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MPSI · Mathématiques · Algèbre · Chapitre 13

Calcul matriciel

Fiche de cours10 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026

Dans toute la fiche, K\mathbb{K} désigne R\R ou C\C, et nn, pp, qq des entiers naturels non nuls. Tout ce chapitre est purement calculatoire : ni espace vectoriel, ni application linéaire, ni déterminant.

1Matrices : ensemble, somme, produit par un scalaire

Définition. Une matrice à nn lignes et pp colonnes à coefficients dans K\mathbb{K} est une famille A=(ai,j)1⩽i⩽n, 1⩽j⩽pA=(a_{i,j})_{1\leq i\leq n,\,1\leq j\leq p} d’éléments de K\mathbb{K}, représentée par un tableau. L’ensemble de ces matrices est noté Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}), et Mn(K)=Mn,n(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K})=\mathcal{M}_{n,n}(\mathbb{K}) (matrices carrées d’ordre nn). Le scalaire ai,ja_{i,j} est le coefficient de la ligne ii et de la colonne jj : la ligne d’abord. Deux matrices sont égales si et seulement si elles ont même format et mêmes coefficients.

Notation. Mn,1(K)\mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{K}) est l’ensemble des colonnes, M1,p(K)\mathcal{M}_{1,p}(\mathbb{K}) celui des lignes ; 0n,p0_{n,p} (ou 00) est la matrice nulle.

Définition. Pour A=(ai,j)A=(a_{i,j}), B=(bi,j)B=(b_{i,j}) dans Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) et λ∈K\lambda\in\mathbb{K}, on pose A+B=(ai,j+bi,j)A+B=(a_{i,j}+b_{i,j}) et λA=(λai,j)\lambda A=(\lambda a_{i,j}) : on ajoute coefficient par coefficient, et seules deux matrices de même format peuvent être ajoutées. Alors (Mn,p(K),+)\bigl(\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}),+\bigr) est un groupe commutatif de neutre 0n,p0_{n,p}, l’opposé de AA étant −A=(−1)A-A=(-1)A, et λ(A+B)=λA+λB\lambda(A+B)=\lambda A+\lambda B, (λ+μ)A=λA+μA(\lambda+\mu)A=\lambda A+\mu A, (λμ)A=λ(μA)(\lambda\mu)A=\lambda(\mu A), 1A=A1A=A.

Définition. Les matrices élémentaires Ei,j∈Mn,p(K)E_{i,j}\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) (i∈⟦1 ;n⟧i\in\intent{1}{n}, j∈⟦1 ;p⟧j\in\intent{1}{p}) sont définies par : le coefficient de Ei,jE_{i,j} en position (k,ℓ)(k,\ell) vaut δi,k δj,ℓ\delta_{i,k}\,\delta_{j,\ell}, où δ\delta est le symbole de Kronecker (δi,k=1\delta_{i,k}=1 si i=ki=k, 00 sinon). Autrement dit Ei,jE_{i,j} n’a qu’un coefficient non nul, égal à 11, en position (i,j)(i,j).

Propriété. Toute matrice A=(ai,j)∈Mn,p(K)A=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) s’écrit de manière unique A=∑i=1n∑j=1pai,jEi,j\displaystyle A=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{p}a_{i,j}E_{i,j} : les matrices élémentaires engendrent Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}).

2Produit matriciel

Définition. Soient A=(ai,j)∈Mn,p(K)A=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) et B=(bj,k)∈Mp,q(K)B=(b_{j,k})\in\mathcal{M}_{p,q}(\mathbb{K}). Le produit ABAB est la matrice de Mn,q(K)\mathcal{M}_{n,q}(\mathbb{K}) de coefficients

 (AB)i,k=∑j=1pai,j bj,k (i∈⟦1 ;n⟧, k∈⟦1 ;q⟧).\boxed{\ (AB)_{i,k}=\sum_{j=1}^{p}a_{i,j}\,b_{j,k}\ }\qquad (i\in\intent{1}{n},\ k\in\intent{1}{q}).

Le produit ABAB n’est défini que si le nombre de colonnes de AA est égal au nombre de lignes de BB.

