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MPSI · Mathématiques · Techniques fondamentales de calcul différentiel · Chapitre 6

Fonctions usuelles

Fiche de cours10 min de lecturePar Robin RinguetMise à jour : octobre 2026
AttentionLe statut de ce chapitre

Chapitre de techniques de calcul. L’étude théorique des limites, de la continuité et de la dérivabilité est reportée aux chapitres 9 et 10 : ici, les théorèmes de dérivation (opérations, composée, réciproque) et la caractérisation des fonctions monotones sont admis, conformément au programme.

1Généralités sur les fonctions

Définition. Soit ff une fonction d’une variable réelle. Son ensemble de définition DfD_{f} est l’ensemble des x∈Rx\in\R pour lesquels f(x)f(x) existe. Sa courbe représentative dans un repère est Cf={(x,f(x)), x∈Df}\Cf=\ens{\bigl(x,f(x)\bigr),\ x\in D_{f}}.

Définition. Soit D⊂RD\subset\R symétrique par rapport à 00 (c’est-à-dire −x∈D-x\in D pour tout x∈Dx\in D). Une fonction f:D→Rf:D\to\R est paire si ∀x∈D, f(−x)=f(x)\forall x\in D,\ f(-x)=f(x), impaire si ∀x∈D, f(−x)=−f(x)\forall x\in D,\ f(-x)=-f(x). Soit T>0T>0 : ff est TT-périodique si ∀x∈D\forall x\in D, x+T∈Dx+T\in D et f(x+T)=f(x)f(x+T)=f(x).

Remarque. La symétrie du domaine fait partie de la définition : x↦ln⁡(x2)x\mapsto\ln\bigl(x^{2}\bigr) est paire, mais x↦ln⁡x+ln⁡(−x)x\mapsto \ln x+\ln(-x) n’a aucun sens. Graphiquement : ff paire   ⟺  Cf\iff\Cf symétrique par rapport à (Oy)(Oy) ; ff impaire   ⟺  Cf\iff\Cf symétrique par rapport à OO ; ff TT-périodique   ⟺  Cf\iff\Cf invariante par la translation de vecteur Tı⃗T\vv{\imath}.

Méthode — réduire le domaine d’étude. si ff est TT-périodique, on l’étudie sur un intervalle de longueur TT ; si de plus ff est paire ou impaire, sur la moitié de cet intervalle, et l’on complète par les symétries ci-dessus.

Propriété — transformations du graphe. Soient a∈Ra\in\R, λ∈R∗\lambda\in\R^{*}. La courbe de x↦f(x)+ax\mapsto f(x)+a se déduit de Cf\Cf par la translation de vecteur aȷ⃗a\vv{\jmath} ; celle de x↦f(x+a)x\mapsto f(x+a) par la translation de vecteur −aı⃗-a\vv{\imath} (attention au signe) ; celle de x↦λf(x)x\mapsto\lambda f(x) par l’affinité verticale de rapport λ\lambda, celle de x↦f(λx)x\mapsto f(\lambda x) par l’affinité horizontale de rapport 1λ\frac{1}{\lambda} ; celle de x↦∣f(x)∣x\mapsto\abs{f(x)} en symétrisant par rapport à (Ox)(Ox) la partie de Cf\Cf située au-dessous de l’axe.

Définition. Soit f:D→Rf:D\to\R. ff est majorée si ∃M∈R, ∀x∈D, f(x)⩽M\exists M\in\R,\ \forall x\in D,\ f(x)\leq M ; minorée si ∃m∈R, ∀x∈D, f(x)⩾m\exists m\in\R,\ \forall x\in D,\ f(x)\geq m ; bornée si elle est majorée et minorée — ce qui équivaut à : ∣f∣\abs{f} est majorée. ff est croissante sur un intervalle II si ∀(x,y)∈I2, x⩽y⇒f(x)⩽f(y)\forall(x,y)\in I^{2},\ x\leq y\Rightarrow f(x)\leq f(y), strictement croissante si x<y⇒f(x)<f(y)x<y\Rightarrow f(x)<f(y) ; de même pour la décroissance ; monotone = croissante ou décroissante. Enfin ff admet un maximum global en a∈Da\in D si ∀x∈D, f(x)⩽f(a)\forall x\in D,\ f(x)\leq f(a), et un maximum local en aa s’il existe η>0\eta>0 tel que ∀x∈D∩[a−η ;a+η], f(x)⩽f(a)\forall x\in D\cap\intff{a-\eta}{a+\eta},\ f(x)\leq f(a) ; idem pour les minimums, un extremum étant un maximum ou un minimum.

Attention

« ff est majorée par MM » ne dit pas que MM est atteint : x↦11+x2x\mapsto\frac{1}{1+x^{2}} est minorée par 00 sans jamais valoir 00. Ne pas confondre borne et extremum.

