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MPSI · Mathématiques · Algèbre · Chapitre 18

Matrices et applications linéaires

Fiche de cours10 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

Dans toute la fiche K=R\mathbb{K}=\R ou C\C ; EE, FF, GG sont des K\mathbb{K}-espaces vectoriels de dimension finie non nulle, dim⁡E=p\dim E=p, dim⁡F=n\dim F=n, dim⁡G=q\dim G=q. Le déterminant n’intervient pas dans ce chapitre : il est l’objet du chapitre 20.

1Coordonnées d’un vecteur, matrice d’une famille

Définition. Soit B=(e1,…,ep)\mathcal{B}=(e_{1},\dots,e_{p}) une base de EE. Tout x∈Ex\in E s’écrit de manière unique x=∑j=1pxjejx=\sum_{j=1}^{p}x_{j}e_{j} ; la matrice de xx dans B\mathcal{B} est la colonne

MatB ⁣(x)=(x1⋮xp)∈Mp,1(K).\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(x\right)=\begin{pmatrix}x_{1}\\\vdots\\x_{p}\end{pmatrix}\in\mathcal{M}_{p,1}(\mathbb{K}).

Propriété. L’application x↦MatB ⁣(x)x\mapsto\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(x\right) est un isomorphisme de EE sur Mp,1(K)\mathcal{M}_{p,1}(\mathbb{K}), que l’on identifie à Kp\mathbb{K}^{p} : toute question linéaire sur EE (liberté, rang, somme directe) se transporte en une question sur des colonnes de scalaires.

Définition. La matrice d’une famille (x1,…,xm)(x_{1},\dots,x_{m}) dans la base B\mathcal{B} est la matrice de Mp,m(K)\mathcal{M}_{p,m}(\mathbb{K}) dont la jj-ième colonne est MatB ⁣(xj)\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(x_{j}\right). Son rang est le rang de la famille : celle-ci est libre si et seulement si ce rang vaut mm, et c’est une base de EE si et seulement si la matrice est carrée inversible.

2Matrice d’une application linéaire dans un couple de bases

Définition. Soient B=(e1,…,ep)\mathcal{B}=(e_{1},\dots,e_{p}) une base de EE, C=(f1,…,fn)\mathcal{C}=(f_{1},\dots,f_{n}) une base de FF et u∈L(E,F)u\in\mathcal{L}(E,F). La matrice de uu dans le couple de bases (B,C)(\mathcal{B},\mathcal{C}) est MatB,C ⁣(u)=(ai,j)∈Mn,p(K)\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right)=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) définie par

∀j∈⟦1 ;p⟧,u(ej)=∑i=1nai,jfi,\forall j\in\intent{1}{p},\qquad u(e_{j})=\sum_{i=1}^{n}a_{i,j}f_{i},

autrement dit : la jj-ième colonne est la colonne des coordonnées de u(ej)u(e_{j}) dans la base d’arrivée C\mathcal{C}. Pour un endomorphisme on prend C=B\mathcal{C}=\mathcal{B} et l’on note MatB ⁣(u)∈Mp(K)\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right)\in\mathcal{M}_{p}(\mathbb{K}).

Attention

Le format est n×pn\times p : autant de lignes que la dimension de l’arrivée, autant de colonnes que la dimension du départ, et les images s’écrivent en colonnes, jamais en lignes. Une matrice n’a aucun sens tant que les deux bases ne sont pas fixées : changer de base change la matrice, pas l’application.

Théorème — coordonnées de l’image. Avec les notations précédentes, pour tout x∈Ex\in E,

MatC ⁣(u(x))=MatB,C ⁣(u)×MatB ⁣(x),en abreˊgeˊY=AX.\mathrm{Mat}_{\mathcal{C}}\!\left(u(x)\right)=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right)\times\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(x\right),\qquad\text{en abrégé}\quad\boxed{Y=AX.}

Théorème — isomorphisme de représentation. L’application u↦MatB,C ⁣(u)u\mapsto\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right) est un isomorphisme d’espaces vectoriels de L(E,F)\mathcal{L}(E,F) sur Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) ; en particulier dim⁡L(E,F)=np\dim\mathcal{L}(E,F)=np. Idée de preuve : la linéarité vient de l’unicité des coordonnées, la bijectivité est le théorème de détermination d’une application linéaire par l’image d’une base (chapitre 17).