Propriété — règles de calcul. Pour des matrices de formats compatibles et λ∈K\lambda\in\mathbb{K} : bilinéarité A(B+C)=AB+ACA(B+C)=AB+AC, (A+B)C=AC+BC(A+B)C=AC+BC, (λA)B=A(λB)=λ(AB)(\lambda A)B=A(\lambda B)=\lambda(AB) ; associativité (AB)C=A(BC)(AB)C=A(BC) ; InA=AIp=AI_{n}A=AI_{p}=A pour A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}), où In=(δi,j)I_{n}=(\delta_{i,j}) est la matrice identité ; enfin  Ei,jEk,ℓ=δj,k Ei,ℓ\ E_{i,j}E_{k,\ell}=\delta_{j,k}\,E_{i,\ell} : le produit de deux matrices élémentaires est nul ou élémentaire.

Idée de preuve (exigible). Pour l’associativité on calcule les deux coefficients généraux : ((AB)C)i,ℓ=∑k(∑jai,jbj,k)ck,ℓ=∑j∑kai,jbj,kck,ℓ\bigl((AB)C\bigr)_{i,\ell}=\sum_{k}\bigl(\sum_{j}a_{i,j}b_{j,k}\bigr)c_{k,\ell}=\sum_{j}\sum_{k}a_{i,j}b_{j,k}c_{k,\ell}, et (A(BC))i,ℓ\bigl(A(BC)\bigr)_{i,\ell} donne la même somme double (interversion licite : sommes finies).

Propriété — lecture en colonnes et en lignes. Notons C1,…,CpC_{1},\dots,C_{p} les colonnes de A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}). Pour X=t ⁣(x1 ⋯ xp)∈Mp,1(K)X={}^{t}\!(x_{1}\ \cdots\ x_{p})\in\mathcal{M}_{p,1}(\mathbb{K}),

 AX=∑j=1pxj Cj \boxed{\ AX=\sum_{j=1}^{p}x_{j}\,C_{j}\ }

AXAX est la combinaison linéaire des colonnes de AA dont les coefficients sont ceux de XX. Plus généralement la kk-ième colonne de ABAB est A×(kA\times(k-ième colonne de B)B), et la ii-ième ligne de ABAB est (i(i-ième ligne de A)×BA)\times B.

Attentionle produit n’est pas commutatif

Dès n⩾2n\geq2 : avec A=E1,2A=E_{1,2} et B=E2,1B=E_{2,1} dans M2(K)\mathcal{M}_{2}(\mathbb{K}), AB=E1,1AB=E_{1,1} et BA=E2,2BA=E_{2,2}. Sont donc faux en général AB=BAAB=BA, (AB)k=AkBk(AB)^{k}=A^{k}B^{k} et (A+B)2=A2+2AB+B2(A+B)^{2}=A^{2}+2AB+B^{2} (la formule correcte est A2+AB+BA+B2A^{2}+AB+BA+B^{2}) ; de plus AB=ACAB=AC n’entraîne pas B=CB=C, ni AB=0AB=0 que A=0A=0 ou B=0B=0.

3Transposition

Définition. La transposée de A=(ai,j)∈Mn,p(K)A=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) est t ⁣A∈Mp,n(K){}^{t}\!A\in\mathcal{M}_{p,n}(\mathbb{K}), de coefficients (t ⁣A)i,j=aj,i\bigl({}^{t}\!A\bigr)_{i,j}=a_{j,i} : on échange lignes et colonnes (on écrit aussi AtA^{t}). Pour A,BA,B de formats compatibles et λ,μ∈K\lambda,\mu\in\mathbb{K} :

t ⁣(λA+μB)=λ t ⁣A+μ t ⁣B,t ⁣(t ⁣A)=A, t ⁣(AB)=t ⁣B t ⁣A (l’ordre s’inverse).{}^{t}\!\bigl(\lambda A+\mu B\bigr)=\lambda\,{}^{t}\!A+\mu\,{}^{t}\!B,\qquad {}^{t}\!\bigl({}^{t}\!A\bigr)=A,\qquad \boxed{\ {}^{t}\!(AB)={}^{t}\!B\,{}^{t}\!A\ }\quad\text{(l'ordre s'inverse).}

Idée de preuve (exigible). (t ⁣(AB))i,k=(AB)k,i=∑jak,jbj,i=∑j(t ⁣B)i,j(t ⁣A)j,k=(t ⁣B t ⁣A)i,k\bigl({}^{t}\!(AB)\bigr)_{i,k}=(AB)_{k,i}=\sum_{j}a_{k,j}b_{j,i}=\sum_{j}\bigl({}^{t}\!B\bigr)_{i,j}\bigl({}^{t}\!A\bigr)_{j,k}=\bigl({}^{t}\!B\,{}^{t}\!A\bigr)_{i,k}.