2Dérivation

Définition. ff est dérivable en aa si le taux d’accroissement f(x)−f(a)x−a\frac{f(x)-f(a)}{x-a} admet une limite finie quand x→ax\to a ; cette limite est le nombre dérivé f′(a)= ⁣df ⁣dx(a)f'(a)=\frac{\dd f}{\dd x}(a). La tangente à Cf\Cf au point d’abscisse aa a alors pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a). L’étude théorique est faite au chapitre 10.

Théorème — opérations, admis. Soient ff et gg dérivables sur un intervalle II et (λ,μ)∈R2(\lambda,\mu)\in\R^{2}. Alors λf+μg\lambda f+\mu g et fgfg sont dérivables sur II, et

(λf+μg)′=λf′+μg′,(fg)′=f′g+fg′,(fg)′=f′g−fg′g2  laˋ ouˋ g ne s’annule pas.(\lambda f+\mu g)'=\lambda f'+\mu g',\qquad (fg)'=f'g+fg',\qquad \left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g-fg'}{g^{2}}\ \text{ là où }g\ \text{ne s'annule pas.}

Si uu est dérivable sur II, à valeurs dans un intervalle JJ, et si vv est dérivable sur JJ, alors v∘uv\circ u est dérivable sur II et  (v∘u)′=u′×(v′∘u)\ \boxed{(v\circ u)'=u'\times\left(v'\circ u\right)}.

Propriété — dérivées des composées usuelles. Pour uu dérivable et n∈Zn\in\Z :

Formulaire
  • (un)′=n u′ un−1\left(u^{n}\right)'=n\,u'\,u^{n-1} (uu ne s’annulant pas si n<0n<0) ; (eu)′=u′ eu\left(\e^{u}\right)'=u'\,\e^{u} ; (ln⁡∣u∣)′=u′u\left(\ln\abs{u}\right)'=\dfrac{u'}{u} (uu ne s’annulant pas) ;
  • (u)′=u′2u\left(\sqrt{u}\right)'=\dfrac{u'}{2\sqrt{u}} (u>0u>0) ; (cos⁡u)′=−u′sin⁡u\bigl(\cos u\bigr)'=-u'\sin u ; (sin⁡u)′=u′cos⁡u\bigl(\sin u\bigr)'=u'\cos u ; (tan⁡u)′=u′(1+tan⁡2u)\bigl(\tan u\bigr)'=u'\left(1+\tan^{2}u\right).

Théorème — dérivée d’une réciproque, admis. Soit ff une bijection dérivable d’un intervalle II sur un intervalle JJ, et soit b=f(a)∈Jb=f(a)\in J. Si f′(a)≠0f'(a)\neq0, alors f−1f^{-1} est dérivable en bb et

(f−1)′(b)=1f′(f−1(b))=1f′(a).\boxed{\left(f^{-1}\right)'(b)=\frac{1}{f'\bigl(f^{-1}(b)\bigr)}=\frac{1}{f'(a)}.}

Interprétation géométrique. Les courbes de ff et de f−1f^{-1} sont symétriques par rapport à la droite d’équation y=xy=x ; la symétrie échange les tangentes, donc les pentes pp et 1p\frac{1}{p}. Si f′(a)=0f'(a)=0, la tangente horizontale devient verticale et f−1f^{-1} n’est pas dérivable en bb.

Définition. ff est de classe C1\mathcal{C}^{1} sur II si elle est dérivable sur II et si f′f' est continue sur II. On définit par récurrence f(0)=ff^{(0)}=f et f(n+1)=(f(n))′f^{(n+1)}=\left(f^{(n)}\right)' lorsque cela a un sens ; ff est de classe Cn\mathcal{C}^{n} si f(n)f^{(n)} existe et est continue.

Théorème — caractérisation des monotonies, admis. Soit ff dérivable sur un intervalle II. Alors ff est constante sur II   ⟺  f′=0\iff f'=0 sur II ; ff est croissante sur II   ⟺  f′⩾0\iff f'\geq0 sur II ; ff est strictement croissante sur II   ⟺  \iff f′⩾0f'\geq0 sur II et {x∈I, f′(x)=0}\ens{x\in I,\ f'(x)=0} ne contient aucun intervalle d’intérieur non vide.

Attention

Deux hypothèses sont indispensables. Sur un intervalle : x↦1xx\mapsto\frac{1}{x} a une dérivée <0<0 sur R∗\R^{*} sans y être décroissante. Et f′>0f'>0 n’est pas nécessaire à la stricte croissance : x↦x3x\mapsto x^{3} est strictement croissante sur R\R bien que f′(0)=0f'(0)=0. En pratique : si f′>0f'>0 sauf en un nombre fini de points, ff est strictement croissante.

Méthode — étudier une fonction. (1) domaine de définition ; (2) parité, périodicité, réduction du domaine ; (3) domaine de dérivabilité et calcul de f′f' ; (4) signe de f′f' (factoriser !) ; (5) tableau de variations avec valeurs et limites aux bornes ; (6) conclusion : extremums, allure, tangentes.