Théorème — matrice d’une composée. Soient u∈L(E,F)u\in\mathcal{L}(E,F), v∈L(F,G)v\in\mathcal{L}(F,G) et B\mathcal{B}, C\mathcal{C}, D\mathcal{D} des bases de EE, FF, GG. Alors

MatB,D ⁣(v∘u)=MatC,D ⁣(v)×MatB,C ⁣(u).\boxed{\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{D}}\!\left(v\circ u\right)=\mathrm{Mat}_{\mathcal{C},\mathcal{D}}\!\left(v\right)\times\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right).}

Idée de preuve (exigible). Avec A=(ai,j)=MatB,C ⁣(u)A=(a_{i,j})=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right), B=(bk,i)=MatC,D ⁣(v)B=(b_{k,i})=\mathrm{Mat}_{\mathcal{C},\mathcal{D}}\!\left(v\right) et D=(gk)\mathcal{D}=(g_{k}), la linéarité de vv donne v(u(ej))=∑iai,jv(fi)=∑iai,j∑kbk,igk=∑k(∑ibk,iai,j)gkv\bigl(u(e_{j})\bigr)=\sum_{i}a_{i,j}v(f_{i})=\sum_{i}a_{i,j}\sum_{k}b_{k,i}g_{k}=\sum_{k}\bigl(\sum_{i}b_{k,i}a_{i,j}\bigr)g_{k}, et ∑ibk,iai,j\sum_{i}b_{k,i}a_{i,j} est le coefficient (k,j)(k,j) de BABA. C’est cette formule qui justifie la définition du produit matriciel.

Théorème — cas des endomorphismes. Soit B\mathcal{B} une base de EE. L’application u↦MatB ⁣(u)u\mapsto\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right) est un isomorphisme d’espaces vectoriels et d’anneaux de L(E)\mathcal{L}(E) sur Mp(K)\mathcal{M}_{p}(\mathbb{K}) : elle transforme ∘\circ en produit matriciel et id⁡E\operatorname{id}_{E} en IpI_{p}. Par conséquent

u∈GL(E)  ⟺  MatB ⁣(u)∈GLp(K),et alorsMatB ⁣(u−1)=(MatB ⁣(u))−1.u\in\mathrm{GL}(E)\iff\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right)\in\mathrm{GL}_{p}(\mathbb{K}),\quad\text{et alors}\quad\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u^{-1}\right)=\bigl(\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right)\bigr)^{-1}.

Plus généralement MatB ⁣(uk)=(MatB ⁣(u))k\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u^{k}\right)=\bigl(\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right)\bigr)^{k} pour k∈Nk\in\N, et pour k∈Zk\in\Z si uu est un automorphisme. Toute identité polynomiale en uu se traduit donc en la même identité en AA, et réciproquement.

Exemplel’exemple du programme

C\C vu comme R\R-espace vectoriel a pour base (1,i)(1,i). Pour a,b∈Ra,b\in\R, la multiplication ma+ib:z↦(a+ib)zm_{a+ib}:z\mapsto(a+ib)z est R\R-linéaire, et comme ma+ib(1)=a+ibm_{a+ib}(1)=a+ib, ma+ib(i)=−b+aim_{a+ib}(i)=-b+ai,

Mat(1,i) ⁣(ma+ib)=(a−bba).\mathrm{Mat}_{(1,i)}\!\left(m_{a+ib}\right)=\begin{pmatrix}a&-b\\b&a\end{pmatrix}.

Le produit de deux telles matrices redonne la matrice du produit : la multiplication des complexes est ce produit matriciel.

3Application linéaire canoniquement associée à une matrice

Définition. Soit A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}). L’application linéaire canoniquement associée à AA est uA:Kp→Knu_{A}:\mathbb{K}^{p}\to\mathbb{K}^{n}, X↦AXX\mapsto AX. On pose alors Ker⁡A=Ker⁡uA\operatorname{Ker} A=\operatorname{Ker} u_{A}, Im⁡A=Im⁡uA\operatorname{Im} A=\operatorname{Im} u_{A} et rg⁡A=rg⁡uA\operatorname{rg} A=\operatorname{rg} u_{A}.

Propriété. Im⁡A=Vect⁡(C1,…,Cp)\operatorname{Im} A=\operatorname{Vect}(C_{1},\dots,C_{p}) où C1,…,CpC_{1},\dots,C_{p} sont les colonnes de AA ; donc rg⁡A=rg⁡(C1,…,Cp)\operatorname{rg} A=\operatorname{rg}(C_{1},\dots,C_{p}). Les lignes de AA fournissent un système de nn équations de Ker⁡A\operatorname{Ker} A. Enfin, pour tout u∈L(E,F)u\in\mathcal{L}(E,F) et tout couple de bases,  rg⁡u=rg⁡MatB,C ⁣(u)\ \operatorname{rg} u=\operatorname{rg}\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right).