4Matrices carrées particulières

Définition. Soit A=(ai,j)∈Mn(K)A=(a_{i,j})\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}). Elle est diagonale si ai,j=0a_{i,j}=0 pour i≠ji\neq j (notation diag(λ1,…,λn)\mathrm{diag}(\lambda_{1},\dots,\lambda_{n})), scalaire si A=λInA=\lambda I_{n} pour un λ∈K\lambda\in\mathbb{K}, triangulaire supérieure si ai,j=0a_{i,j}=0 pour i>ji>j et triangulaire inférieure si ai,j=0a_{i,j}=0 pour i<ji<j, symétrique si t ⁣A=A{}^{t}\!A=A et antisymétrique si t ⁣A=−A{}^{t}\!A=-A (ensembles notés Sn(K)\mathcal{S}_{n}(\mathbb{K}) et An(K)\mathcal{A}_{n}(\mathbb{K}), ou Sn(K)S_{n}(\mathbb{K}) et An(K)A_{n}(\mathbb{K})), enfin nilpotente s’il existe k∈N∗k\in\N^{*} tel que Ak=0A^{k}=0.

Propriété. Une matrice antisymétrique a tous ses coefficients diagonaux nuls (car ai,i=−ai,ia_{i,i}=-a_{i,i}), et toute A∈Mn(K)A\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) s’écrit de manière unique A=S+NA=S+N avec S∈Sn(K)S\in\mathcal{S}_{n}(\mathbb{K}), N∈An(K)N\in\mathcal{A}_{n}(\mathbb{K}) : nécessairement S=12(A+t ⁣A)S=\frac{1}{2}\bigl(A+{}^{t}\!A\bigr) et N=12(A−t ⁣A)N=\frac{1}{2}\bigl(A-{}^{t}\!A\bigr).

Propriété — stabilité. La somme et le produit de deux matrices diagonales (resp. triangulaires supérieures, resp. inférieures) sont de même nature. De plus

diag(λ1,…,λn) diag(μ1,…,μn)=diag(λ1μ1,…,λnμn),diag(λ1,…,λn)k=diag(λ1k,…,λnk),\mathrm{diag}(\lambda_{1},\dots,\lambda_{n})\ \mathrm{diag}(\mu_{1},\dots,\mu_{n})=\mathrm{diag}(\lambda_{1}\mu_{1},\dots,\lambda_{n}\mu_{n}),\qquad \mathrm{diag}(\lambda_{1},\dots,\lambda_{n})^{k}=\mathrm{diag}\bigl(\lambda_{1}^{k},\dots,\lambda_{n}^{k}\bigr),

et si AA, BB sont triangulaires supérieures, les coefficients diagonaux de ABAB sont les produits ai,ibi,ia_{i,i}b_{i,i}. Les matrices diagonales commutent entre elles, pas les matrices triangulaires.

5L’anneau Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) et le groupe GLn(K)\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K})

Théorème. (Mn(K),+,×)\bigl(\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}),+,\times\bigr) est un anneau, d’unité InI_{n}. Il est commutatif si et seulement si n=1n=1. Pour n⩾2n\geq2, il n’est pas intègre : il possède des diviseurs de zéro (par exemple E1,1E2,2=0E_{1,1}E_{2,2}=0) et des éléments nilpotents non nuls (par exemple E1,2E_{1,2}, dont le carré est nul).

Les matrices scalaires commutent avec toutes les matrices : (λIn)A=A(λIn)=λA(\lambda I_{n})A=A(\lambda I_{n})=\lambda A.

Définition. A∈Mn(K)A\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) est inversible s’il existe B∈Mn(K)B\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) telle que AB=BA=InAB=BA=I_{n}. Une telle BB est alors unique, notée A−1A^{-1}. L’ensemble des matrices inversibles est le groupe linéaire GLn(K)\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}).

Théorème. (GLn(K),×)\bigl(\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}),\times\bigr) est un groupe (sous-groupe du groupe des inversibles de l’anneau Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K})), et pour A,B∈GLn(K)A,B\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}) :

(AB)−1=B−1A−1,(A−1)−1=A,(Ak)−1=(A−1)k (k∈N), t ⁣A∈GLn(K)  et  (t ⁣A)−1=t ⁣(A−1) (AB)^{-1}=B^{-1}A^{-1},\qquad \bigl(A^{-1}\bigr)^{-1}=A,\qquad \bigl(A^{k}\bigr)^{-1}=\bigl(A^{-1}\bigr)^{k}\ (k\in\N),\qquad \boxed{\ {}^{t}\!A\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K})\ \text{ et }\ \bigl({}^{t}\!A\bigr)^{-1}={}^{t}\!\bigl(A^{-1}\bigr)\ }

Idée de preuve. Pour la dernière : transposer AA−1=A−1A=InAA^{-1}=A^{-1}A=I_{n} donne t ⁣(A−1)t ⁣A=t ⁣A t ⁣(A−1)=In{}^{t}\!\bigl(A^{-1}\bigr){}^{t}\!A={}^{t}\!A\,{}^{t}\!\bigl(A^{-1}\bigr)=I_{n}.