Méthode — démontrer une inégalité u(x)⩽v(x)u(x)\leq v(x) sur II. poser φ=v−u\varphi=v-u, étudier le signe de φ′\varphi', dresser le tableau de variations de φ\varphi et comparer φ\varphi à sa valeur en un point bien choisi (souvent une borne de II, où φ\varphi s’annule).

Remarque — dérivées partielles. Pour ff fonction de deux variables, ∂f∂x(x,y)\frac{\partial f}{\partial x}(x,y) est la dérivée de x↦f(x,y)x\mapsto f(x,y) à yy fixé, et ∂f∂y(x,y)\frac{\partial f}{\partial y}(x,y) celle de y↦f(x,y)y\mapsto f(x,y) à xx fixé. Exemple : pour f(x,y)=x2y+exyf(x,y)=x^{2}y+\e^{xy},  ∂f∂x=2xy+yexy\ \frac{\partial f}{\partial x}=2xy+y\e^{xy} et ∂f∂y=x2+xexy\frac{\partial f}{\partial y}=x^{2}+x\e^{xy}. Tout développement théorique est hors programme à ce stade.

3Exponentielle, logarithmes, puissances

Théorème. exp⁡:R→R+∗\exp:\R\to\R_{+}^{*} est une bijection strictement croissante, de dérivée exp⁡\exp, vérifiant ex+y=exey\e^{x+y}=\e^{x}\e^{y}. Sa réciproque est le logarithme népérien ln⁡:R+∗→R\ln:\R_{+}^{*}\to\R, strictement croissant, de dérivée x↦1xx\mapsto\frac1x, vérifiant ln⁡(ab)=ln⁡a+ln⁡b\ln(ab)=\ln a+\ln b pour a,b>0a,b>0 ; les deux courbes sont symétriques par rapport à la droite y=xy=x. On note log⁡x=log⁡10x=ln⁡xln⁡10\log x=\log_{10}x=\frac{\ln x}{\ln 10} (logarithme décimal), log⁡2x=ln⁡xln⁡2\log_{2}x=\frac{\ln x}{\ln 2} (logarithme de base 22), et plus généralement log⁡ax=ln⁡xln⁡a\log_{a}x=\frac{\ln x}{\ln a} pour a>0a>0, a≠1a\neq1.

Définition. Pour x>0x>0 et α∈R\alpha\in\R, on pose  xα=eαln⁡x\ x^{\alpha}=\e^{\alpha\ln x}. La fonction x↦xαx\mapsto x^{\alpha} est définie et dérivable sur R+∗\R_{+}^{*}, de dérivée αxα−1\alpha x^{\alpha-1}. Pour α∈Z\alpha\in\Z, x↦xαx\mapsto x^{\alpha} est aussi définie sur R−∗\R_{-}^{*}.

Propriété. Pour x,y>0x,y>0 et α,β∈R\alpha,\beta\in\R :  (xy)α=xαyα\ (xy)^{\alpha}=x^{\alpha}y^{\alpha},  xα+β=xαxβ\ x^{\alpha+\beta}=x^{\alpha}x^{\beta},  (xα)β=xαβ\ \left(x^{\alpha}\right)^{\beta}=x^{\alpha\beta},  ln⁡(xα)=αln⁡x\ \ln\left(x^{\alpha}\right)=\alpha\ln x. Suivant le signe de α\alpha, x↦xαx\mapsto x^{\alpha} est strictement croissante (α>0\alpha>0), constante (α=0\alpha=0) ou strictement décroissante (α<0\alpha<0) sur R+∗\R_{+}^{*}. Si α>0\alpha>0 elle se prolonge par continuité en 00 par la valeur 00.

Théorème — croissances comparées. Pour tous α>0\alpha>0 et β>0\beta>0 :

lim⁡x→+∞eαxxβ=+∞,lim⁡x→+∞ln⁡βxxα=0,lim⁡x→0+xα∣ln⁡x∣β=0,lim⁡x→−∞∣x∣βeαx=0.\lim_{x\to+\infty}\frac{\e^{\alpha x}}{x^{\beta}}=+\infty,\qquad \lim_{x\to+\infty}\frac{\ln^{\beta} x}{x^{\alpha}}=0,\qquad \lim_{x\to0^{+}}x^{\alpha}\abs{\ln x}^{\beta}=0,\qquad \lim_{x\to-\infty}\abs{x}^{\beta}\e^{\alpha x}=0.

Retenir la hiérarchie : « l’exponentielle l’emporte sur toute puissance, qui l’emporte sur tout logarithme ».

Théorème — deux inégalités fondamentales.  ∀x∈R, ex⩾1+x\ \forall x\in\R,\ \e^{x}\geq1+x et ∀x>−1, ln⁡(1+x)⩽x\forall x>-1,\ \ln(1+x)\leq x.