Théorème — théorème du rang, version matricielle. Pour A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) :  dim⁡Ker⁡A+rg⁡A=p\ \dim\operatorname{Ker} A+\operatorname{rg} A=p (nombre de colonnes), et rg⁡A⩽min⁡(n,p)\operatorname{rg} A\leq\min(n,p).

Théorème — caractérisations de l’inversibilité. Soit A∈Mn(K)A\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}). Les assertions suivantes sont équivalentes :

A∈GLn(K)  ⟺  Ker⁡A={0}  ⟺  rg⁡A=n  ⟺  les colonnes de A engendrent Kn  ⟺  uA∈GL(Kn).A\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K})\iff\operatorname{Ker} A=\ens{0}\iff\operatorname{rg} A=n\iff\text{les colonnes de }A\text{ engendrent }\mathbb{K}^{n}\iff u_{A}\in\mathrm{GL}(\mathbb{K}^{n}).

De plus toute matrice carrée inversible à gauche ou à droite est inversible : si AB=InAB=I_{n} alors BA=InBA=I_{n} et B=A−1B=A^{-1} — traduction du résultat « en dimension finie, un endomorphisme inversible d’un côté est inversible » (chapitre 17). Rappel du chapitre 13 : une matrice triangulaire est inversible si et seulement si ses coefficients diagonaux sont tous non nuls.

4Systèmes linéaires

Propriété. Soient A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) et B∈Mn,1(K)B\in\mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{K}) : le système AX=BAX=B a pp inconnues, nn équations, et son rang est rg⁡A\operatorname{rg} A. Les solutions de l’homogène AX=0AX=0 forment Ker⁡A\operatorname{Ker} A, de dimension p−rg⁡Ap-\operatorname{rg} A. Le système est compatible   ⟺  B∈Im⁡A  ⟺  B\iff B\in\operatorname{Im} A\iff B est combinaison linéaire des colonnes de AA   ⟺  rg⁡(A∣B)=rg⁡A\iff\operatorname{rg}(A\mid B)=\operatorname{rg} A ; il a alors pour solutions le sous-espace affine X0+Ker⁡AX_{0}+\operatorname{Ker} A, de dimension p−rg⁡Ap-\operatorname{rg} A (X0X_{0} solution particulière). Un système de Cramer est un système avec AA carrée inversible : solution unique X=A−1BX=A^{-1}B, pour tout BB.

5Matrices de passage et changements de bases

Définition. Soient B=(e1,…,ep)\mathcal{B}=(e_{1},\dots,e_{p}) et B′=(e1′,…,ep′)\mathcal{B}'=(e'_{1},\dots,e'_{p}) deux bases de EE. La matrice de passage de B\mathcal{B} à B′\mathcal{B}' est

PB→B′=MatB ⁣(B′)=MatB′,B ⁣(id⁡E)∈Mp(K),P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(\mathcal{B}'\right)=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}',\mathcal{B}}\!\left(\operatorname{id}_{E}\right)\in\mathcal{M}_{p}(\mathbb{K}),

c’est-à-dire la matrice dont les colonnes sont les coordonnées des nouveaux vecteurs dans l’ancienne base.

Propriété. PB→B′P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'} est inversible,  (PB→B′)−1=PB′→B\ \bigl(P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}\bigr)^{-1}=P_{\mathcal{B}'\to\mathcal{B}}, et  PB→B′′=PB→B′PB′→B′′\ P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}''}=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}P_{\mathcal{B}'\to\mathcal{B}''}. Réciproquement, si B\mathcal{B} est une base et P∈GLp(K)P\in\mathrm{GL}_{p}(\mathbb{K}), les colonnes de PP sont les coordonnées d’une unique base B′\mathcal{B}' telle que P=PB→B′P=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}.

Théorème — changement de base pour un vecteur. Soit x∈Ex\in E, X=MatB ⁣(x)X=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(x\right), X′=MatB′ ⁣(x)X'=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}'}\!\left(x\right) et P=PB→B′P=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}. Alors

X=PX′,soitX′=P−1X.\boxed{X=PX',\qquad\text{soit}\qquad X'=P^{-1}X.}
Attention

La matrice de passage « de B\mathcal{B} à B′\mathcal{B}' » exprime les nouveaux vecteurs dans l’ancienne base, mais fait passer les nouvelles coordonnées aux anciennes : X=PX′X=PX' — l’erreur la plus fréquente du chapitre. Contrôle : PP est la matrice de id⁡E\operatorname{id}_{E} de B′\mathcal{B}' vers B\mathcal{B}, et Y=AXY=AX se lit « matrice ×\times coordonnées de départ ».