Propriété — cas n=2n=2. Pour A=(abcd)A=\begin{pmatrix}a&b\\c&d\end{pmatrix}, on a A(d−b−ca)=(d−b−ca)A=(ad−bc)I2A\begin{pmatrix}d&-b\\-c&a\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}d&-b\\-c&a\end{pmatrix}A=(ad-bc)I_{2}. Donc si ad−bc≠0ad-bc\neq0, AA est inversible et

A−1=1ad−bc(d−b−ca);A^{-1}=\frac{1}{ad-bc}\begin{pmatrix}d&-b\\-c&a\end{pmatrix};

si ad−bc=0ad-bc=0, AA n’est pas inversible (voir la méthode ci-dessous, ou exhiber X≠0X\neq0 avec AX=0AX=0).

Théorème — matrices triangulaires. Une matrice triangulaire (supérieure ou inférieure) est inversible si et seulement si tous ses coefficients diagonaux sont non nuls ; son inverse est alors triangulaire de même type, de coefficients diagonaux les 1/ai,i1/a_{i,i}. En particulier diag(λ1,…,λn)\mathrm{diag}(\lambda_{1},\dots,\lambda_{n}) est inversible si et seulement si tous les λi\lambda_{i} sont non nuls, et son inverse est diag(λ1−1,…,λn−1)\mathrm{diag}\bigl(\lambda_{1}^{-1},\dots,\lambda_{n}^{-1}\bigr).

Attention

Une matrice non carrée n’est jamais « inversible » (la notion n’est pas définie). Et « AA n’est pas inversible » ne veut pas dire « A=0A=0 » : E1,1E_{1,1} n’est ni nulle ni inversible. Enfin on n’écrit jamais BA\frac{B}{A} : on écrit A−1BA^{-1}B ou BA−1BA^{-1}, qui diffèrent en général.

6Puissances et formule du binôme

Définition. Pour A∈Mn(K)A\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) : A0=InA^{0}=I_{n} et Ak+1=AkAA^{k+1}=A^{k}A. Si AA est inversible, A−k=(A−1)kA^{-k}=\bigl(A^{-1}\bigr)^{k}.

Théorème — binôme et factorisation. Soient A,B∈Mn(K)A,B\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}) telles que AB=BA\boxed{AB=BA}. Alors, pour tout k∈Nk\in\N :

(A+B)k=∑j=0k(kj)AjBk−j,Ak−Bk=(A−B)∑j=0k−1AjBk−1−j (k⩾1).(A+B)^{k}=\sum_{j=0}^{k}\binom{k}{j}A^{j}B^{k-j},\qquad A^{k}-B^{k}=(A-B)\sum_{j=0}^{k-1}A^{j}B^{k-1-j}\ (k\geq1).

Idée de preuve (exigible). C’est le calcul dans un anneau pour deux éléments qui commutent (chapitre 12) : récurrence sur kk utilisant la relation de Pascal, la commutation servant à écrire BAj=AjBBA^{j}=A^{j}B. Sans l’hypothèse AB=BAAB=BA, la formule est fausse.

Méthode — calculer AkA^{k}. trois stratégies, par ordre de préférence. (i) AA diagonale : élever les coefficients diagonaux à la puissance kk. (ii) A=λIn+NA=\lambda I_{n}+N avec NN nilpotente : λIn\lambda I_{n} et NN commutent, le binôme s’applique et la somme est finie, puisque Nj=0N^{j}=0 dès que j⩾rj\geq r (où Nr=0N^{r}=0). (iii) AA vérifie une relation A2=αA+βInA^{2}=\alpha A+\beta I_{n} : chercher AkA^{k} sous la forme ukA+vkInu_{k}A+v_{k}I_{n}, les suites (uk)(u_{k}) et (vk)(v_{k}) vérifiant une récurrence linéaire d’ordre 22 (chapitre 8).