Idée de preuve (exigible). Poser φ(x)=ex−1−x\varphi(x)=\e^{x}-1-x : φ′(x)=ex−1\varphi'(x)=\e^{x}-1 est du signe de xx, donc φ\varphi décroît sur R−\R_{-}, croît sur R+\R_{+} et atteint son minimum en 00, où φ(0)=0\varphi(0)=0 ; d’où φ⩾0\varphi\geq0. De même ψ(x)=x−ln⁡(1+x)\psi(x)=x-\ln(1+x) a pour dérivée ψ′(x)=x1+x\psi'(x)=\frac{x}{1+x}, du signe de xx sur ]−1 ;+∞[\intoo{-1}{+\infty}, et ψ(0)=0\psi(0)=0. Dans les deux cas l’égalité a lieu uniquement en x=0x=0 : la courbe de exp⁡\exp est au-dessus de sa tangente en 00, celle de ln⁡\ln au-dessous de la sienne en 11.

4Valeur absolue et partie entière

Propriété. x↦∣x∣x\mapsto\abs{x} est continue sur R\R, dérivable sur R∗\R^{*} de dérivée ∣x∣x\frac{\abs{x}}{x} (11 si x>0x>0, −1-1 si x<0x<0), mais pas dérivable en 00 : les taux d’accroissement à droite et à gauche valent 11 et −1-1. De même, ⌊x⌋\lfloor x\rfloor est l’unique entier vérifiant ⌊x⌋⩽x<⌊x⌋+1\lfloor x\rfloor\leq x<\lfloor x\rfloor+1, soit  x−1<⌊x⌋⩽x\ x-1<\lfloor x\rfloor\leq x. La fonction x↦⌊x⌋x\mapsto\lfloor x\rfloor est constante sur chaque [n ;n+1[\intfo{n}{n+1} (n∈Zn\in\Z), donc dérivable de dérivée nulle sur R∖Z\R\setminus\Z ; elle n’est pas continue aux entiers. La partie fractionnaire x↦x−⌊x⌋x\mapsto x-\lfloor x\rfloor est 11-périodique, à valeurs dans [0 ;1[\intfo{0}{1}.

5Fonctions circulaires réciproques

Théorème — définitions ; la bijectivité est admise, elle sera justifiée au chapitre 9. sin⁡\sin induit une bijection de [−π2 ;π2]\intff{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}} sur [−1 ;1]\intff{-1}{1}, de réciproque arcsin⁡\arcsin:[−1 ;1]→[−π2 ;π2]:\intff{-1}{1}\to\intff{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}}, impaire et strictement croissante ; cos⁡\cos induit une bijection de [0 ;π]\intff{0}{\pi} sur [−1 ;1]\intff{-1}{1}, de réciproque arccos⁡\arccos:[−1 ;1]→[0 ;π]:\intff{-1}{1}\to\intff{0}{\pi}, strictement décroissante (ni paire ni impaire) ; tan⁡\tan induit une bijection de ]−π2 ;π2[\intoo{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}} sur R\R, de réciproque arctan⁡\arctan:R→]−π2 ;π2[:\R\to\intoo{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}}, impaire et strictement croissante.

Théorème — dérivées et domaines de dérivabilité — démonstration exigible.

arcsin⁡′(x)=11−x2  sur ]−1 ;1[,arccos⁡′(x)=−11−x2  sur ]−1 ;1[,arctan⁡′(x)=11+x2  sur R.\arcsin'(x)=\frac{1}{\sqrt{1-x^{2}}}\ \text{ sur }\intoo{-1}{1},\qquad \arccos'(x)=\frac{-1}{\sqrt{1-x^{2}}}\ \text{ sur }\intoo{-1}{1},\qquad \arctan'(x)=\frac{1}{1+x^{2}}\ \text{ sur }\R.

En ±1\pm1, arcsin⁡\arcsin et arccos⁡\arccos sont continues mais non dérivables (tangentes verticales).

Idée de preuve. Pour arcsin⁡\arcsin : soit y=arcsin⁡xy=\arcsin x avec x∈]−1 ;1[x\in\intoo{-1}{1}, donc y∈]−π2 ;π2[y\in\intoo{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}} et sin⁡′(y)=cos⁡y≠0\sin'(y)=\cos y\neq0 ; le théorème de dérivation d’une réciproque donne arcsin⁡′(x)=1cos⁡y\arcsin'(x)=\frac{1}{\cos y}. Or cos⁡y>0\cos y>0 sur ]−π2 ;π2[\intoo{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}}, donc cos⁡y=1−sin⁡2y=1−x2\cos y=\sqrt{1-\sin^{2}y}=\sqrt{1-x^{2}}. Même schéma pour arccos⁡\arccos (avec sin⁡y>0\sin y>0 sur ]0 ;π[\intoo{0}{\pi}) et pour arctan⁡\arctan (avec tan⁡′(y)=1+tan⁡2y=1+x2\tan'(y)=1+\tan^{2}y=1+x^{2}).