Théorème — changement de bases pour une application linéaire. Soient u∈L(E,F)u\in\mathcal{L}(E,F), B,B′\mathcal{B},\mathcal{B}' des bases de EE, C,C′\mathcal{C},\mathcal{C}' des bases de FF, P=PB→B′P=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}, Q=PC→C′Q=P_{\mathcal{C}\to\mathcal{C}'}, A=MatB,C ⁣(u)A=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right) et A′=MatB′,C′ ⁣(u)A'=\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}',\mathcal{C}'}\!\left(u\right). Alors

A′=Q−1AP.\boxed{A'=Q^{-1}AP.}

Dans le cas d’un endomorphisme (F=EF=E, C=B\mathcal{C}=\mathcal{B}, C′=B′\mathcal{C}'=\mathcal{B}', donc Q=PQ=P) :

MatB′ ⁣(u)=P−1 MatB ⁣(u) P.\boxed{\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}'}\!\left(u\right)=P^{-1}\,\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(u\right)\,P.}

Idée de preuve (exigible). On écrit u=id⁡F∘u∘id⁡Eu=\operatorname{id}_{F}\circ u\circ\operatorname{id}_{E} et l’on applique deux fois la formule de la composée :

MatB′,C′ ⁣(u)=MatC,C′ ⁣(id⁡F) MatB,C ⁣(u) MatB′,B ⁣(id⁡E)=Q−1AP.\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}',\mathcal{C}'}\!\left(u\right)=\mathrm{Mat}_{\mathcal{C},\mathcal{C}'}\!\left(\operatorname{id}_{F}\right)\,\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right)\,\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}',\mathcal{B}}\!\left(\operatorname{id}_{E}\right)=Q^{-1}AP.

Contrôle sur les coordonnées : Y=AXY=AX, X=PX′X=PX' et Y=QY′Y=QY' donnent QY′=APX′QY'=APX', soit Y′=Q−1APX′Y'=Q^{-1}APX'.

Méthode — chercher une base où la matrice est simple. on cherche des vecteurs remarquables — invariants (u(x)=xu(x)=x), du noyau, ou vérifiant u(x)=λxu(x)=\lambda x —, on vérifie qu’ils forment une base (famille libre de bon cardinal), on écrit PP avec ces vecteurs en colonnes et l’on conclut A′=P−1APA'=P^{-1}AP. Si A′A' est diagonale, Ak=P A′ kP−1A^{k}=P\,A'^{\,k}P^{-1} est immédiat.

6Matrices équivalentes et rang

Définition. A,B∈Mn,p(K)A,B\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) sont équivalentes s’il existe P∈GLp(K)P\in\mathrm{GL}_{p}(\mathbb{K}) et Q∈GLn(K)Q\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}) telles que B=Q−1APB=Q^{-1}AP : ce sont les matrices d’une même application linéaire dans des couples de bases éventuellement différents. C’est une relation d’équivalence sur Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}).

Notation. Pour 0⩽r⩽min⁡(n,p)0\leq r\leq\min(n,p), on note Jr=(Ir000)∈Mn,p(K)J_{r}=\begin{pmatrix}I_{r}&0\\0&0\end{pmatrix}\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) (coefficients 11 aux rr premières places diagonales, 00 ailleurs).

Théorème — forme réduite. Soit u∈L(E,F)u\in\mathcal{L}(E,F) de rang rr. Il existe une base B\mathcal{B} de EE et une base C\mathcal{C} de FF telles que MatB,C ⁣(u)=Jr\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right)=J_{r}. Par conséquent, pour A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) :

rg⁡A=r  ⟺  A est eˊquivalente aˋ Jr,\operatorname{rg} A=r\iff A\ \text{est équivalente à}\ J_{r},

et deux matrices de même format sont équivalentes si et seulement si elles ont le même rang : le rang est le seul invariant de cette relation.

Idée de preuve (exigible). Soit (er+1,…,ep)(e_{r+1},\dots,e_{p}) une base de Ker⁡u\operatorname{Ker} u, complétée en une base B=(e1,…,ep)\mathcal{B}=(e_{1},\dots,e_{p}) de EE. Par le théorème du rang géométrique, (u(e1),…,u(er))\bigl(u(e_{1}),\dots,u(e_{r})\bigr) est une base de Im⁡u\operatorname{Im} u ; on la complète en une base C\mathcal{C} de FF en posant fi=u(ei)f_{i}=u(e_{i}) pour i⩽ri\leq r. Alors u(ej)=fju(e_{j})=f_{j} pour j⩽rj\leq r et u(ej)=0u(e_{j})=0 sinon : la matrice est JrJ_{r}.

Théorème — rang de la transposée. Pour toute A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) :  rg⁡(t ⁣A)=rg⁡A.\ \boxed{\operatorname{rg}\bigl({}^{t}\!A\bigr)=\operatorname{rg} A.} Le rang d’une matrice est donc aussi le rang de la famille de ses lignes.