Remarque. Une relation A2=αA+βInA^{2}=\alpha A+\beta I_{n} avec β≠0\beta\neq0 donne aussi l’inverse : A(1β(A−αIn))=InA\bigl(\frac{1}{\beta}(A-\alpha I_{n})\bigr)=I_{n}, donc A∈GLn(K)A\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K}) et A−1=1β(A−αIn)A^{-1}=\frac{1}{\beta}(A-\alpha I_{n}).

7Opérations élémentaires

Définition. Les opérations élémentaires sur les lignes d’une matrice sont :

(eˊchange) Li↔Lj (i≠j),(dilatation) Li←λLi (λ≠0),(transvection) Li←Li+λLj (i≠j, λ∈K).\text{(échange)}\ L_{i}\leftrightarrow L_{j}\ (i\neq j),\qquad \text{(dilatation)}\ L_{i}\leftarrow\lambda L_{i}\ (\lambda\neq0),\qquad \text{(transvection)}\ L_{i}\leftarrow L_{i}+\lambda L_{j}\ (i\neq j,\ \lambda\in\mathbb{K}).

On définit de même les opérations sur les colonnes : Ci↔CjC_{i}\leftrightarrow C_{j}, Ci←λCiC_{i}\leftarrow\lambda C_{i}, Ci←Ci+λCjC_{i}\leftarrow C_{i}+\lambda C_{j}.

Théorème — interprétation matricielle. Posons, dans Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}),

Pi,j=In−Ei,i−Ej,j+Ei,j+Ej,i,Di(λ)=In+(λ−1)Ei,i,Ti,j(λ)=In+λEi,j.P_{i,j}=I_{n}-E_{i,i}-E_{j,j}+E_{i,j}+E_{j,i},\qquad D_{i}(\lambda)=I_{n}+(\lambda-1)E_{i,i},\qquad T_{i,j}(\lambda)=I_{n}+\lambda E_{i,j}.

Effectuer sur A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) l’opération Li↔LjL_{i}\leftrightarrow L_{j} (resp. Li←λLiL_{i}\leftarrow\lambda L_{i}, resp. Li←Li+λLjL_{i}\leftarrow L_{i}+\lambda L_{j}) revient à remplacer AA par Pi,jAP_{i,j}A (resp. Di(λ)AD_{i}(\lambda)A, resp. Ti,j(λ)AT_{i,j}(\lambda)A) : une opération sur les lignes est une multiplication à gauche. Les opérations sur les colonnes correspondent à une multiplication à droite par les matrices analogues de Mp(K)\mathcal{M}_{p}(\mathbb{K}).

Propriété. Ces trois matrices sont inversibles : Pi,j−1=Pi,jP_{i,j}^{-1}=P_{i,j}, Di(λ)−1=Di(λ−1)D_{i}(\lambda)^{-1}=D_{i}\bigl(\lambda^{-1}\bigr), Ti,j(λ)−1=Ti,j(−λ)T_{i,j}(\lambda)^{-1}=T_{i,j}(-\lambda). Conséquence : une opération élémentaire ne change ni l’inversibilité d’une matrice carrée, ni l’ensemble des solutions du système AX=BAX=B lorsqu’on l’applique simultanément à AA et à BB (car MAX=MB  ⟺  AX=BMAX=MB\iff AX=B pour MM inversible).

8Échelonnement, pivot de Gauss, rang

Définition. Une matrice A∈Mn,p(K)A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) est échelonnée en lignes si ses lignes nulles sont situées sous ses lignes non nulles et si, pour deux lignes non nulles consécutives, l’indice de colonne du premier coefficient non nul — appelé pivot — de la ligne du bas est strictement plus grand que celui de la ligne du haut. Elle est échelonnée réduite si de plus chaque pivot vaut 11 et est le seul coefficient non nul de sa colonne.

Théorème — algorithme du pivot de Gauss. Toute matrice de Mn,p(K)\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K}) peut être transformée, par un nombre fini d’opérations élémentaires sur les lignes, en une matrice échelonnée réduite. Principe : on cherche dans la première colonne non nulle un coefficient non nul, on l’amène en haut par un échange, on le normalise, on annule tous les autres coefficients de sa colonne par des transvections, puis on recommence avec les lignes et colonnes suivantes.