Propriété — identités. Pour x∈[−1 ;1]x\in\intff{-1}{1} : cos⁡(arcsin⁡x)=sin⁡(arccos⁡x)=1−x2\cos(\arcsin x)=\sin(\arccos x)=\sqrt{1-x^{2}} et arcsin⁡x+arccos⁡x=π2\arcsin x+\arccos x=\frac{\pi}{2}. Pour x∈R∗x\in\R^{*} : arctan⁡x+arctan⁡1x=π2 ε(x)\arctan x+\arctan\frac{1}{x}=\frac{\pi}{2}\,\varepsilon(x), où ε(x)=1\varepsilon(x)=1 si x>0x>0 et −1-1 si x<0x<0. Enfin tan⁡(arctan⁡x)=x\tan(\arctan x)=x et cos⁡(arctan⁡x)=11+x2\cos(\arctan x)=\frac{1}{\sqrt{1+x^{2}}}.

Idée de preuve (exigible). cos⁡(arcsin⁡x)=1−x2\cos(\arcsin x)=\sqrt{1-x^{2}} : poser y=arcsin⁡x∈[−π2 ;π2]y=\arcsin x\in\intff{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}}, où cos⁡y⩾0\cos y\geq0, et utiliser cos⁡2y=1−sin⁡2y\cos^{2}y=1-\sin^{2}y — c’est la positivité de cos⁡y\cos y qui autorise la racine. Pour arctan⁡x+arctan⁡1x\arctan x+\arctan\frac1x : la fonction g:x↦arctan⁡x+arctan⁡1xg:x\mapsto\arctan x+\arctan\frac{1}{x} est dérivable sur R∗\R^{*} et g′(x)=11+x2−1x2⋅11+1x2=11+x2−11+x2=0g'(x)=\frac{1}{1+x^{2}}-\frac{1}{x^{2}}\cdot\frac{1}{1+\frac{1}{x^{2}}}=\frac{1}{1+x^{2}}-\frac{1}{1+x^{2}}=0 ; gg est donc constante sur chacun des deux intervalles R+∗\R_{+}^{*} et R−∗\R_{-}^{*}, et g(1)=π2g(1)=\frac{\pi}{2}, g(−1)=−π2g(-1)=-\frac{\pi}{2}.

AttentionLe piège central du chapitre

arcsin⁡(sin⁡x)=x\arcsin(\sin x)=x seulement si x∈[−π2 ;π2]x\in\intff{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}} ; arccos⁡(cos⁡x)=x\arccos(\cos x)=x seulement si x∈[0 ;π]x\in\intff{0}{\pi} ; arctan⁡(tan⁡x)=x\arctan(\tan x)=x seulement si x∈]−π2 ;π2[x\in\intoo{-\frac{\pi}{2}}{\frac{\pi}{2}}. En revanche sin⁡(arcsin⁡x)=x\sin(\arcsin x)=x pour tout x∈[−1 ;1]x\in\intff{-1}{1}, sans condition. Exemple : arcsin⁡(sin⁡5π6)=arcsin⁡12=π6≠5π6\arcsin\left(\sin\frac{5\pi}{6}\right)=\arcsin\frac12=\frac{\pi}{6}\neq\frac{5\pi}{6}.

Figure 1 — Les trois fonctions circulaires réciproques. Figure 2 — Les trois fonctions hyperboliques ; th⁡\operatorname{th} a pour asymptotes y=±1y=\pm1.

6Fonctions hyperboliques

Définition. Pour x∈Rx\in\R :  ch⁡x=ex+e−x2\ \operatorname{ch}x=\dfrac{\e^{x}+\e^{-x}}{2},  sh⁡x=ex−e−x2\ \operatorname{sh}x=\dfrac{\e^{x}-\e^{-x}}{2},  th⁡x=sh⁡xch⁡x=ex−e−xex+e−x=e2x−1e2x+1\ \operatorname{th}x=\dfrac{\operatorname{sh}x}{\operatorname{ch}x}=\dfrac{\e^{x}-\e^{-x}}{\e^{x}+\e^{-x}}=\dfrac{\e^{2x}-1}{\e^{2x}+1}.

Propriété. ch⁡\operatorname{ch} est paire, sh⁡\operatorname{sh} et th⁡\operatorname{th} sont impaires ; ch⁡x⩾1\operatorname{ch}x\geq1 (donc ch⁡\operatorname{ch} ne s’annule jamais et th⁡\operatorname{th} est définie sur R\R) et ∣th⁡x∣<1\abs{\operatorname{th}x}<1. De plus

ch⁡′=sh⁡,sh⁡′=ch⁡,th⁡′=1−th⁡2=1ch⁡2>0.\operatorname{ch}'=\operatorname{sh},\qquad \operatorname{sh}'=\operatorname{ch},\qquad \operatorname{th}'=1-\operatorname{th}^{2}=\frac{1}{\operatorname{ch}^{2}}>0 .