Idée de preuve (exigible). Si r=rg⁡Ar=\operatorname{rg} A, écrivons A=QJrP−1A=QJ_{r}P^{-1} avec P,QP,Q inversibles ; en transposant, t ⁣A=t ⁣(P−1) t ⁣Jr t ⁣Q{}^{t}\!A={}^{t}\!(P^{-1})\,{}^{t}\!J_{r}\,{}^{t}\!Q, où t ⁣Jr{}^{t}\!J_{r} est le JrJ_{r} de format p×np\times n et où t ⁣(P−1){}^{t}\!(P^{-1}), t ⁣Q{}^{t}\!Q sont inversibles. Donc t ⁣A{}^{t}\!A est équivalente à JrJ_{r}, et rg⁡t ⁣A=r\operatorname{rg}{}^{t}\!A=r.

Propriété — opérations élémentaires. Les opérations élémentaires sur les lignes (resp. colonnes) reviennent à multiplier à gauche (resp. à droite) par une matrice inversible : elles conservent le rang. Plus précisément, celles sur les colonnes conservent Im⁡A\operatorname{Im} A, celles sur les lignes conservent Ker⁡A\operatorname{Ker} A. D’où la méthode : échelonner, compter les pivots.

Théorème — rang et matrices extraites. Une matrice extraite de AA s’obtient en ne gardant que certaines lignes et certaines colonnes ; on a toujours rg⁡A′⩽rg⁡A\operatorname{rg} A'\leq\operatorname{rg} A, et rg⁡A\operatorname{rg} A est la plus grande taille ss d’une matrice carrée d’ordre ss extraite de AA et inversible.

7Matrices semblables et trace

Définition. A,B∈Mn(K)A,B\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) sont semblables s’il existe P∈GLn(K)P\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}) telle que B=P−1APB=P^{-1}AP. C’est une relation d’équivalence sur Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}). Interprétation : AA et BB sont semblables si et seulement si elles représentent un même endomorphisme dans deux bases de EE.

Remarque. Deux matrices semblables sont équivalentes (prendre Q=PQ=P), donc de même rang ; la réciproque est fausse : (1000)\left(\begin{smallmatrix}1&0\\0&0\end{smallmatrix}\right) et (0100)\left(\begin{smallmatrix}0&1\\0&0\end{smallmatrix}\right) sont équivalentes (même rang 11) mais non semblables (la première est un projecteur, la seconde est de carré nul).

Définition. La trace de A=(ai,j)∈Mn(K)A=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) est  tr⁡A=∑i=1nai,i\ \operatorname{tr} A=\sum_{i=1}^{n}a_{i,i} (somme des coefficients diagonaux).

Propriété. tr⁡\operatorname{tr} est une forme linéaire non nulle sur Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}), avec tr⁡In=n\operatorname{tr} I_{n}=n et tr⁡(t ⁣A)=tr⁡A\operatorname{tr}\bigl({}^{t}\!A\bigr)=\operatorname{tr} A ; l’ensemble des matrices de trace nulle est donc un hyperplan de Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}), de dimension n2−1n^{2}-1.

Théorème — la propriété clé. Pour toutes A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) et B∈Mp,n(K)B\in\mathcal{M}_{p,n}(\mathbb{K}) :  tr⁡(AB)=tr⁡(BA).\ \boxed{\operatorname{tr}(AB)=\operatorname{tr}(BA).}

Démonstration (exigible). tr⁡(AB)=∑i=1n(AB)i,i=∑i=1n∑j=1pai,jbj,i=∑j=1p∑i=1nbj,iai,j=∑j=1p(BA)j,j=tr⁡(BA)\displaystyle\operatorname{tr}(AB)=\sum_{i=1}^{n}(AB)_{i,i}=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{p}a_{i,j}b_{j,i}=\sum_{j=1}^{p}\sum_{i=1}^{n}b_{j,i}a_{i,j}=\sum_{j=1}^{p}(BA)_{j,j}=\operatorname{tr}(BA), l’interversion portant sur une somme finie.

Remarque. tr⁡(AB)=tr⁡(BA)\operatorname{tr}(AB)=\operatorname{tr}(BA) ne dit pas que AB=BAAB=BA, et tr⁡(AB)≠tr⁡A tr⁡B\operatorname{tr}(AB)\neq\operatorname{tr} A\,\operatorname{tr} B en général ; pour trois matrices, seules les permutations circulaires sont permises : tr⁡(ABC)=tr⁡(BCA)=tr⁡(CAB)\operatorname{tr}(ABC)=\operatorname{tr}(BCA)=\operatorname{tr}(CAB), mais tr⁡(ABC)≠tr⁡(BAC)\operatorname{tr}(ABC)\neq\operatorname{tr}(BAC) en général.