Définition. Le rang de AA, noté rg⁡A\operatorname{rg} A, est le nombre de pivots d’une matrice échelonnée obtenue à partir de AA par opérations sur les lignes. On admet que ce nombre ne dépend pas des opérations choisies (ce point sera démontré au chapitre 18). On a toujours 0⩽rg⁡A⩽min⁡(n,p)0\leq\operatorname{rg} A\leq\min(n,p), et rg⁡A=0  ⟺  A=0\operatorname{rg} A=0\iff A=0.

Théorème — inversibilité et rang. Soit A∈Mn(K)A\in\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K}). Les assertions suivantes sont équivalentes :

A∈GLn(K)  ⟺  rg⁡A=n  ⟺  la forme eˊchelonneˊe reˊduite de A est In  ⟺  (AX=0⇒X=0).A\in\mathrm{GL}_{n}(\mathbb{K})\quad\iff\quad \operatorname{rg} A=n\quad\iff\quad \text{la forme échelonnée réduite de $A$ est }I_{n}\quad\iff\quad \bigl(AX=0\Rightarrow X=0\bigr).

Idée de preuve (exigible). Si la forme échelonnée réduite est InI_{n}, il existe MM inversible (produit de matrices élémentaires) telle que MA=InMA=I_{n} ; alors A=M−1A=M^{-1} est inversible. Réciproquement, si rg⁡A<n\operatorname{rg} A<n, la forme échelonnée a une ligne nulle, donc AX=0AX=0 a strictement moins de nn inconnues principales et admet une solution X≠0X\neq0 ; or AX=0AX=0 et AA inversible donneraient X=A−10=0X=A^{-1}0=0.

Méthode — calcul de A−1A^{-1} par le pivot. écrire côte à côte (A∣In)\bigl(A\mid I_{n}\bigr) et appliquer aux deux blocs simultanément les opérations sur les lignes qui réduisent AA. Si l’on aboutit à (In∣B)\bigl(I_{n}\mid B\bigr), alors AA est inversible et A−1=BA^{-1}=B ; si une ligne de la partie gauche devient nulle, AA n’est pas inversible. Justification : chaque étape multiplie à gauche par une matrice inversible, donc à la fin MA=InMA=I_{n} et MIn=BMI_{n}=B avec MM inversible : M=BM=B et B=A−1B=A^{-1}. Contrôle obligatoire : vérifier AB=InAB=I_{n}.

9Systèmes linéaires

Notation. Un système linéaire de nn équations à pp inconnues x1,…,xpx_{1},\dots,x_{p} s’écrit matriciellement

(S) : AX=B,A∈Mn,p(K) (matrice du systeˋme),X=t ⁣(x1 ⋯ xp),B∈Mn,1(K).(\mathcal{S})\ :\ AX=B,\qquad A\in\mathcal{M}_{n,p}(\mathbb{K})\ \text{(matrice du système)},\quad X={}^{t}\!(x_{1}\ \cdots\ x_{p}),\quad B\in\mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{K}).

Le système homogène associé est (S0)(\mathcal{S}_{0}) : AX=0AX=0. On dit que (S)(\mathcal{S}) est compatible s’il admet au moins une solution.

Théorème — compatibilité. (S)(\mathcal{S}) est compatible si et seulement si BB est combinaison linéaire des colonnes de AA (car AX=∑jxjCjAX=\sum_{j}x_{j}C_{j}).

Théorème — structure de l’ensemble des solutions. Si X0X_{0} est une solution de (S)(\mathcal{S}), l’ensemble des solutions de (S)(\mathcal{S}) est

 S={X0+Y, Y solution de (S0)} \boxed{\ \mathcal{S}=\ens{X_{0}+Y,\ Y\ \text{solution de}\ (\mathcal{S}_{0})}\ }

Idée de preuve (exigible). Si AX0=BAX_{0}=B et AY=0AY=0 alors A(X0+Y)=BA(X_{0}+Y)=B ; réciproquement si AX=BAX=B alors A(X−X0)=B−B=0A(X-X_{0})=B-B=0, donc Y=X−X0Y=X-X_{0} est solution de (S0)(\mathcal{S}_{0}) et X=X0+YX=X_{0}+Y.

Méthode — résolution par le pivot. échelonner (A∣B)\bigl(A\mid B\bigr) par opérations sur les lignes, puis lire la forme échelonnée. Une ligne (0 ⋯ 0∣β)\bigl(0\ \cdots\ 0\mid\beta\bigr) avec β≠0\beta\neq0 signifie 0=β0=\beta : le système est incompatible et S=∅\mathcal{S}=\varnothing. Sinon il est compatible : les inconnues associées aux colonnes de pivot sont principales (il y en a r=rg⁡Ar=\operatorname{rg} A), les p−rp-r autres sont secondaires et se choisissent librement (ce sont les paramètres). Si r=pr=p la solution est unique ; si r<pr<p il y en a une infinité.