Ainsi sh⁡\operatorname{sh} et th⁡\operatorname{th} sont strictement croissantes sur R\R ; ch⁡\operatorname{ch} décroît sur R−\R_{-}, croît sur R+\R_{+}, de minimum ch⁡0=1\operatorname{ch}0=1. Enfin  ex=ch⁡x+sh⁡x\ \e^{x}=\operatorname{ch}x+\operatorname{sh}x et e−x=ch⁡x−sh⁡x\e^{-x}=\operatorname{ch}x-\operatorname{sh}x.

Théorème — seule formule exigible.  ∀x∈R, ch⁡2x−sh⁡2x=1.\ \boxed{\forall x\in\R,\ \operatorname{ch}^{2}x-\operatorname{sh}^{2}x=1.}

Démonstration (exigible). ch⁡2x−sh⁡2x=(ch⁡x−sh⁡x)(ch⁡x+sh⁡x)=e−x ex=e0=1\operatorname{ch}^{2}x-\operatorname{sh}^{2}x=\left(\operatorname{ch}x-\operatorname{sh}x\right)\left(\operatorname{ch}x+\operatorname{sh}x\right)=\e^{-x}\,\e^{x}=\e^{0}=1.

Attention

Les fonctions hyperboliques réciproques sont hors programme. On ne peut donc invoquer ni « argsh⁡\operatorname{argsh} », ni « argch⁡\operatorname{argch} », ni « argth⁡\operatorname{argth} » : pour résoudre ch⁡x=a\operatorname{ch}x=a ou sh⁡x=a\operatorname{sh}x=a, on revient à l’exponentielle et l’on pose u=ex>0u=\e^{x}>0, ce qui donne une équation du second degré en uu. Ne pas confondre non plus th⁡\operatorname{th} et tan⁡\tan : th⁡\operatorname{th} est définie et bornée sur R\R tout entier.

7Fonctions à valeurs complexes

Définition. Soit f:I→Cf:I\to\C, II intervalle de R\R. On note f=Re⁡(f)+i Im⁡(f)f=\Ree(f)+i\,\Imm(f), où Re⁡(f)\Ree(f) et Im⁡(f)\Imm(f) sont des fonctions de II dans R\R. On dit que ff est dérivable si Re⁡(f)\Ree(f) et Im⁡(f)\Imm(f) le sont, et l’on pose alors  f′=(Re⁡f)′+i(Im⁡f)′\ f'=\bigl(\Ree f\bigr)'+i\bigl(\Imm f\bigr)'.

Propriété. Pour f,g:I→Cf,g:I\to\C dérivables et (λ,μ)∈C2(\lambda,\mu)\in\C^{2} :  (λf+μg)′=λf′+μg′\ (\lambda f+\mu g)'=\lambda f'+\mu g',  (fg)′=f′g+fg′\ (fg)'=f'g+fg',  (fg)′=f′g−fg′g2\ \left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g-fg'}{g^{2}} là où gg ne s’annule pas ; en particulier Re⁡(f′)=(Re⁡f)′\Ree\left(f'\right)=\left(\Ree f\right)' et Im⁡(f′)=(Im⁡f)′\Imm\left(f'\right)=\left(\Imm f\right)'.

Théorème — dérivée de exp⁡∘ φ\exp\circ\,\varphi. Soit φ:I→C\varphi:I\to\C dérivable. Alors t↦eφ(t)t\mapsto\e^{\varphi(t)} est dérivable sur II et  (eφ)′=φ′ eφ\ \boxed{\left(\e^{\varphi}\right)'=\varphi'\,\e^{\varphi}} ; en particulier (t↦eλt)′=λ eλt\left(t\mapsto\e^{\lambda t}\right)'=\lambda\,\e^{\lambda t} pour λ∈C\lambda\in\C.

Méthode — dériver t↦eatcos⁡(bt)t\mapsto\e^{at}\cos(bt). écrire eatcos⁡(bt)=Re⁡(e(a+ib)t)\e^{at}\cos(bt)=\Ree\left(\e^{(a+ib)t}\right), dériver l’exponentielle complexe (nn fois si besoin : on obtient (a+ib)ne(a+ib)t(a+ib)^{n}\e^{(a+ib)t}), puis reprendre la partie réelle. En notant a+ib=ρ eiθa+ib=\rho\,\e^{i\theta} avec ρ>0\rho>0, cela donne  ⁣dn ⁣dtn(eatcos⁡(bt))=ρn eatcos⁡(bt+nθ)\frac{\dd^{n}}{\dd t^{n}}\bigl(\e^{at}\cos(bt)\bigr)=\rho^{n}\,\e^{at}\cos(bt+n\theta).