Théorème — invariance par similitude. Si AA et BB sont semblables, alors rg⁡A=rg⁡B\operatorname{rg} A=\operatorname{rg} B et tr⁡A=tr⁡B\operatorname{tr} A=\operatorname{tr} B. En effet tr⁡(P−1AP)=tr⁡(APP−1)=tr⁡A\operatorname{tr}\bigl(P^{-1}AP\bigr)=\operatorname{tr}\bigl(AP P^{-1}\bigr)=\operatorname{tr} A en appliquant la propriété clé à P−1P^{-1} et APAP.

Définition — trace d’un endomorphisme. Soit u∈L(E)u\in\mathcal{L}(E), dim⁡E=n\dim E=n. Toutes les matrices de uu dans les différentes bases de EE sont semblables, donc ont la même trace : on appelle trace de uu ce scalaire commun, noté tr⁡u\operatorname{tr} u. C’est une forme linéaire sur L(E)\mathcal{L}(E), avec tr⁡id⁡E=n\operatorname{tr}\operatorname{id}_{E}=n et tr⁡(v∘u)=tr⁡(u∘v)\operatorname{tr}(v\circ u)=\operatorname{tr}(u\circ v).

Théorème — trace d’un projecteur. Si p∈L(E)p\in\mathcal{L}(E) est un projecteur (p2=pp^{2}=p) alors  tr⁡p=rg⁡p.\ \boxed{\operatorname{tr} p=\operatorname{rg} p.}

Démonstration (exigible). On a E=Im⁡p⊕Ker⁡pE=\operatorname{Im} p\oplus\operatorname{Ker} p (chapitre 17). En concaténant une base (e1,…,er)(e_{1},\dots,e_{r}) de Im⁡p\operatorname{Im} p et une base (er+1,…,en)(e_{r+1},\dots,e_{n}) de Ker⁡p\operatorname{Ker} p, on obtient une base B\mathcal{B} de EE adaptée. Comme pp est l’identité sur Im⁡p\operatorname{Im} p, p(ei)=eip(e_{i})=e_{i} pour i⩽ri\leq r et p(ej)=0p(e_{j})=0 pour j>rj>r : donc MatB ⁣(p)=Jr\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(p\right)=J_{r} avec r=rg⁡pr=\operatorname{rg} p, et tr⁡p=r\operatorname{tr} p=r.

Remarque. Le rang et la trace sont des invariants de similitude, mais ils ne la caractérisent pas : I2I_{2} et (1101)\left(\begin{smallmatrix}1&1\\0&1\end{smallmatrix}\right) ont même rang 22 et même trace 22 sans être semblables (une matrice semblable à I2I_{2} est I2I_{2}). Pour réfuter une similitude : comparer rang, trace, trace des puissances, ou exhiber une relation polynomiale vérifiée par l’une et pas par l’autre.

Savoir-faire
  • Écrire la matrice d’un vecteur, d’une famille, d’une application linéaire dans des bases données — y compris dans Kn[X]\mathbb{K}_{n}[X] ou M2(K)\mathcal{M}_{2}(\mathbb{K}) — et retrouver uu à partir de sa matrice.
  • Calculer Ker⁡A\operatorname{Ker} A, Im⁡A\operatorname{Im} A, rg⁡A\operatorname{rg} A par échelonnement, contrôler par le théorème du rang, décider de l’inversibilité ; résoudre AX=BAX=B et décrire les solutions comme sous-espace affine.
  • Écrire une matrice de passage et son inverse ; changer de base pour un vecteur (X=PX′X=PX'), une application linéaire (A′=Q−1APA'=Q^{-1}AP), un endomorphisme (A′=P−1APA'=P^{-1}AP), et en déduire AkA^{k}.
  • Décider si deux matrices sont équivalentes (comparer les rangs) ou semblables (trace, rang, relations polynomiales) ; exhiber le couple de bases donnant JrJ_{r}.
  • Utiliser la trace : linéarité, tr⁡(AB)=tr⁡(BA)\operatorname{tr}(AB)=\operatorname{tr}(BA), invariance par similitude, trace d’un projecteur.
Exempleun changement de base mené jusqu’au bout

