premier ordre
  5. Oscillateurs libres et forcés
  6. Filtrage linéaire
  7. Propagation et interférences
  8. Cinématique du point
  9. Lois de Newton
  10. Énergétique du point
  11. Particules chargées
  12. Transformations de la matière
  13. Cinétique chimique
  14. Structure des entités chimiques
  15. Moment cinétique et forces centrales
  16. Mouvement d’un solide
  17. Système thermodynamique
  18. Premier principe
  19. Deuxième principe
  20. Machines thermiques
  21. Champ magnétique et forces de Laplace
  22. Induction
  23. Physique quantique
  24. Solides cristallins
  25. Acide-base et précipitation
  26. Oxydo-réduction et diagrammes E-pH