Définition. Un système de Cramer est un système AX=BAX=B dont la matrice AA est carrée et inversible. Il admet alors une unique solution, X=A−1BX=A^{-1}B, et ceci pour tout second membre BB.

Savoir-faire
  • Calculer un produit, une transposée, une puissance ; reconnaître que deux matrices ne commutent pas ; décomposer une matrice carrée en partie symétrique et partie antisymétrique.
  • Calculer AkA^{k} par le binôme (A=λIn+NA=\lambda I_{n}+N nilpotente) ou par une relation A2=αA+βInA^{2}=\alpha A+\beta I_{n}.
  • Montrer qu’une matrice est inversible et calculer son inverse (par le pivot, par une relation polynomiale, ou en résolvant AY=XAY=X) ; échelonner une matrice et en déterminer le rang, éventuellement en fonction d’un paramètre.
  • Résoudre un système linéaire par le pivot, discuter sa compatibilité, décrire S\mathcal{S} sous la forme X0+YX_{0}+Y.
Exempledeux calculs types
  • Puissance par le binôme. A=(111011001)=I3+NA=\begin{pmatrix}1&1&1\\0&1&1\\0&0&1\end{pmatrix}=I_{3}+N avec N=(011001000)N=\begin{pmatrix}0&1&1\\0&0&1\\0&0&0\end{pmatrix}, N2=E1,3N^{2}=E_{1,3}, N3=0N^{3}=0. Comme I3I_{3} et NN commutent, Ak=I3+kN+(k2)N2=(1kk(k+1)201k001)A^{k}=I_{3}+kN+\binom{k}{2}N^{2}=\begin{pmatrix}1&k&\frac{k(k+1)}{2}\\0&1&k\\0&0&1\end{pmatrix} pour tout k∈Nk\in\N, car k+k(k−1)2=k(k+1)2k+\frac{k(k-1)}{2}=\frac{k(k+1)}{2}.
  • Rang et système. (121∣1253∣3132∣2) →L3←L3−L1L2←L2−2L1 (121∣1011∣1011∣1) →L3←L3−L2 (121∣1011∣1000∣0)\begin{pmatrix}1&2&1&\mid&1\\2&5&3&\mid&3\\1&3&2&\mid&2\end{pmatrix}\ \xrightarrow[L_{3}\leftarrow L_{3}-L_{1}]{L_{2}\leftarrow L_{2}-2L_{1}}\ \begin{pmatrix}1&2&1&\mid&1\\0&1&1&\mid&1\\0&1&1&\mid&1\end{pmatrix}\ \xrightarrow[L_{3}\leftarrow L_{3}-L_{2}]{}\ \begin{pmatrix}1&2&1&\mid&1\\0&1&1&\mid&1\\0&0&0&\mid&0\end{pmatrix} : deux pivots, donc rg⁡A=2\operatorname{rg} A=2 et AA n’est pas inversible ; le système est compatible, zz est secondaire, y=1−zy=1-z, x=−1+zx=-1+z, et S={t ⁣(−1  1  0)+z t ⁣(1  −1  1), z∈K}\mathcal{S}=\ens{{}^{t}\!({-1}\ \ 1\ \ 0)+z\,{}^{t}\!(1\ \ {-1}\ \ 1),\ z\in\mathbb{K}}.
Pièges
  • Écrire AB=BAAB=BA, (A+B)2=A2+2AB+B2(A+B)^{2}=A^{2}+2AB+B^{2}, (AB)k=AkBk(AB)^{k}=A^{k}B^{k}, ou appliquer le binôme sans avoir vérifié AB=BAAB=BA.
  • Simplifier AB=ACAB=AC en B=CB=C, ou conclure de A2=0A^{2}=0 que A=0A=0, ou de AB=0AB=0 que A=0A=0 ou B=0B=0.
  • Multiplier deux matrices de formats incompatibles ; parler de l’inverse d’une matrice non carrée ; écrire BA\frac{B}{A} ; multiplier une équation matricielle à gauche d’un côté et à droite de l’autre.
  • Mélanger opérations sur les lignes et sur les colonnes dans un calcul d’inverse ou dans la résolution d’un système ; oublier λ≠0\lambda\neq0 dans Li←λLiL_{i}\leftarrow\lambda L_{i}.
  • Oublier la ligne (0 ⋯ 0∣β≠0)\bigl(0\ \cdots\ 0\mid\beta\neq0\bigr) : un système échelonné peut être incompatible ; à l’inverse, annoncer « une infinité de solutions » sans avoir vérifié la compatibilité.