Soit uu l’endomorphisme de R2\R^{2} de matrice A=(4−211)A=\left(\begin{smallmatrix}4&-2\\1&1\end{smallmatrix}\right) dans la base canonique B\mathcal{B}. On cherche x≠0x\neq0 tel que u(x)=λxu(x)=\lambda x, c’est-à-dire (4−λ)x1−2x2=0(4-\lambda)x_{1}-2x_{2}=0 et x1+(1−λ)x2=0x_{1}+(1-\lambda)x_{2}=0 : pour λ=2\lambda=2, v1=(1,1)v_{1}=(1,1) convient, et pour λ=3\lambda=3, v2=(2,1)v_{2}=(2,1). La famille B′=(v1,v2)\mathcal{B}'=(v_{1},v_{2}) est libre (vecteurs non colinéaires) donc c’est une base de R2\R^{2}, et

P=PB→B′=(1211),P−1=(−121−1),A′=P−1AP=(2003).P=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}=\begin{pmatrix}1&2\\1&1\end{pmatrix},\quad P^{-1}=\begin{pmatrix}-1&2\\1&-1\end{pmatrix},\quad A'=P^{-1}AP=\begin{pmatrix}2&0\\0&3\end{pmatrix}.

Contrôle : tr⁡A=5=2+3\operatorname{tr} A=5=2+3 et rg⁡A=2=rg⁡A′\operatorname{rg} A=2=\operatorname{rg} A'. On en déduit, pour tout k∈Nk\in\N,  Ak=P(2k003k)P−1=(2⋅3k−2k2k+1−2⋅3k3k−2k2k+1−3k)\ A^{k}=P\left(\begin{smallmatrix}2^{k}&0\\0&3^{k}\end{smallmatrix}\right)P^{-1}=\left(\begin{smallmatrix}2\cdot3^{k}-2^{k}&2^{k+1}-2\cdot3^{k}\\3^{k}-2^{k}&2^{k+1}-3^{k}\end{smallmatrix}\right).

Exemplelire un rang et une trace sur une application linéaire

Soit φ:M2(K)→M2(K)\varphi:\mathcal{M}_{2}(\mathbb{K})\to\mathcal{M}_{2}(\mathbb{K}), M↦M+t ⁣MM\mapsto M+{}^{t}\!M. Dans la base canonique B=(E1,1,E1,2,E2,1,E2,2)\mathcal{B}=\bigl(E_{1,1},E_{1,2},E_{2,1},E_{2,2}\bigr) : φ(E1,1)=2E1,1\varphi(E_{1,1})=2E_{1,1}, φ(E1,2)=φ(E2,1)=E1,2+E2,1\varphi(E_{1,2})=\varphi(E_{2,1})=E_{1,2}+E_{2,1}, φ(E2,2)=2E2,2\varphi(E_{2,2})=2E_{2,2}, donc MatB ⁣(φ)=(2000011001100002)\mathrm{Mat}_{\mathcal{B}}\!\left(\varphi\right)=\left(\begin{smallmatrix}2&0&0&0\\0&1&1&0\\0&1&1&0\\0&0&0&2\end{smallmatrix}\right), d’où rg⁡φ=3\operatorname{rg}\varphi=3 et tr⁡φ=6\operatorname{tr}\varphi=6. Le noyau est Vect⁡(E1,2−E2,1)\operatorname{Vect}(E_{1,2}-E_{2,1}), l’ensemble des matrices antisymétriques : dim⁡Ker⁡φ+rg⁡φ=1+3=4\dim\operatorname{Ker}\varphi+\operatorname{rg}\varphi=1+3=4. ✓

Pièges
  • Ranger les images en lignes au lieu de colonnes, ou se tromper de format : MatB,C ⁣(u)\mathrm{Mat}_{\mathcal{B},\mathcal{C}}\!\left(u\right) a dim⁡F\dim F lignes et dim⁡E\dim E colonnes.
  • Inverser une formule de changement de base : avec P=PB→B′P=P_{\mathcal{B}\to\mathcal{B}'}, X=PX′X=PX' et A′=P−1APA'=P^{-1}AP ; entre deux espaces, A′=Q−1APA'=Q^{-1}AP.
  • Confondre « équivalentes » (même rang) et « semblables » (même endomorphisme) ; conclure à la similitude par la trace et le rang.
  • Croire que les opérations sur les lignes conservent l’image, ou celles sur les colonnes le noyau : seul le rang est conservé.
  • Écrire tr⁡(AB)=tr⁡A tr⁡B\operatorname{tr}(AB)=\operatorname{tr} A\,\operatorname{tr} B, déduire AB=BAAB=BA de tr⁡(AB)=tr⁡(BA)\operatorname{tr}(AB)=\operatorname{tr}(BA), ou appliquer tr⁡p=rg⁡p\operatorname{tr} p=\operatorname{rg} p à un pp non projecteur.