Savoir-faire
  • Déterminer un ensemble de définition, réduire le domaine d’étude par parité ou périodicité.
  • Dériver une composée, un quotient, une puissance uαu^{\alpha}, une expression uv=evln⁡uu^{v}=\e^{v\ln u} ; préciser le domaine de dérivabilité. Dresser un tableau de variations complet, en déduire extremums et inégalités.
  • Simplifier arcsin⁡(sin⁡x)\arcsin(\sin x), arccos⁡(cos⁡x)\arccos(\cos x), arctan⁡(tan⁡x)\arctan(\tan x) en discutant la position de xx ; calculer cos⁡(arcsin⁡x)\cos(\arcsin x), tan⁡(arccos⁡x)\tan(\arccos x) ; montrer qu’une fonction est constante sur un intervalle en dérivant (arctan⁡x+arctan⁡1x\arctan x+\arctan\frac1x).
  • Résoudre une équation en ch⁡\operatorname{ch}, sh⁡\operatorname{sh}, th⁡\operatorname{th} en posant u=exu=\e^{x} ; dériver une fonction à valeurs complexes et l’utiliser pour eatcos⁡(bt)\e^{at}\cos(bt).
Exempledeux études types
  • Simplification. Pour x∈Rx\in\R, cos⁡(arctan⁡x)=11+x2\cos(\arctan x)=\frac{1}{\sqrt{1+x^{2}}} : en posant y=arctan⁡x∈]−π2 ;π2[y=\arctan x\in\intoo{-\frac\pi2}{\frac\pi2}, on a cos⁡y>0\cos y>0 et 1+tan⁡2y=1cos⁡2y1+\tan^{2}y=\frac{1}{\cos^{2}y}, donc cos⁡y=11+x2\cos y=\frac{1}{\sqrt{1+x^{2}}}, puis sin⁡(arctan⁡x)=tan⁡ycos⁡y=x1+x2\sin(\arctan x)=\tan y\cos y=\frac{x}{\sqrt{1+x^{2}}}.
  • Inégalité. Montrons ch⁡x⩾1+x22\operatorname{ch}x\geq1+\frac{x^{2}}{2} sur R\R. La fonction φ(x)=ch⁡x−1−x22\varphi(x)=\operatorname{ch}x-1-\frac{x^{2}}{2} est paire, φ′(x)=sh⁡x−x\varphi'(x)=\operatorname{sh}x-x et φ′′(x)=ch⁡x−1⩾0\varphi''(x)=\operatorname{ch}x-1\geq0 : φ′\varphi' croît et φ′(0)=0\varphi'(0)=0, donc φ′⩾0\varphi'\geq0 sur R+\R_{+} ; ainsi φ\varphi croît sur R+\R_{+} avec φ(0)=0\varphi(0)=0, d’où φ⩾0\varphi\geq0 sur R+\R_{+}, puis sur R\R par parité.
Pièges
  • Oublier le domaine de dérivabilité :  \sqrt{\ } en 00, arcsin⁡\arcsin et arccos⁡\arccos en ±1\pm1, ∣ ∣\abs{\ } en 00.
  • Écrire arcsin⁡(sin⁡x)=x\arcsin(\sin x)=x ou arccos⁡(cos⁡x)=x\arccos(\cos x)=x sans condition sur xx.
  • Écrire ln⁡(ab)=ln⁡a+ln⁡b\ln(ab)=\ln a+\ln b sans savoir a>0a>0 et b>0b>0 ; confondre ln⁡(x2)=2ln⁡∣x∣\ln\left(x^{2}\right)=2\ln\abs{x} et 2ln⁡x2\ln x.
  • Utiliser xαx^{\alpha} pour x⩽0x\leq0 avec α∉Z\alpha\notin\Z ((−8)1/3(-8)^{1/3} n’a pas de sens ici) ; dériver uvu^{v} « comme une puissance » au lieu de passer par evln⁡u\e^{v\ln u} ; oublier le facteur u′u' dans une composée ; conclure « f′⩽0f'\leq0 sur DD donc ff décroissante » quand DD n’est pas un intervalle ; utiliser argsh⁡\operatorname{argsh}, argch⁡\operatorname{argch}, argth⁡\operatorname{argth} (hors programme) ; confondre th⁡\operatorname{th} et tan⁡\tan.

Exercices, contrôles et sujets

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Exercices de base

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Les bases : domaines, dérivées, variations, exponentielle, logarithme, arcsin⁡\arcsin, arccos⁡\arccos, arctan⁡\arctan, sh⁡\operatorname{sh}, ch⁡\operatorname{ch}, th⁡\operatorname{th}

12 exercicesniveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 2 hsans calculatrice

  1. Ensembles de définitionDifficulté 1 sur 3
  2. Parité, périodicité, domaine d’étudeDifficulté 1 sur 3
  3. Calculs de dérivéesDifficulté 1 sur 3
  4. Définition et dérivabilité : deux ensembles différentsDifficulté 2 sur 3
  5. Étude complète d’une fonctionDifficulté 2 sur 3
  6. Trois inégalités par étude de fonctionDifficulté 2 sur 3
  7. Équations et inéquationsDifficulté 1 sur 3
  8. Croissances comparéesDifficulté 1 sur 3
  9. Fonctions circulaires réciproquesDifficulté 2 sur 3
  10. L’identité arctan⁡x+arctan⁡1x\arctan x+\arctan\frac{1}{x}Difficulté 2 sur 3
  11. Fonctions hyperboliquesDifficulté 2 sur 3
  12. Fonctions à valeurs complexes, dérivées partiellesDifficulté 2 sur 3
2