Exercices, contrôles et sujets

Les énoncés sont en accès libre, à télécharger en PDF.

1

Exercices de base

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Les bases : opérations, transposée, puissances, inverse, pivot de Gauss, systèmes

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 hsans calculatrice

  1. Premiers calculsDifficulté 1 sur 3
  2. Matrices élémentairesDifficulté 1 sur 3
  3. Transposée, symétrie, antisymétrieDifficulté 1 sur 3
  4. Matrices diagonales et triangulairesDifficulté 1 sur 3
  5. Puissances par la formule du binômeDifficulté 2 sur 3
  6. Les pièges de l’anneau Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K})Difficulté 1 sur 3
  7. Inverse d’une matrice 2×22\times2Difficulté 1 sur 3
  8. Inverse par le pivot de GaussDifficulté 2 sur 3
  9. Opérations élémentaires et produits matricielsDifficulté 1 sur 3
  10. Échelonnement et rangDifficulté 2 sur 3
  11. Deux systèmes linéairesDifficulté 2 sur 3
  12. Compatibilité d’un systèmeDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Application : relations polynomiales, commutant, rang et systèmes à paramètre

9 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hsans calculatrice

  1. Une relation polynomialeDifficulté 2 sur 3
  2. Puissances d’une matrice triangulaireDifficulté 2 sur 3
  3. Matrices qui commutent avec une matrice diagonaleDifficulté 2 sur 3
  4. Deux systèmes à paramètreDifficulté 2 sur 3
  5. Matrices nilpotentes et inversibilitéDifficulté 2 sur 3
  6. Autour de t ⁣AA{}^{t}\!AADifficulté 2 sur 3
  7. Inverse d’une matrice triangulaireDifficulté 2 sur 3
  8. Rang en fonction d’un paramètreDifficulté 2 sur 3
  9. Complément — le pivot de Gauss en PythonDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Une relation polynomiale et un inverse7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Un système à paramètre8 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Puissances, inverses7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Une matrice de rang 228 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Centre de Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\K), racines carrées de I2I_{2}, commutants, inverse à droite, Fibonacci

7 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hsans calculatrice

  1. Le centre de Mn(K)\mathcal{M}_{n}(\mathbb{K})Difficulté 3 sur 3
  2. Toutes les racines carrées de I2I_{2}Difficulté 3 sur 3
  3. Les matrices aIn+bJaI_{n}+bJDifficulté 3 sur 3
  4. Le commutant d’une matrice nilpotenteDifficulté 3 sur 3
  5. Inversible à droite, donc inversibleDifficulté 3 sur 3
  6. La suite de Fibonacci vue matriciellementDifficulté 3 sur 3
  7. Diagonale strictement dominanteDifficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Les matrices circulantes d’ordre 33

durée : 4 hnoté sur 20quatre parties enchaînéescalculatrice interdite

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral indépendants

4 exercicesniveaux Difficulté 1 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 3 sur 3environ 20 min chacunsans calculatrice

  1. Puissances et inverse d’une matrice triangulaireDifficulté 1 sur 3
  2. Une matrice idempotenteDifficulté 2 sur 3
  3. Un système à discuterDifficulté 2 sur 3
  4. Deux matrices qui anticommutentDifficulté 3 sur 3

Prépa · Mathématiques : les 26 chapitres

  1. Logique et raisonnement
  2. Ensembles et applications
  3. Sommes et produits
  4. Inégalités et trigonométrie
  5. Nombres complexes
  6. Fonctions usuelles
  7. Primitives et équations différentielles
  8. Nombres réels et suites numériques
  9. Limites et continuité
  10. Dérivabilité et convexité
  11. Arithmétique des entiers relatifs
  12. Structures algébriques usuelles
  13. Calcul matriciel
  14. Polynômes et fractions rationnelles
  15. Analyse asymptotique
  16. Espaces vectoriels
  17. Dimension et applications linéaires
  18. Matrices et applications linéaires
  19. Groupe symétrique
  20. Déterminants
  21. Intégration
  22. Dénombrement
  23. Probabilités
  24. Espaces préhilbertiens
  25. Séries et familles sommables
  26. Fonctions de deux variables