Exercices, contrôles et sujets

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Exercices de base

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Les bases : matrice d’un vecteur et d’une application linéaire, composée, noyau et rang, changements de bases, équivalence, trace

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 h 30sans calculatrice

  1. Coordonnées dans une baseDifficulté 1 sur 3
  2. Écrire et lire une matriceDifficulté 1 sur 3
  3. Deux endomorphismes de R3[X]\R_{3}[X]Difficulté 1 sur 3
  4. La multiplication dans C\CDifficulté 1 sur 3
  5. Matrice d’une composéeDifficulté 1 sur 3
  6. Noyau, image et rang d’une matriceDifficulté 2 sur 3
  7. InversibilitéDifficulté 2 sur 3
  8. Rang d’un système et dimension des solutionsDifficulté 2 sur 3
  9. Matrice de passageDifficulté 2 sur 3
  10. Un endomorphisme vu dans une base bien choisieDifficulté 2 sur 3
  11. Matrices équivalentes et rang de la transposéeDifficulté 2 sur 3
  12. Premiers calculs de tracesDifficulté 2 sur 3
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Exercices d'application

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Mise en œuvre : réduction par changement de base, projecteurs, JrJ_{r}, matrices extraites, trace et endomorphismes de Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\K)

10 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hsans calculatrice

  1. Une matrice que l’on rend diagonaleDifficulté 2 sur 3
  2. Un projecteur, sa matrice, sa traceDifficulté 2 sur 3
  3. Un automorphisme de R3[X]\R_{3}[X]Difficulté 2 sur 3
  4. Équivalentes ou semblables ?Difficulté 2 sur 3
  5. Réduire une application linéaire à JrJ_{r}Difficulté 2 sur 3
  6. Rang, matrices extraites et transposéeDifficulté 2 sur 3
  7. La trace comme forme linéaireDifficulté 2 sur 3
  8. L’endomorphisme M↦AMM\mapsto AM de M2(R)\mathcal{M}_{2}(\R)Difficulté 2 sur 3
  9. Un système à paramètreDifficulté 2 sur 3
  10. Complément — changement de base en PythonDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Un endomorphisme de R3\R^{3} et sa matrice7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Changer les deux bases8 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 2 sur 3 à Difficulté 3 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Un endomorphisme de M2(R)\mathcal{M}_{2}(\R)7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Une matrice que l’on diagonalise8 ptsDifficulté 3 sur 3
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Approfondissement

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Décomposition de rang plein, endomorphismes de rang 1, caractérisation de la trace, nilpotents, matrices extraites

8 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hsans calculatrice

  1. Décomposition de rang plein, et le rang de la transposéeDifficulté 3 sur 3
  2. Les endomorphismes de rang 1Difficulté 3 sur 3
  3. Une caractérisation de la traceDifficulté 3 sur 3
  4. Les matrices nilpotentes d’ordre 3Difficulté 3 sur 3
  5. Une somme de projecteurs égale à l’identitéDifficulté 3 sur 3
  6. Le rang par les matrices carrées extraitesDifficulté 3 sur 3
  7. Les matrices de trace nulle de M2(K)\mathcal{M}_{2}(\mathbb{K})Difficulté 3 sur 3
  8. Rang d’une matrice par blocs (hors programme — pour aller plus loin)Difficulté 3 sur 3
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DS type concours

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L’endomorphisme M↦AM−MAM\mapsto AM-MA de Mn(R)\mathcal{M}_{n}(\R) : commutant, rang et trace

durée : 4 hnoté sur 20quatre parties enchaînéescalculatrice interdite

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Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral indépendants

4 exercicesniveaux Difficulté 1 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 3 sur 3environ 20 min chacunsans calculatrice

  1. Une matrice que l’on diagonaliseDifficulté 1 sur 3
  2. Ce que la similitude conserveDifficulté 2 sur 3
  3. Une matrice idempotenteDifficulté 2 sur 3
  4. Orthogonale à toutes les matrices de trace nulleDifficulté 3 sur 3

Prépa · Mathématiques : les 26 chapitres

  1. Logique et raisonnement
  2. Ensembles et applications
  3. Sommes et produits
  4. Inégalités et trigonométrie
  5. Nombres complexes
  6. Fonctions usuelles
  7. Primitives et équations différentielles
  8. Nombres réels et suites numériques
  9. Limites et continuité
  10. Dérivabilité et convexité
  11. Arithmétique des entiers relatifs
  12. Structures algébriques usuelles
  13. Calcul matriciel
  14. Polynômes et fractions rationnelles
  15. Analyse asymptotique
  16. Espaces vectoriels
  17. Dimension et applications linéaires
  18. Matrices et applications linéaires
  19. Groupe symétrique
  20. Déterminants
  21. Intégration
  22. Dénombrement
  23. Probabilités
  24. Espaces préhilbertiens
  25. Séries et familles sommables
  26. Fonctions de deux variables