Exercices d'application

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Application : études complètes, identités sur arctan⁡\arctan, équations hyperboliques, dérivées successives

10 exercicesniveau Difficulté 2 sur 3durée conseillée : 3 hsans calculatrice

  1. Étude de x↦ln⁡xxx\mapsto\frac{\ln x}{x} et comparaison de eπ\e^{\pi} et πe\pi^{\e}Difficulté 2 sur 3
  2. La formule d’addition de l’arctangenteDifficulté 2 sur 3
  3. Étude de x↦arcsin⁡2x1+x2x\mapsto\arcsin\frac{2x}{1+x^{2}}Difficulté 2 sur 3
  4. Formule d’addition hyperboliqueDifficulté 2 sur 3
  5. Équations ach⁡x+bsh⁡x=ca\operatorname{ch}x+b\operatorname{sh}x=cDifficulté 2 sur 3
  6. Un encadrement du logarithme et le nombre e\eDifficulté 2 sur 3
  7. Dérivée d’une fonction réciproqueDifficulté 2 sur 3
  8. Dérivées successives de t↦eatcos⁡(bt)t\mapsto\e^{at}\cos(bt)Difficulté 2 sur 3
  9. Là où la dérivabilité se casseDifficulté 2 sur 3
  10. Une fonction qui relie les deux famillesDifficulté 2 sur 3
3

Interrogation A

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 1 sur 3 à Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 1 sur 3
  2. Trois calculs7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Étude de x↦(1−x)exx\mapsto(1-x)\e^{x}8 ptsDifficulté 2 sur 3
4

Interrogation B

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Durée : 1 h — sans document ni calculatrice

3 exercicesnoté sur 20niveau Difficulté 2 sur 3la rédaction est évaluée

  1. Questions de cours5 ptsDifficulté 2 sur 3
  2. Trois calculs7 ptsDifficulté 2 sur 3
  3. Étude de x↦ln⁡(ch⁡x)−xx\mapsto\ln(\operatorname{ch}x)-x8 ptsDifficulté 2 sur 3
5

Approfondissement

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Télescopage d’arctangentes, xxx^{x}, caractérisation de l’exponentielle, encadrements fins, module constant

7 exercicesniveau Difficulté 3 sur 3durée conseillée : 4 hsans calculatrice

  1. Télescopage d’arctangentesDifficulté 3 sur 3
  2. Une fonction constante… par morceauxDifficulté 3 sur 3
  3. L’équation xy=yxx^{y}=y^{x}Difficulté 3 sur 3
  4. Réciproques hyperboliques (hors programme)Difficulté 3 sur 3
  5. Deux caractérisations de l’exponentielleDifficulté 3 sur 3
  6. Encadrements de plus en plus finsDifficulté 3 sur 3
  7. Fonctions complexes de module constantDifficulté 3 sur 3
6

DS type concours

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Autour de l’arctangente : la formule de Machin et le calcul de π\pi

durée : 4 hnoté sur 20quatre parties enchaînéescalculatrice interdite

7

Planche de colle

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Une question de cours et quatre exercices d’oral indépendants

4 exercicesniveaux Difficulté 1 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 2 sur 3, Difficulté 3 sur 3environ 20 min chacunsans calculatrice

  1. Une étude de fonctionDifficulté 1 sur 3
  2. Une simplificationDifficulté 2 sur 3
  3. Une équation hyperbolique et sa discussionDifficulté 2 sur 3
  4. La fonction x↦(1+1x)xx\mapsto\left(1+\frac{1}{x}\right)^{x}Difficulté 3 sur 3

Prépa · Mathématiques : les 26 chapitres

  1. Logique et raisonnement
  2. Ensembles et applications
  3. Sommes et produits
  4. Inégalités et trigonométrie
  5. Nombres complexes
  6. Fonctions usuelles
  7. Primitives et équations différentielles
  8. Nombres réels et suites numériques
  9. Limites et continuité
  10. Dérivabilité et convexité
  11. Arithmétique des entiers relatifs
  12. Structures algébriques usuelles
  13. Calcul matriciel
  14. Polynômes et fractions rationnelles
  15. Analyse asymptotique
  16. Espaces vectoriels
  17. Dimension et applications linéaires
  18. Matrices et applications linéaires
  19. Groupe symétrique
  20. Déterminants
  21. Intégration
  22. Dénombrement
  23. Probabilités
  24. Espaces préhilbertiens
  25. Séries et familles sommables
  26. Fonctions de deux variables